Mois : mars 2018

En pause pour une période indéterminée!

Mon journal de gratitudes #4

Cela fait un mois que je fais cet exercice qui me permet de mettre sous les projecteurs tout ce qui est positif dans ma semaine et surtout de prendre le temps de dire merci pour ces moments.

La semaine n’a pas été facile. J’ai pogné une grosse grippe (d’homme! oui oui je sais maintenant c’est quoi!) qui m’a confinée dans le lit presque toute la semaine. J’ai manqué trois journées de travail et le pire, la semaine de relâche de mes amours a été scrappée. Je me suis sentie coupable qu’ils soient restés à l’intérieur mais je n’y pouvais rien. C’était ben plate pour eux!

De plus, mon moral a pas mal swingé et c’est probablement du au winter blues. Je suis due pour un changement de saison. Vivement le printemps!

Nous avons également changé l’heure au Québec, cette nuit même. Ce qui veut dire deux choses : je perds une heure de mes courtes nuits de sommeil! Mais je gagne une heure de clarté à la sortie du travail, à la fin de la journée, donc une fin d’après-midi plus longue. Bon, je vais devoir m’arranger pour me coucher plus tôt pour être en forme le matin.

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

  • Pour la semaine remplie d’amour avec mes flos. Ils ont été compréhensifs et présents pour moi sans chialage comme quoi ils veulent sortir. Je les adore. Ils me retournent en tonnes, l’amour que je leur donne. Comme Lilou (qui me manque vraiment beaucoup d’ailleurs) m’a dit, c’est la plus grande richesse!
  • Les bernaches sont de retour au Québec. Il y a deux jours, j’ai eu droit à un magnifique spectacle dans le ciel, au crépuscule. Il y avait tout plein de troupeaux survolant mon coin avec leurs cris annonçant leur retour. Un magnifique tableau naturel. Le printemps est à veille d’arriver. Ça m’a remplie de bonheur. C’était un peu comme retrouver un ami après une longue absence!
  • Hier en soirée, j’ai assisté au deuxième concert de mon amie d’enfance, Nelly. Elle a réussi encore une fois à me téléporter dans le passé et me faire vivre des émotions et beaucoup de nostalgie. J’ai pleuré, j’ai dansé, j’ai chanté, j’ai rêvé, j’ai ri, j’ai vécu son rêve rempli de jasmins….
  • Mon rêve de retourner au Népal et faire le base camp aux Himalayas est revenu me secouer de plus belle (j’ai l’intention de raconter ce rêve dans un billet à part). Donc mon objectif est set : automne 2019. Juste à y penser m’anime et me fait planer.
  • Encore une fois, un de mes billets a été publié sur le Huffington Post Québec, il s’agit de « Cet inconnu que j’attends. »
  • Pour tous les privilèges que la vie m’offre, pour toutes les belles personnes qui croisent mon chemin…

J’ai une pensée affectueuse pour une amie qui vit des moments difficiles. Je lance une prière dans l’univers à son égard et je lui envoie beaucoup d’amour et de paix dans son coeur.

L’inconnu que j’attends

Après chaque rupture ou déception, je me suis demandée si l’autre pensait un peu à moi, s’ennuyait juste un peu de moi. Si j’étais difficile à oublier. S’il me classait rapidement dans son archive de conquêtes amoureuses.

L’idée me hantait, voire me perturbait. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, chaque personne qui passe dans notre vie y laisse son empreinte. Il y laisse un peu de lui. On devient un “patchwork vivant” de toutes ces histoires terminées. Ou laissées sans point final, en suspens dans l’espoir qu’un jour, dans une autre vie, elles se transforment en une légende d’amour sans pareil.

Bon, j’exagère un peu là pour la légende.

À chaque fois, je souhaitais que ce soit la dernière. Qu’il soit celui que j’ai toujours attendu et voulu être en amour avec. Qu’il soit celui qui m’aimerait à la folie, qui crierait sur tous les toits que je suis la femme de sa vie. Qu’on puisse écrire ensemble notre nouvelle histoire et créer une vie à notre image.

J’ai tant espéré qu’il soit lui, mon partenaire, mon ami, mon complice, mon confident, mon Nord et mon point de repère. Qu’il tombe en amour avec mes défauts et mes imperfections. Que ma tête souvent dans les nuages l’amuse et le fasse sourire. Qu’il me rassure lorsque je suis prise de doute. Qu’il me réconforte quand la peur s’empare de moi. Et quand j’ai l’envie de m’enfuire, qu’il me prenne dans ses bras et me dise qu’il tient à moi. Qu’il veuille se battre pour que ça fonctionne et ne désespère pas lorsque je désespère. Qu’il ne perde pas confiance que ça peut fonctionner entre nous. Qu’il sache apprécier ma douceur, rire à mes blagues et se délecter de mes petites folies. Qu’il croie aux deuxièmes chances et au pardon. Qu’il accepte que je veuille être toute seule dans ma bulle des fois et qu’il m’attende, patiemment, à bras ouverts, que je revienne vers lui. Qu’on rie aux éclats, qu’on se chatouille, qu’on se colle tendremement.

J’avoue ne pas avoir aimé comme il faut, des fois, mais je n’ai pas été aimée non plus comme il le faut, d’autres fois. Le timing aussi a joué contre nous. La distance n’a pas été clémente non plus parfois. Mais j’ai toujours cru que ce qui nous est destiné finit par nous rejoindre. Ce n’est qu’une question de temps. Le timing pour que les astres s’alignent et que Vénus approuve le choix!

Je ne veux plus de ces mâles alpha qui veulent s’imposer et me faire sentir que je suis chanceuse d’avoir leur attention et affection. J’ai vécu avec un pendant 14 ans. Ce n’est plus ce que je veux pour le restant de ma vie. La douceur d’un homme, son affection, sa compréhension c’est dont je veux et j’ai besoin dans ma vie.

Un macho, c’est génial à 20 ans. Mais à 40 ans, c’est un homme mature, authentique, sûr de lui-même. Un homme qui dégage de la confiance et qui inspire la sécurité à ses côtés. Qui tombe encore et encore en amour avec moi. Qui me respecte et me considère comme un être humain à part entière. Simplement, un homme capable de douceur comme de fermeté et de solidité.

« Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants. » Laurence Tardieu

Voyager léger? Impossible!

Qui n’aimerait pas voyager léger? Qui n’aimerait pas laisser derrière lui ses vieilles valises remplies de vieux souvenirs, de toute son histoire pour repartir plus léger, plus libre et plus serein? Qui ne souhaiterait n’avoir rien à déclarer en arrivant à destination? Moi, en tout cas, je choisirais cette option SI j’avais le choix.

La réalité est différente. On ne peut pas nous départir de notre vieux stock comme on veut. Il est attaché à nous et nous suit comme notre ombre. Il devient notre identité s’il nous gâche la vie des fois.

Dans ma valise, la peur a trouvé sa place. La peur d’échouer pour la énième fois dans une nouvelle relation amoureuse. J’ai perdu d’ailleurs la recette du bon fonctionnement des relations. Je me demande souvent comment font ceux qui sont en couple pour y demeurer.

Ma mémoire, devenue sélective avec le temps, n’a pas conservé la vidéo de mes 14 ans de marriage. Même si j’essaie d’extraire ces données de mon inconscient, je suis incapable de me rappeler comment notre couple avait survécu à l’époque. On a eu de beaux moments quand même et ce n’était pas tout le temps noir…

On dirait que mon cerveau a subi un formatting intense et a radié tout ce qui est en rapport avec cette tranche de ma vie.

Probablement que cette fonctionalité de notre cerveau a été exprès conçue pour nous aider à passer à travers une peine d’amour survenue ou à cause d’une séparation. Sinon, nous n’aurons jamais assez de courage pour entamer une nouvelle histoire. On est heureusement des créatures qui oublient. C’est notre instinct de survie qui s’active pour nous garder en vie.

Malgré qu’on oublie des faits, notre cœur lui il n’oublie jamais ce qu’il a ressenti au moment où ça s’est passé. Il garde en mémoire le goût amer des peines d’amour et reste décoré de cicatrices.

Avec le temps, on développe une certaine appréhension vis-à-vis l’engagement émotionnel. La peur d’échouer à nouveau. La peur de ne pas être assez aimée. La peur d’être remplacée. La peur d’être plan B ou une béquille ou encore un pansement. Et simplement la peur du rejet.

À cause de cette peur, on prend la fuite au lieu de lui faire face. Notre peur du rejet devrait être tansformée en désirs d’être en lien avec l’autre. Notre peur de foirer devrait être notre désir de bien faire.

En même temps, il faudrait que l’autre nous soutienne s’il tient un peu à nous. Et non de tourner le dos. Tout le monde, désormais, cherche ce qui est facile, sans trouble. Une boîte à conserve ou un plat congelé à consommer en deux bouchées quoi. Personne ne pardonne tes “gaffes” ni te donne une deuxième chance de démontrer que ça pourrait fonctionner. Non, allez, Next!!!

Est-ce que mes déceptions vont s’emparer de moi? Non. Malgré tout ce que je peux ressentir envers quelqu’un, ma peine ne dure que le temps d’une nuit. Je tourne la page et je passe à autre chose. Next please….plus de temps à perdre.

Peut-être qu’il y a un peu d’orgueil là-dans mais surtout une façon de gérer ma douleur. Je me mets à off et j’appuie sur delete. Je ne m’auto-torture plus comme je l’ai fait souvent dans ma vie.

Perdre un petit quelque chose de nous après chaque séparation, peine, deuil est normal. On ne peut pas demeurer les mêmes.

Comme je l’ai dit souvent, nous portons en nous l’empreinte de chaque personne qui a fait passage dans notre vie, quelqu’il soit court son passage.

On oublie les mots échangés, mais on n’oublie jamais comment on s’est sentis avec lui. On le garde à jamais au fond de notre âme.

« On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d’une émotion, la douceur d’un geste, le son d’une voix tendre. »TAHAR BENJELLOUN