Auteur : Dina Daher

Une amoureuse éternelle, rêveuse dotée d'un brin d’humour, juste la dose nécessaire pour mettre du soleil dans la vie de ceux qui l'entourent et une battante qui vient de très loin! Une gitane de coeur et d'âme. Une douce folie avec une indomptable rage pour la vie. Ma profonde sensibilité est ma plus grande vulnérabilité. Bref, une fille qui n'a pas froid aux yeux, qui aime sans retenue et qui déteste l'hypocrisie et les injustices dans le monde. J’ai ZÉRO tolérance à la violence tout court! Dans chaque texte, vous découvrez un peu de moi, en toute transparence. J’ai navigué sur des vagues tout au long de ma vie en quête d’un port où je peux accoster, d’un hâvre de paix où je peux me reposer. Ce blog se veut un partage de vie et d’expériences, une place où je peux laisser libre cours à mes ressentis et à mes pensées. C’est mon psy pas cher! Je crois que les mots guérissent les maux....et des maux, j’en ai vécus et connus! Aujourd’hui, je suis un patchwork vivant. La somme de toutes ces années, de toutes ces expériences. Je suis ce puzzle en construction continue. Un morceau à la fois. Je vous invite à le découvrir, un texte à la fois. Bienvenus dans mon monde aux couleurs des couchers du soleil.

A tiny silver cloud

img_0978.jpg©️Photo crédit Dina D.

On a hot summer morning 
Up and above
A tiny silver cloud
Of a blue sky dreaming
Travelling alone and far
Higher and higher
Touching the untouchable
Smiling at the stars
A tiny silver cloud
An eternal dreamer
A passionate lover
Up and above
Alone he is 
Alone he’ll be 
He is born to be wild and free

Mon journal de gratitudes #17

« La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. » C’est avec cette belle citation de William Arthur Ward que je débute mon exercice hebdomadaire d’introspection et de reconnaissance en cette journée de canicule du 1er juillet. En plus d’être la fête nationale du Canada et aussi la journée du déménagement dans notre belle province, c’est une date qui a changé ma vie dans tous les sens du mot. Il y a deux ans, je quittais ma maison familiale pour partir à neuf, pour tout recommencer mais seule, en tant que mère célibataire de trois.

Après deux ans, et peu importe la ou les raisons qui m’ont poussée à prendre cette décision existentielle, je suis là, debout sur la terre ferme, forte, heureuse, épanouie…et super fatiguée. Le plus marquant dans ces deux ans, c’est la capacité que j’ai découverte en moi à m’adapter à toute nouvelle situation surgissante dans ma vie.

Je me rappelle encore de la femme brisée et vulnérable que j’ai été mais qui a fait confiance à la vie et à ses propres moyens pour se remettre debout sur ses deux pieds fragiles. Honnêtement, je ne peux pas dire d’où j’ai puisé ma force et comment j’ai fait pour me rendre là. Oui, c’était un jour à la fois, une étape à la fois, une blessure à guérir à la fois. Mes blessures ont guéri malgré les cicatrices laissées et que je porte fièrement comme des médaillons de réussite. Je ne ressens plus aucune douleur lorsque j’y pense. On dit que « le temps a souvent mis fin à des maux que la raison n’avait pu guérir« .

Au fil des jours, j’ai compris que je suis où je devais être. Que la vie m’offrait une nouvelle chance pour repartir à neuf et que je devais la saisir. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris le temps de me reconstruire et aujourd’hui, je suis cette nouvelle femme, heureuse et épanouie.

Prétendre que ça était facile c’est se mentir. Ce ne l’est toujours pas. Cependant, ce qui est primordial pour préserver son bonheur, c’est d’aborder la vie avec une belle attitude positive et de garder espoir. De la regarder en face et de lui dire : Aujourd’hui, je me choisis. Aujourd’hui, je choisis d’être heureux. Comme j’ai souvent mentionné dans mes billets, c’est aussi être capable de choisir ses batailles. De ne plus se battre pour des causes perdues.

Aujourd’hui, je célèbre deux ans d’indépendance, d’autonomie, de courage et d’épanouissement. Le travail n’est pas terminé et ne le sera pas dans cette vie.

Cheminer dans la résilience est mon choix. Remercier la vie de tout ce qu’elle m’offre est mon attitude.

Il est temps de revenir sur ma semaine afin de dire merci pour :

  • (Comme à chaque semaine) La santé, le toit qui nous abrite, le linge qui nous couvre, la nourriture sur notre table.
  • Les bonnes personnes qui croisent mon chemin au réel comme au virtuel. Chacune d’elle a quelque chose à m’offrir, un conseil à me donner, une main à me tendre. Je vous apprécie toutes et tous sans exception.
  • Maud, mon amie de l’autre côté de l’océan que je considère comme une soeur. Je te remercie de t’inquiéter pour moi. Contente qu’on ait repris notre exercice d’écriture.
  • La présence de mon trio d’amour dans ma vie. Malgré qu’ils peuvent être aussi tannants que de petits monstres et qu’ils foutent le bordel avant de partir, rien ne peut remplacer leurs cris, leurs rires, leurs chicanes, leur « tannantitude » lorsqu’ils partent pour une semaine.
  • La même serveuse au Tim du coin qui se rappelle de mon choix de café et me le prépare sans le lui demander. Même si je ne suis pas une grande fan de Tim, je reviens à cause du bon service.
  • Vos messages, commentaires et partages qui me vont droit au coeur.
  • Amélie, pour ton grand courage, ta résilience et ton combat. Ton témoignage est la preuve que rien ne peut nous arrêter. Quand on veut, on peut. Tu m’as profondément touchée cette semaine. Tu es un modèle de courage, girl!

Sur ce, je vous souhaite un bon début de semaine. Soyez heureux et reconnaissants.

L’amour au temps du numérique

Au cours de cette dernière décennie, la révolution technologique a laissé son empreinte sur notre vie au grand complet et les relations amoureuses n’ont pas été épargnées non plus. La dynamique entre les différentes personnes a changé. Je ne peux pas dire, par contre, que c’est changé vers le meilleur.

Étant moi-même de la génération de la radio cassette, du walkman, des jeux dans la rue avec les enfants du voisinage, des lettres d’amour secrètes écrites à la main à l’insu de maman ou du prof., j’ai de la misère à concevoir les relations amoureuses réduites à un magasinage en ligne. On défile les profiles sur nos applications mobile comme on feuillette un catalogue Sears ou un circulaire Walmart afin de trouver l’homme ou la femme « parfaite ». On établit des critères presque impossible à atteindre en oubliant le détail le plus important : on est scruté à notre tour….et on n’est pas parfait!

On accumule des rencontres, et par la bande, des déceptions. Ce qui est entre les oreilles n’est plus un critère important. Au contraire. Plus la personne est du style intellecto, moins ses chances de « pogner ». Après tout, qui a besoin d’une femme (ou d’homme) qui parle de politique, d’histoire, de culture, de plantes, de musique, sur un site de rencontres? Il faut qu’elle soit belle, sexy, grande, fine et « willing« . Excusez-moi le terme mais je ne vous conte pas de menteries! J’ai été moi-même une consommatrice de sites de rencontres et j’ai décidé d’abandonner l’idée la plus stupide que j’ai pu avoir de ma vie. En fait, tout dépend de ce qu’on cherche. Si le but est de s’amuser et d’avoir des plans B, C…et Q, c’est le bon endroit pour ça. Si le but est de rencontrer l’amour de sa vie et bâtir une relation sérieuse à long terme, c’est plutôt rare. Bonne chance. Je n’ai pas dit que ça n’arrive pas. La perle rare existe n’importe où et n’importe quand. Il suffit d’arriver à la dénicher. Personnellement, je n’ai pas trouvé mon compte là. Je ne réponds pas aux critères. Je suis du genre à trop « philosopher »!!!

Par contre, un fait important à souligner afin d’être juste et objective (ouais quand même!), j’ai pu construire de belles amitiés qui durent depuis des mois. De belles personnes avec qui j’ai des affinités et des discussions philosophiques qui m’apportent un plus à ma vie. Ces relations sont bien restées à l’étape de l’amitié et ça me convient parfaitement. Une d’elles se démarque par un « quelque chose » de plus. Je ne peux dire c’est quoi à l’instant car je ne le sais pas. Je vais laisser le temps (et les circonstances de la vie) me le dire!

Beaucoup de ces habitués des relations numériques ne prennent pas le temps de découvrir les personnes qu’ils croisent. Après le premier échange, ils veulent te rencontrer. Si tu refuses car tu juges que c’est encore tôt de passer à cette étape, on te « flush« . Oui oui aussi simple que ça. C’est le petit piton « DELETE » sur le clavier qui décidera de ton « destin ». Allez NEXT. La personne disparait du jour au lendemain d’où le mot « ghosting« . D’ailleurs, c’est facile à le faire, la personne est cachée derrière son écran. Après tout, on est juste un nombre. Un nickname.

On te choisit selon ta photo. Même si tu écris une épopée sur toi-même dans ta fiche de présentation, personne ne prend le temps de la lire. On se fiche de ce que tu es, de ce que tu aimes, de ce que tu cherches, de ce que tu veux. Le body language et les émotions n’y sont pas. Ta photo « photoshopée » te fera passer le test de la pré-séléction ou pas. Si par malheur, cette journée où tu as pris la photo, tu as mal dormi et/ou c’est ta journée « bad hair day« , tu es foutu. Tu seras condamné à l’oubli éternel! Au pire, tu seras abordé par un autre être condamné tout comme toi…

L’amour au temps du numérique, c’est un amour de consommation rapide et non durable. Il sert à satisfaire tes besoins urgents. On veut te faire l’amour en ligne. On t’envoie des sextos et on te le dit clairement que c’est important pour savoir si la maudite « chimie » est là. De quelle chimie parle-t-on si tu n’as jamais vu la personne en vrai?

Il est du genre « périssable » avec une date d’expiration de quelques semaines tout au plus. Il ne te permet pas de rêver. Il ne te donne pas la chance de goûter à la félicité. Tu n’auras pas le temps de toute façon!

Je crois encore à l’amour galant. L’amour du temps de nos parents et de leurs parents. Pour moi, c’est l’amour au temps des chevaliers, des ladies et des gentlemen que je veux. Point, c’est tout!

Mon journal de gratitudes #16

J’enchaine avec mon journal de gratitudes qui est une introspection ainsi qu’un moment de reconnaissance envers la vie pour tous les petits cadeaux qu’elle me fait au quotidien. Ma vie n’est pas parfaite. Loin de l’être. Elle n’est pas facile non plus. J’ai mes combats à livrer comme chacun d’entre nous.

Certains jours, je réussis à atteindre mes objectifs et à être heureuse. D’autres jours, je réussis à peine à y survivre. Se mettre de la pression sur les épaules ne sert à rien d’autre que de se rendre malade et malheureux. Les personnes réagissent différemment à toute sorte de situations. L’important c’est d’établir ses priorités et d’agir en conséquence.

En fait, l’important c’est d’être bien et heureux. C’est mon objectif principal de chaque jour. J’ai appris à tirer du positif de toute situation mais sans exagération. Je connais mes limites, je suis réaliste et terre à terre. Je ne me prends pas la tête non plus avec les complications de la vie. Dans mon cheminement, une chose que j’ai apprise également c’est de choisir mes batailles. Ça m’évite de me mettre les pieds dans un plat qui ne m’appartient pas. Qui n’ajoute rien de constructif à ma vie. Je préserve mon énérgie pour ce qui est plus important, ma famille en premier lieu et pour moi-même et mon bien-être. Par contre, je n’agis pas avec égoïsme. Je prends toujours en considération l’impact sur mon entourage.

Le simple fait d’être reconnaissant est une ouverture spirituelle vis-à-vis l’univers. Nous agissons en tant que relais de transmission de cette énérgie qu’on veut lui donner. En retour, nous recevons plus de cadeaux, plus de moments de satisfaction qui remplissent notre coeur de petits bonheurs. Nous rentrons dans un cycle d’énérgie positive et d’Amour avec un grand A, ce qui nous rend heureux et davantage reconnaissants.

Il est temps de remercier la vie pour:

  • Les moments de bonheur avec mes enfants. L’école qui vient de finir et finalement le début des vacances. Ma Layane vient de finir une importante étape et passe à une autre. Elle débute le secondaire. Mon Ti-loup s’en va en première année de primaire qui est le début d’un long parcours scolaire. Et ma Zoya qui s’approche de plus en plus du cégep.
  • Le fun qu’on a eu au bal des finissants de Layane.
  • Les anecdotes que mon gars me sort à chaque jour et qui mettent du soleil dans mes jours.
  • Chacune des personnes qui contribue à sa façon à m’apporter un plus dans ma vie, que ce soit par un simple échange virtuel ou réel.
  • Toute personne qui aide à rendre ma journée au travail plaisante et facile.
  • Le recul dont je suis capable de faire et qui m’évite des déceptions. Je ne prends plus personnellement le comportement de certains. Les gens agissent de comment ils sont et ça je ne peux pas contrôler, donc ça ne doit pas me toucher. J’offrai beaucoup de moi-même sans attendre de retour. Mais j’apprécie quand même une attention envers moi lorsque j’en ai besoin. Désormais, je choisis où je mettrai une portion de mon coeur et une partie de moi-même. Est-ce de l’égoïsme? Non. Je veux me protéger davantage.
  • Mon ami Yves qui est toujours à l’écoute et qui ne s’empêche de me rassurer dans certains moments de doute et de me donner de bons conseils.
  • Ma vie dans cette belle province qui ne cesse de m’émerveiller et de m’offrir le meilleur.

Aujourd’hui, le 25 juin, c’est la St-Jean au Québec, la fête nationale de notre beau coin de monde. Je souhaite une bonne fête à tous les Québécois et Québécoises et toute personne portant le Québec dans son coeur!

Sur ce, je vous souhaite à vous tous une belle dernière semaine de juin.