Catégorie : Expérience personnelle

Écrire pour ranger le bordel

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L’envie d’écrire m’attrape à chaque soir, aussitôt que mon corps m’envoie le signal qu’il est temps de me diriger tranquilement vers le lit.

La journée étant dans le corps, je ressens un besoin urgent de ranger ce bordel mental avant de me livrer aux bras de Morphée.
Et c’est l’écriture qui m’aide à faire ce ménage des idées.

De plus, écrire m’aide à retrouver mon calme et ma zénitude lorsqu’un orage émotionnel fait rage à l’intérieur de mon être.

Ça canalise mes émotions en les nommant pour me débarasser après de leur effet négatif sur moi.

Écrire c’est mon outil d’expression. Plus que ça! C’est mon moyen de communication avec le monde extérieur qui m’entoure.
C’est une invitation à rentrer dans ma bulle sans m’envahir.
C’est ma façon d’échanger, d’apprendre, de partager, de grandir et de cheminer.
Et c’est moins cher qu’un psy!

Lorsque j’écris, je plonge dans un monde parallèle dépourvu de pollution auditive et de nuisance de toute sorte. Je décroche de mon entourage et je m’oublie litérallement dans le monde magique du mot. J’entre en transe, c’est pourquoi je dois établir des balises toujours et ce, avant de commencer, pour pouvoir mettre mon point final et revenir à la réalité.

Mon retour se fait dans le calme absolu, le calme après le passage de la tempête.
Sauf que cette tempête ne provoque pas de dégât.

Au contraire!

Elle me fait tanguer sur mes vagues internes pour me ramener aussitôt sur la terre ferme, en me laissant dans un état de bien-être paisible.

Quelque soit le tourbillon qui tramait en moi, et après avoir accouché de mon texte, une sensation délicieuse m’envahit. On y devient accro!
Ça devient une nécessité avant de fermer les yeux.
Un ménage dans tous les sens du mot!

“Ecrire, c’est comme être amoureux, on est nouveau, libre – et porté par un désir formidable.” Francis Dannemark

Former plus intelligemment un couple

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On est des êtres faits compliqués. C’est une indéniable réalité qu’il faut considérer dans tout rapport inter-humain. Notamment, dans les relations de couple.

Un couple, selon la définition du Larousse, est « Deux personnes animées d’un même sentiment, d’une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent. ». Donc, à priori, pour qu’un couple se forme, il faut qu’il y ait un minimum requis.

Ça peut débuter par une simple attirance physique, par des intérêts communs envers une activité, un sport ou autre, comme ça peut être le fruit d’un sentiment assez fort liant les deux personnes en question.

Dans un monde idéal, et quelque soit la raison pour laquelle on se met en couple , il faut qu’il y ait une volonté commune d’embarquer dans cette nouvelle expérience.
Aussi, de bonnes intentions de progresser en parallèle sentimentalement.
Et finalement, une conviction qu’il faut s’investir sincèrement de tout son être pour que son couple réussisse et s’épanouisse.

Maintenant, dans la vraie vie, ça se passe différemment. La constitution psychologique, émotionnelle et intellectuelle est différente d’une personne à l’autre ce qui a un impact sur la perception des choses et la compréhension du fonctionnement du couple. Il ne faut surtout pas faire abstraction des expériences de vie et de l’historique des personnes.

On est le fruit de tout ce qu’on a vécu, ressenti, expérimenté depuis notre naissance. On est fait de toutes nos déceptions, nos joies, nos réussites, nos échecs. De ce qui nous a fait pleurer et rire.
Du modèle de vie auquel on a été exposé dans notre tendre jeunesse et plus tard dans notre adolescence. De comment notre personnalité a été forgée au cours de notre vie.

On arrive à développer une certaine intelligence que nous nouons avec la vie. Et cette intelligence (émotionnelle) nous permet d’avancer dans nos relations avec le monde autour de nous.

Ceci dit, on arrive avec notre bagage dans ce projet de couple et il faut dealer avec. Idéalement, il faut évoluer sur la même cadence pour ne pas se perdre de vue.
Mais ce n’est presque jamais le cas pour toutes les raisons citées plus haut. Donc, il faut respectivement respecter le rythme du partenaire et favoriser en tout temps une ambiance saine pour la communication.
C’est la clé! On ne cesse de lire partout et avec raison que la communication est la clé de la réussite.

C’est en se parlant qu’on se comprenne. Qu’on règle les petits bobos du couple. Qu’on fasse savoir à l’autre qu’on est là pour lui tendre la main dans ce parcours. Pour l’aider avec douceur à avancer pour nous atteindre ou au contraire pour ralentir afin qu’on parvienne à se rejoindre.

Ça prend également de la patience et de la confiance. Lorsqu’on sait pertinemment que l’autre veut s’investir (et le fait) mais qu’il ne progresse pas émotionnellement à la même vitesse que nous, notre cœur serait en paix et ça calme nos insécurités.
Il suffit d’un peu de patience pour attendre le moment où son cœur sera prêt à s’ouvrir sans peur et sans doute. Et chose est certaine, la patience paie toujours.

La confiance est de la même importance que la patience et la communication parce qu’elle calme les âmes insécures des deux personnes. L’une saura qu’elle sera attendue pour s’ouvrir et l’autre que ce n’est qu’une question de temps avant que ça arrivera et il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

Tout est dans les débuts parce que c’est la pierre de base de la relation. Il ne faut surtout pas avoir peur de s’engager à la première entrave rencontrée. Il va y avoir beaucoup. On ne peut pas se le cacher.

Cependant, lorsque nous avons toutes les bonnes intentions du monde et que nous tenons l’un à l’autre, on devient une équipe, des alliés prêts à faire face aux obstacles dans le but de construire un couple solide où chacun trouve son compte. En étant une équipe soudée, on veille l’un sur l’autre et on lui permet de s’épanouir et d’être lui-même. Encore plus, on l’aide à devenir une meilleure version de lui-même!

« Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même. »
Jiddu Krishnamurti

La vie ainsi que mes expériences personnelles et l’échec d’une relation de 14 ans avec le père de mes enfants m’ont appris qu’il faut choisir ses batailles. Des fois, se battre ne sert à rien. Ça absorbe toute l’énérgie qui peut servir à d’autres batailles plus pertinentes d’être, ailleurs.

Avec le temps, on devient capable de faire la part des choses et de savoir si ça vaut la peine de s’investir ou non. Si le potentiel dans la relation est omniprésent ou non.
À partir de là, on choisit de s’engager ou pas. C’est ainsi qu’on s’évite une déception amoureuse qui peut laisser un goût amer au fond de la gorge et une carapace impénétrable autour de notre petit cœur.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Article apparu sur le site de Huffpost Québec :

http://quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/comment-former-un-couple-plus-intelligemment_a_23339462/

L’echo des souvenirs – Prise 2

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Les fêtes sont finies ainsi que ma première journée de travail après les vacances de fin d’année. Une vague de froid arctique a frappé fort comme pour ajouter une couche à ma petite déprime de post-fêtes.

En route vers la maison, “Perfect” de Ed Sheran joua soudain sur un poste FM. Le cœur me leva. Le “nous” me manquait terriblement!

Je pensais à tous ces moments où nos deux familles se réunissaient autour de la table quelques soirs pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires des enfants s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée.

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans une ambiance saine, remplie d’amour et d’affection. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on aurait pu être ensemble. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi. Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement ce soir.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. C’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner fouiller dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me rendit nostalgique encore et encore. J’entendis à nouveau l’écho des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de la soupe que tu avais fièrement préparé pour me prouver tes talents de cuistot.

Un feu brûlait dans la cheminée. Encore ce soir, on faisait griller des marrons en jasant de nos rêves les plus fous. Tu frôlais légèrement de tes lèvres mon front et ça me faisait tressaillir de bonheur.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient là sur ma table basse. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur. C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à toi. Tsé, j’aurais passé une vie entière à savourer ces moments. À m’engourdir de la chaleur de ton corps collé au mien. J’aurais aimé que tu m’aimes d’un amour qui ne laisse aucune trace de doute dans mon cœur.

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec celui qui passionne notre cœur!

Bref, dans quelques minutes, j’arriverai chez moi. Ce sera froid, ce sera vide. Je serai seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin, encore dans le coin de mon petit salon, me tiendra sûrement compagnie, ce soir et jusqu’à nouvel ordre…

Probablement que j’écouterais en boucle ‘Ton désir’de Lara Fabian. Je commence à être trop prévisible, c’est ce que tu m’avais dit un jour, n’est-ce pas?

J’aurais voulu que tu sois là. Qu’on puisse reconstituer une nouvelle famille à notre image. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison à nous.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux. Tes yeux scintillant de désir…

« On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres , eux-même souvent l’ignorent, et le découvrent en se perdant. » Olivier Adam

La magie de Noël

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On est à un dodo de la veille de Noël et la magie de cette merveilleuse période se fait ressentir partout. Même au bureau.

On dirait que tout le monde est atteint du syndrôme « temps des fêtes » dont les symptômes sont la bonne humeur, l’excitation, les yeux brillants, l’échange frénétique de souhaits…
Même les personnes moins enclines à être sociables en temps normal le deviennent maintenant.

Personnellement, je trouve cela génial!!!
Que les canaux de communication soient ainsi ouverts et que l’ambiance soit propice pour apprendre à connaître ces personnes qu’on côtoie quotidiennment sans avoir la chance de les jaser dans d’autres circonstances.

Les fêtes de fin d’année doivent être un appel à sortir de notre bulle à accès restreint pour revivre notre humanité avec notre entourage. Pour être plus empathique envers les moins fortunés.
Pour témoigner de notre appréciation envers nos collègues.
Pour démontrer notre amour envers nos amis et proches.
Mais surtout pour renouer avec notre vraie essence qu’on oublie à cause de nos occupations et nos obligations de chaque jour.

C’est le TEMPS pour donner du ‘temps’ à nos enfants, à ceux qui nous sont chers. Donner de son temps à quelqu’un est le meilleur cadeau qu’on puisse lui offrir. C’est une denrée rendue rare de nos jours et pourtant aussi importante (et plus même) que tout le reste.

C’est aussi le moment de faire une introspection sur l’année qui est sur le point de finir et établir ses priorités pour celle à venir.

Dresser un bilan d’accomplissements réalisés au cours de l’année et ce, quels qu’ils soient petits et des choses qu’on aurait pu mieux faire. Puis partir de là pour établir ses objectifs à atteindre dans l’année à venir.

J’ai décidé de faire cet excercice avec mes enfants et en le leur suggérant, ils m’ont démontré une belle ouverture vis-à-vis l’idée. Ce sera pour nous des objectifs de famille sur un court terme (mois par mois). Dans notre plan d’action, il y aura un retour sur ce qui sera fait dans un but d’évaluation.
On poursuivra ou on ajustera le tir dépendamment du résultat.

Sur le plan personnel, les astres commencent à s’aligner pour m’offrir une belle année en perspective. En changeant ma façon de voir la vie, j’ai réalisé qu’auparavant, je ne me faisais pas justice. Je m’infligeais de la douleur inutilement alors que le bonheur est à la portée de la main. Que j’étais trop exigeante avec moi-même.

D’après Albert Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
À un moment donné, il faut briser le pattern qui nous mène au même résultat s’il ne nous convient pas ou plus. Donc, depuis quelques semaines, je suis en mode « pattern breaker » et je vois déjà de nouveaux résultats.

Mes enfants l’ont souligné, à ma plus grande surprise, lors de notre dernière rencontre avec la travailleuse sociale.
Elle avait demandé à chacune des filles, tour à tour, d’énumérer tout ce qui a été positif ou différent depuis la dernière rencontre vla 3 semaines. Les deux ont mentionné la joie de vivre de leur maman, la lueur dans ses yeux, comment elle a retrouvé son mood « tannant » et joyeux d’avant.

Oui, la chaîne du bad luck a été brisée. Je suis reconnaissante à la vie. L’harmonie qui règne dans mon petit foyer est le meilleur cadeau que je puisse recevoir à la fin de cette année. La sérénité qui remplit tout mon être est indescriptible.

Le ciel vient de m’envoyer un clin d’œil pour me faire savoir que je suis sur le bon chemin, que je ne suis pas seule, qu’il est là pour moi.

Mon étoile filante à moi a finalement fait apparition pour me conduire à destination.

J’entame 2018 avec beaucoup de confiance, d’ouverture et de positivisme. Surtout avec plein d’amour à offrir à celui qui saura vibrer au même diapason que moi et fera chavirer tout mon être au son des battements de son cœur.

Celui qui saura m’attirer dans son orbite pour y graviter sans peur et sans doutes.
J’ai habillé mon coeur pour l’accueillir comme il se doit, tel un visiteur tant attendu. Un visiteur qui vient pour y rester toujours.

Paix, Amour, Sérénité et Santé à vous tous.

Joyeux Noël et bonne année!