Mois : février 2018

Lettre à mes trois amours

(De la série d’articles « Capteur de rêve« )

Mes chers enfants de mon coeur, encore une fois, un nouveau 14 février et toujours dans notre nouvelle réalité de famille monoparentale depuis que vous êtes venus au monde.

Vous célébrez cette année loin de moi et moi loin de vous. Un autre changement dans notre vie. Le prix à payer pour vous voir une semaine sur deux.

Toutefois, ce qui n’a jamais changé, c’est l’amour infini que votre mère (ou maman-chef comme m’appelle mon petit Noah 😁) a pour vous.

Permettez-moi de revenir sur ces deux années qui ont chamboulé notre vie pour parler de notre combat d’amour.

Ces dernières années m’ont démontré avant tout que je suis une mère chanceuse d’avoir trois magnifiques enfants qui l’aiment et qui voient en elle une femme forte.

Durant les moments les plus douteux, les plus remplis d’incertitude, de peur, vous m’avez donné le push pour me remettre debout et devenir plus solide. Oui c’est vous.

Je me suis battue pour vous quand tout me poussait à lâcher prise et baisser les bras. J’ai puisé ma force de vous. Oui de vous.

Des fois, vous étiez la mère et moi l’enfant. Vous me preniez dans vos bras pour me consoler, vous me chuchotiez des mots dont l’effet était magique, guérisseur. Vous le faites encore. Vous entendre dire que je suis la meilleure maman au monde alors que je me sentais nulle, incompétente me remplit de bonheur et de fierté.

Vous aviez votre propre combat à mener, vous deviez apprendre à vivre avec une nouvelle réalité, entre les valises, entre deux maisons, perdus entre deux façons de faire, deux mentalités, deux personnalités.

Vous deviez gérer vos déceptions, vos blessures, votre peur et votre insécurité. Vous avez réussi à s’en sortir avec brio malgré tout.

Votre combat n’est pas terminé. Les blessures ne sont pas encore guéries mais ce n’est qu’une question de temps.

J’ai manqué à mon devoir envers vous des fois à cause de mon propre combat. J’ai été égoïste des fois d’avoir pensé à ma propre douleur plus qu’à la vôtre. J’ai essayé du mieux que je pouvais de jouer mon nouveau rôle de mère mais je n’ai pas été parfaite. J’ai aussi mes faiblesses, mes propres peurs et mes angoisses comme tout autre humain.

Sachez que votre mère est ce qu’elle est devenue grâce à vous.

Vous et moi formons une belle équipe, une famille, notre famille à nous.

Rien ne changera cette relation, rien ne diminuera cet amour que j’ai pour vous depuis le premier moment où je vous ai sentis bouger dans mon ventre.

Je suis fière de vous et je vous remercie d’avoir été aussi patients, résilients et ouverts au changement que nous avons tous vécu.

Je vous remercie de croire en moi et de me faire confiance.

Comme dirait Céline Dion, « je nous aime à l’étroit ». Je vous souhaite une bonne St-Valentin.

https://youtu.be/dZ8zU1gvWeQ

Le capteur de rêve

Je débute une série d’articles sur des sujets différents (amour, couple, célibat, famille, réflexions sur la vie…) que j’ai décidé d’intituler « Capteur de rêve ».

Selon les croyances autochtones, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d’envahir notre sommeil. Il agit tel qu’un filtre pour capter les songes envoyés par les esprits et garde les belles images de la nuit. Le capteur de rêve brûle les mauvaises visions lorsque les premières lumières du jour apparaissent.

Pourquoi « Capteur de rêve »?

C’est simple. Il est temps de passer au positif et de laisser tout ce qui est négatif et triste derrière moi. La saison des pluies ne peut durer toute une vie. Il est temps de regarder dans le bon côté, du côté où le soleil se lève et où ses premières lueurs brûlent mes peurs et mes angoisses.

Certainement, il y en aura encore car c’est ça la vie mais je ne resterai plus accrocher aux souvenirs douleureux du passé.

Je l’espère une série enrichissante et inspirante et si vous avez le goût d’y contribuer (en conservant vos droits d’auteur), faites-moi signe et ça me fera plaisir de vous publier sur mon blog.

J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous, une joyeuse fête de l’amour car l’Amour avec un grand A mérite d’être souligné mais aussi fêté à tous les jours.

« Vous êtes devenu, en un instant, le battement de mon Coeur. » Eric Reinhardt

https://youtu.be/71GlbSX_t60

Accepter la vie

À un moment donné, il faut cesser de voir que du négatif dans toute situation et de se lamenter sur son sort. Moi, la première, j’ai plongé, sans nécessairement le vouloir, dans une période de noirceur qui a grugé ma batterie et m’as mise à plat. Une période où je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et où je pensais sérieusement que j’étais vouée à la damnation éternelle. Que je n’allais plus jamais connaitre le bonheur ou simplement sourire à nouveau!

Ça n’a pas duré longtemps. Mon cœur de saumon s’est rebellé à nouveau pour me sortir de ce cercle vicieux capable de rendre fous. Comment pourrais-je accepter de vivre ainsi après s’être battue férocement pour retrouver ce que j’avais perdu au fil des années? Se résigner à ça, à cette étape? NON. Ça n’avait aucun bon sens!

Grâce à ma force intérieure et ma passion pour la vie, j’ai réussi à me remettre debout et à repartir à neuf sur de nouvelles bases établies par personne d’autre que moi. Mes lignes directrices à moi. Mes règles à moi. Mes conditions à moi.

Reprendre le contrôle de sa vie n’est pas une mince affaire. Au début, il y a toujours le risque de tout foirer et de s’enfarger dans les fleurs du tapis. D’échouer à trouver l’équilibre nécessaire sans perdre les pédales et la tête avec.

L’espoir d’une meilleure vie assure notre survie et nous protège de nous-même, de nos idées, de nos angoisses, de nos peurs. C’est ce qui nous aide à nous réveiller le matin et qui rend nos journées meilleures.

L’amour aussi, tout comme l’espoir, change notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nous pousse à offrir le meilleur de nous-même, à devenir une meilleure version de ce que nous sommes. L’amour au sens large du mot.

Mon amour pour mes enfants était la raison pour laquelle j’ai brisé l’emprise de ce cercle sombre sur ma propre vie et de poursuivre ma quête du bonheur. Je leur devais ce bonheur. En retour, leur amour m’a donné la force nécessaire à surmonter tout obstacle entravant ce processus.

Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, joyeuse et surtout en contrôle de tous les aspects de sa vie. Je suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Mais ce n’est pas fini. Il y a beaucoup de place encore pour l’amélioration.

« Je ne suis pas une femme heureuse, je suis joyeuse. Il y a une différence. Une femme heureuse n’a pas de soucis. Une femme joyeuse a des soucis, mais elle a appris à les gérer. » B.Sills

L’épanouissement et le cheminement personnels n’ont pas de date de fin sur un axe de temps. C’est continuel, jour après jour, défi après défi, jusqu’au dernier souffle. Avec l’âge et la maturité, les épreuves de la vie et les traits de caractère et personnalité, on apprend la résilience. On lâche prise et on choisit nos batailles.

Les personnes résilientes atteignent plus facilement leurs objectifs et sont capables de retrouver le bonheur plus rapidement. C’est la capacité de s’adapter aux grands changements de la vie et de les accepter en conservant une attitude positive.

Vivre des difficultés et des déceptions fait partie de la vie mais il faut aussi accepter et assumer de les vivre et de ressentir la douleur qui y est associée. Résister à cette douleur ne fait qu’aggraver la situation. Le deuil est une étape incontournable de la guérison émotionnelle. Exprimer ces émotions nous aide à évacuer cette charge qui pèse lourd à l’intérieur de notre être.

Revenons à l’amour. S’aimer avant tout est la pierre de base de toute relation. À partir de là, nous serons prêts à aimer convenablement une autre personne.

J’ai appris à m’aimer et être bien avec moi-même et dans ma peau. Ça n’arrive pas du jour au lendemain surtout si notre estime de soi et notre confiance en nous ont été ébranlés pour n’importe quelle raison.

Par contre, trouver LA personne qui nous mérite n’est pas toujours évident. J’ai vécu plusieurs déceptions à ce niveau et je ne suis plus prête à compromettre mon cœur encore une fois.

Je crois toujours à l’amour qu’il soit à un pas ou outre-mer et au-delà des frontières. L’amour me donne des ailes et des étoiles. Il me procure cette douceur réconfortante et ce sentiment d’être “at home”. La connexion spirituelle entre deux êtres est un fait réel, vrai et très puissant.

Ce parfait inconnu, au charme fou, de l’autre côté de l’océan est capable de vous faire vibrer à la puissance 220 plus que cette personne qui peut vous toucher sans qu’elle vous fasse battre des cils même. C’est la connexion dont je parle. C’est une sorte de communion des âmes. De l’amour désintéressé et inconditionnel.

Khalil Gibran s’est épris de l’écrivaine libanaise May Ziadeh pendant 19 ans de temps, sans même la voir et la toucher. Ils se sont écrits des lettres d’amour sur une base régulière. Ce n’était pas illusoire. C’était un VRAI amour qui a duré jusqu’à son dernier souffle. Un amour qui nous a légué un héritage littéraire d’une grande valeur.

Est-ce mon destin aussi? Est-ce pourquoi ça ne fonctionne avec personne? Le temps a la réponse à toute interrogation. Pour le moment, je respire cet air frais à pleins poumons et je rêve d’un inconnu qui m’aimerait un jour comme dans les contes de fées.

 » Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et la vivre avec passion. Perdre avec classe et vivre en osant… Parce que le monde appartient à celui qui ose. La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante …  » Charlie Chaplin

https://youtu.be/LHYoq44pmO4

Un amour mort né

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Peut-on parler d’amour si né du virtuel?
Ou encore après cette première rencontre un peu formelle?

Peut-on ressentir son cœur battre, après que nos deux mains se soient effleurées le temps d’un éclair?
Après un baiser déposé tendrement ds le cou, tout proche de la veine jugulaire?

Après le passage d’une main dans les cheveux?
Sinon un regard profond dans nos yeux?

Une première acollade, un premier frisson?
Nous voilà, les deux, qui décollons, vibrant au diapason!

Un murmure, un soupir?
Non, c’est son sourire désarmant qui essaie de m’affaiblir.

Le timbre de sa voix qui me galvanise,
Pour m’entrainer dans son monde qui, par sa douceur sensuelle, me grise.

Peut-on parler d’amour après tant de blessures?
Et permettre à notre cœur de s’ouvrir sans armures?

Et si ce doux moment s’éternise et s’étire,
Pour effacer le mirage immanent qui semble, au loin, se définir?

Mon cœur était prêt à t’offrir mille et une étincelles,
À faire flamber tes belles prunelles.

Mais ta chance, par peur, tu ne l’as pas saisie
Et le message, tu ne l’as pas malheureusement compris!

Là, est-ce que c’est vraiment fini?