Auteur : Dina Daher

Une amoureuse éternelle, rêveuse dotée d'un brin d’humour, juste la dose nécessaire pour mettre du soleil dans la vie de ceux qui l'entourent et une battante qui vient de très loin! Une gitane de coeur et d'âme. Une douce folie avec une indomptable rage pour la vie. Ma profonde sensibilité est ma plus grande vulnérabilité. Bref, une fille qui n'a pas froid aux yeux, qui aime sans retenue et qui déteste l'hypocrisie et les injustices dans le monde. J’ai ZÉRO tolérance à la violence tout court! Dans chaque texte, vous découvrez un peu de moi, en toute transparence. J’ai navigué sur des vagues tout au long de ma vie en quête d’un port où je peux accoster, d’un hâvre de paix où je peux me reposer. Ce blog se veut un partage de vie et d’expériences, une place où je peux laisser libre cours à mes ressentis et à mes pensées. C’est mon psy pas cher! Je crois que les mots guérissent les maux....et des maux, j’en ai vécus et connus! Aujourd’hui, je suis un patchwork vivant. La somme de toutes ces années, de toutes ces expériences. Je suis ce puzzle en construction continue. Un morceau à la fois. Je vous invite à le découvrir, un texte à la fois. Bienvenus dans mon monde aux couleurs des couchers du soleil.

Mon Coeur de Saumon a un an

Il y a un an, je ne savais pas trop encore dans quoi je m’embarquais. Je me posais mille et une questions si j’allais réussir à écrire d’une façon régulière et constante. Si j’allais trouver des sujets, des idées, des mots. Si j’allais être lue. Si j’allais surtout garder l’enthousiasme des débuts.

Créér un blog est facile. En deux clics, il est mis en ligne et prêt à être garni de textes et de billets. Le plus dur c’est de l’entretenir et de continuer à l’alimenter afin de maintenir l’intérêt des lecteurs et surtout des autres blogueurs pour qu’ils poursuivent à lire et à interagir avec les textes.

Lorsque j’ai décidé de me jeter à l’eau, je n’avais aucun plan, aucune vision. Je voulais simplement traduire mes ressentis par des mots. J’avais ce besoin profond de creuser dans mon âme afin de faire jaillir tout ce qui m’étouffait, ce qui m’empêchait de respirer. De me libérer et de libérer ces mots restés coincés dans ma gorge pendant longtemps. On dit (et je l’ai souvent répété) que les mots guérissent les maux. Écrire a guéri beaucoup de mes maux. Écrire m’a redonné ma liberté. La liberté d’être moi-même à nouveau. La Liberté de m’accepter comme je suis avec toutes mes imperfections, de m’aimer et d’être fière de moi-même.

Avec chaque nouveau texte, je retrouvais un morceau de moi que je recollais aux autres. Un texte à la fois. Un an plus tard, j’ai retrouvé tous mes morceaux perdus. Aujourd’hui, je suis complète plus que jamais. Ce blog m’a permis de me réapproprier ma voix. De faire souvent des introspections, de sonder mon coeur, d’être simplement reconnaissante d’être en vie et moi-même.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est une tranche de vie. Une vie que j’ai recréée à ma façon. Ce blog m’a vue vibrer, pleurer, rire, rêver, se défouler, rager, aimer, oublier, décevoir et se décevoir.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est moi. Tout moi. sans filtre, passionnée, intense, vraie, sensible, imparfaite. C’est mon reflet. Et il est à mon image. Il me suit dans tous mes états d’âme.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est un moyen de communication qui m’a permis de tisser des liens avec d’autres blogueuses et blogueurs de partout dans le monde. Une fenêtre qui s’est ouverte sur de nouveaux horizons, sur de nouvelles amitiés, sur la vie des personnes qui vivent ou ont vécu des expériences similaires aux miennes ou non.

En un an, j’ai grandi et cheminé. J’ai appris à ne plus attendre demain, ni vendredi, ni l’été et ni les vacances. J’ai assumé que sortir des sentiers battus est correct. J’ai compris que vivre le moment présent enlève beaucoup d’inquiétude et d’angoisse. J’ai pratiqué le lâcher-prise et j’ai…lâché prise sur tout ce que je ne peux pas contrôler. Enfin de compte, c’est un acte de confiance en la vie. Ai-je réussi? À 85% du temps, OUI.

Mon coeur de Saumon a eu un an hier et j’en suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Je vous remercie de me lire et de croire en mon talent en écriture, d’échanger avec moi sur les différents sujets et de me partager également une tranche de votre vie.

« Tout ce qui est écrit continue de vivre; tout ce qui n’est que parler meurt! » Citation orientale

Les choix qu’on fait

On me demande souvent si je regrette mon choix d’être partie, si j’aurais dû rester, continuer à jouer mon rôle d’épouse heureuse et prétendre qu’on est la famille parfaite que beaucoup de notre entourage jalousait. Je répondais pratiquement et systématiquement tout le temps par un NON sûr. À vrai dire, je le regrette. J’aurais dû le faire plutôt.

Je me suis battue pour une cause perdue d’avance et j’ai fini par lâcher prise. En fin de compte, c’était déjà fini depuis quelques années. On ne peut pas réssusciter un mort. Mais, on restait pour sauver les meubles. Parce qu’on a honte de dire qu’on a échoué. Et parce qu’une rupture coûte cher. Surtout, on reste pour les enfants. C’est cliché, non?

On s’habitue à vivre « à peu près ». Après tout, c’est notre zone de confort pas trop confortable. Mais au moins, on sait à quoi s’attendre à chaque matin. Il n’y a rien de nébuleux ou d’ambigu. Attendre trop longtemps empire la situation et envenime la vie de toute la famille. Attendre trop longtemps appronfondit les blessures et fait en sorte que la récupération après devienne plus difficile, plus longue aussi.

Je ne dis pas qu’il faut baisser les bras facilement. Qu’il faut plier bagage au moindre désaccord. Qu’il ne faut pas se battre pour sauver son couple et par la bande sa famille.

Quand tu décides de partager la vie d’une autre personne, tu ne penses pas qu’un jour, peut-être, il y aura une fin. Tu t’investis et tu te permets de rêver au coucher du soleil qu’on va observer, main dans la main, sur la terrasse de la maison familiale où les cris joyeux des petits-enfants résonneront dans ses recoins. On aimerait vieillir ensemble et se soutenir dans les adversités et les bobos de la vieillesse. Qui ne pense pas à ça? Qui ne le souhaite pas?

Est-ce qu’on choisit exprès de ne plus s’aimer et de partir? De briser la famille? Non. Quand l’amour s’évapore et le bonheur se transforme en illusion, tout s’effondre. On vit en parallèle. On continue à avancer mais sans se rejoindre. En géométrie, les parallèles ne se rencontrent jamais. C’est le cas de pas mal de couples de nos jours. C’est malheureux. Mais c’est une réalité. La plupart des camarades de classe de mon gars ont « deux maisons ». C’est révélateur.

On s’oublie et on oublie l’autre à cause de nos responsabilités au quotidien. Comme toute autre chose, il faut entretenir son couple pour qu’il continue à l’être. Il se nourrit de chaque effort entrepris à son égard. Et lorsqu’on le tasse de côté, il se fâne, faiblit et finit par ne plus exister.

L’amour, c’est la base. Et la base doit être entretenue régulièrement pour continuer à supporter la charpente. Par contre, il faut que les deux partenaires de vie le veuillent et le désirent. Si l’un des deux décide de débarquer, plus rien à faire. Personne ne peut être forcé de rester et d’essayer.

Ce n’était pas aussi simple comme choix. Je l’ai fait et je ne le regrette pas. Comme je l’ai mentionné plus haut, mon regret c’est d’avoir attendu longtemps en espérant qu’un miracle nous tombe dessus. Ce n’est pas arrivé. À la place, nos coeurs ont dérivé, nos chemins ont divergé.

Aujourd’hui, je suis une femme heureuse. Épanouie. Libérée. J’ai reconstitué une famille avec mes trois enfants. Il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres. Comme dans n’importe quelle autre famille. Mais nous avons réussi grâce à notre résilience et à notre joie de vivre innée. J’aimerais être en couple, un jour. Ré-avoir la maison familiale dont je rêve. Mais je ne forcerai pas les choses. Ça arrivera quand ça arrivera. Entre temps, je savoure ma nouvelle vie. Je suis bien et comblée. Je m’épanouis au fil des jours. Je dis non à ce que je ne veux plus. Et je reçois à bras ouverts ce que je veux. Être bien avec soi est la première condition pour être bien avec une autre personne. Je ne prends plus rien pour acquis. Je suis consciente que le bonheur est fragile. Donc je vis à fond les petits moments de bonheur que la vie m’offre en cadeau.

C’est le choix que j’ai fait : me choisir. J’ai choisi aussi d’être heureuse en adoptant une attitude de gratitude. C’est reconnu que les personnes reconnaissantes sont des personnes plus heureuses.

« Quand je suis inquiet et que je n’arrive pas à dormir, je compte mes bénédictions au lieu de compter les moutons, et je m’endors en comptant mes bénédictions. » Irvin Berlin

https://youtu.be/n43T56Z01Mk

Mon journal de gratitudes #13

Malgré le syndrôme de la page blanche dont je souffre depuis quelque temps, j’enchaine avec mon journal de gratitudes qui est une station importante pour moi à tous les dimanches.

Il y a toujours de quoi être reconnaissant et ce quelque soit les circonstances qu’on vit pendant la semaine. Dans mon cas, j’ai de la fatigue accumulée. Je suis toujours dans la course contre le temps. Toujours en décalage horaire que je n’arrive pas à rattraper. J’aimerais pouvoir le mettre en pause question de me synchroniser avec. De remettre mes « pendules » à l’heure tant qu’à faire.

Mon cycle de sommeil me fait des caprices donc ça n’aide pas beaucoup ma cause. Sinon, le coeur et le moral vont bien. Le coeur en paix. Le moral haut comme toujours malgré tout.

La semaine finit sur une belle note : Un jour particulier sous le signe de l’amour. La fête des mères. Je profite pour souhaiter bonne fête à toutes les femmes qui sont profondément mères dans leur corps, dans leur coeur et dans leur âme. À celles qui rêvent de le devenir malgré que la nature fait des siens. À celles qui attendent leur premier enfant pour le vivre. À celles qui ont perdu un enfant. À ceux qui ont perdu leur mère. À toutes les mères d’ici et de l’au-delà!

Aujourd’hui, je dis merci à la vie pour :

  • La merveilleuse mère que j’ai. Son amour inconditionnel, sa gentillesse, sa générosité, son intelligence et son soutien continuel. Elle est le modèle de la femme affranchie, cultivée, éduquée avec beaucoup de belles valeurs. C’est le modèle que j’ai eu dans ma vie. Je te souhaite une magnifique fête des mères, maman et merci pour tout ce que tu as fait et continues à faire pour nous tous. Je t’aime!
  • Mes enfants qui grâce à eux, j’ai goûté aux joies de la maternité. Je suis chanceuse de les avoir et d’être leur maman. Ils m’apprennent sur la vie et sur le don de soi au quotidien. Ils embellissent ma vie simplement.
  • Les nouvelles que j’ai eues pour mon poste au travail. Il y a moins d’un an, j’ai quitté un poste permanent pour aller sur un poste offrant un contrat d’un an. J’ai pris un risque mais je devais le faire. Je n’étais plus heureuse et il n’y avait aucune opportunité d’avancement de carrière. L’ambiance de travail était aussi devenue malsaine. Bref, j’avais besoin de ce changement majeur dans ma vie. J’ai fait le saut dans le vide (moi qui suis devenue experte en la matière hihihi). J’ai fait aussi confiance à la vie (et aux personnes). Lundi, j’ai reçu la confirmation officielle de nomination sur le poste. Bye bye les contrats. Je suis soulagée et heureuse. Une fois de plus, ma petite voix m’a bien guidée et la vie m’a gâtée.
  • Le road trip avec mes enfants hier. Nous sommes allés à la découverte du pays de mon conteur préféré, le magicien des mots, Fred Pellerin. Le village « des lutins et des paparmanes ». Nous avons eu pour notre argent. Saint-Elie-de-Caxton est un beau petit village dans la Mauricie et ses habitants sont des gens accueillants et joyeux. J’ai eu la chance de jaser avec plusieurs lors de notre promenade à pieds. La boulangère du village est particulièrement gentille et enjouée. le pain était délicieux. Elle m’a souhaité de déménager dans son village. Bref, j’ai adoré la visite.
  • Tout ce que j’ai. Toutes les bonnes personnes qui croisent mon chemin et m’offrent une partie de leur coeur et restent dans ma vie. Toutes celles qui choisissent de poursuivre leur chemin sans moi, c’est sûrement pour mon bien.
  • La journée qui s’annonce belle et ensoleillée.
  • La joie de vivre qui emplit mon coeur depuis quelques mois.
  • L’échange avec vous (même si je suis moins présente depuis une semaine. Je serai de retour sous peu pour vous lire et commenter vos textes).
    Sur ce, je vous souhaite un beau dimanche ainsi qu’une belle semaine. Soyez heureux et surtout reconnaissants pour tout ce que la vie vous a offert.

https://youtu.be/EERo-XxSX5s

Mon fils…

Inspirée de la belle rencontre avec mon garçon de 5 ans à l’épicerie, pendant sa semaine avec son père, voici ce que j’ai composé ce soir :

“L’echo de sa voix je l’ai ressentie
Avec mon instinct maternel averti
Avant même qu’il ne m’appelle
J’ai entendu ses consonnes et ses voyelles.
Maman, il a juste crié
Et tout mon être il a chamboulé.
En 5 jours, il a grandi et embelli,
Mais son sourire enfantin toujours si doux, si joli!
Avec ses petits bras, il m’a serrée,
Contre mon cœur, je voulais le garder.
La vie nous met souvent à l’épreuve,
Et de fausses promesses, nous abreuvent.
Rester fort est le seul choix,
Même si on veut baisser les bras, des fois.
L’amour finit par triompher,
Et pour ses “zamours”, on est prêts à tout recommencer…
Oublier, pardonner et effacer,
Pour les voir heureux et satisfaits.
Ce soir, mon cœur de maman s’ennuie,
Mais le bonheur des retrouvailles me réjouit.
Mes enfants sont ma vraie joie
Et pour moi, c’est ma religion, même ma foi!”