Catégorie : Journal intime

L’echo des souvenirs – Prise 2

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Les fêtes sont finies ainsi que ma première journée de travail après les vacances de fin d’année. Une vague de froid arctique a frappé fort comme pour ajouter une couche à ma petite déprime de post-fêtes.

En route vers la maison, “Perfect” de Ed Sheran joua soudain sur un poste FM. Le cœur me leva. Le “nous” me manquait terriblement!

Je pensais à tous ces moments où nos deux familles se réunissaient autour de la table quelques soirs pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires des enfants s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée.

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans une ambiance saine, remplie d’amour et d’affection. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on aurait pu être ensemble. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi. Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement ce soir.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. C’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner fouiller dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me rendit nostalgique encore et encore. J’entendis à nouveau l’écho des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de la soupe que tu avais fièrement préparé pour me prouver tes talents de cuistot.

Un feu brûlait dans la cheminée. Encore ce soir, on faisait griller des marrons en jasant de nos rêves les plus fous. Tu frôlais légèrement de tes lèvres mon front et ça me faisait tressaillir de bonheur.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient là sur ma table basse. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur. C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à toi. Tsé, j’aurais passé une vie entière à savourer ces moments. À m’engourdir de la chaleur de ton corps collé au mien. J’aurais aimé que tu m’aimes d’un amour qui ne laisse aucune trace de doute dans mon cœur.

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec celui qui passionne notre cœur!

Bref, dans quelques minutes, j’arriverai chez moi. Ce sera froid, ce sera vide. Je serai seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin, encore dans le coin de mon petit salon, me tiendra sûrement compagnie, ce soir et jusqu’à nouvel ordre…

Probablement que j’écouterais en boucle ‘Ton désir’de Lara Fabian. Je commence à être trop prévisible, c’est ce que tu m’avais dit un jour, n’est-ce pas?

J’aurais voulu que tu sois là. Qu’on puisse reconstituer une nouvelle famille à notre image. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison à nous.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux. Tes yeux scintillant de désir…

« On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres , eux-même souvent l’ignorent, et le découvrent en se perdant. » Olivier Adam

Tu es où tu devrais être

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Ce blog a vu le jour il y a quelques mois dans le but de raconter un vécu, mon vécu à moi mais qui n’est pas différent de celui du commun des mortels.
La seule différence c’est dans la façon dont chaque personne exprime ses sentiments et ses émotions.

Certains dessinent, d’autres sculptent, d’autres encore chantent…moi, j’écris.

J’écris en laissant mon cœur parler. J’écris en toute transparence. J’écris ma joie comme ma tristesse, ma paix comme ma tourmente, mes forces comme mes faiblesses. Sans aucun filtre.

Je ne me cache pas derrière un mur d’apparences superficielles ou de prétentions dans le but de montrer une vie parfaite. Ma vie ne l’est pas en tout cas mais elle est juste ‘parfaite’ à mes yeux et je vais vous dire pourquoi.

Ceux qui m’ont côtoyée réellement ou virtuellement, connaissent mon parcours. D’ailleurs, j’en ai parlé aussi dans plusieurs de mes articles. J’ai mené des combats féroces pour être où je suis en ce moment.
Je me suis battue pour pouvoir m’exprimer librement, sentir et ressentir librement…pour pouvoir vivre selon mes valeurs et en cohérence avec qui je suis.

Après tout ce que j’ai traversé, je ne peux plus et ne pourrai plus me contenter de peu. D’une vie ordinaire, de relations amoureuses médiocres, d’amitiés fades, de personnes incapables de brasser mon intérieur à la puissance 20 ou de conversations superficielles.
D’où mon incohérence des fois : ne pas vivre selon qui je suis et me convaincre du contraire!

J’ai appris à me connaitre mieux au fil du temps. Je suis parvenue à un constat incroyablement intéressant qui explique mes montagnes russes dans certaines situations.

Aussitôt que je m’oblige à me « conformer » à l’une de ces situations et à essayer de me « normaliser » avec, mon système se rebelle.

Désormais, ce sera mon fidèle indicateur.

Il me parle et me demande de rectifier le tir lorsque ce qui se présente n’est pas en harmonie avec mes convictions. Tout moi se met en mode combat pour chasser l’intrus.

Ces émotions contradictoires (vouloir et refuser) créent une instabilité qui se réflète sur mon comportement et mon attitude envers le monde externe. Mon coeur et ma tête n’arrivant pas à s’entendre, les émotions prennent le bord et c’est la pagaille totale.

Je sais désormais que lorsqu’une situation pareille se présente, il faut que j’écoute mon intuition qui ne m’a jamais trompée à date. Elle me permet de retourner à la source et de retrouver mes repères.

Je voulais cesser temporairement d’écrire après m’avoir mentionné que mes textes étaient remplis de lourdeur et ça dérangeait de voir défiler « la négativité de mes émotions » sous les yeux.
J’ai pris alors du recul pour essayer de comprendre le sens et la pertinence de ces mots. Et après avoir discuté avec un ami très proche, j’ai réalisé que rien, ni personne ne m’arrêtera d’écrire et de m’exprimer.

L’argument de mon ami était que la raison pour laquelle les blogs sont populaires c’est parce qu’ils sont faits par de vraies personnes avec de vraies histoires. Contrairement à ce qu’on retrouve sur internet.
Plusieurs lecteurs s’identifient à eux et s’y reconnaissent dans ce qu’on vit. Le blogueur met des mots sur des pensées ou des émotions que les autres ne sont pas capables d’exprimer, de verbaliser ou même définir!!!

Ma colère contre moi-même aurait pu détruire une partie du cheminement que je fais. La colère dont je parle, c’est d’avoir permis à un commentaire négatif de m’influencer et m’envoyer drette dans ma bulle isolée. Cependant, du moment où l’on comprend cette émotion, la contrôler devient moins compliqué. Un processus que j’apprends à chaque jour. La colère n’est pas toujours négative. Tout réside dans la façon dont elle est canalisée et dans le but visé pour son utilisation.

Sur ce, j’ai pris la décision de reprendre l’écriture qui est en soi, une thérapie et un moyen de connection avec mon monde intérieur.
Si l’intensité de mes émotions dérangent, je n’y peux rien malheureusement. Ça fait partie du « 50% que je ne contrôle pas! ».

Donc, au prochain article…

Mon coeur à nu

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C’est le dernier mois de 2017 et que j’ai bien hâte que cette année finisse, en espérant qu’elle va emporter avec elle tout ce qui a fait saigner mon cœur et couler mes larmes.
Ce sera injuste de dire que toute l’année a été difficile. Une grande partie, oui. Il y a eu quand même quelques beaux moments dont je suis reconnaissante.

Et puis mes enfants d’amour sont proches de mon cœur malgré leur semaine dans l’autre maison. Ils sont en santé. Ils vivent mieux la séparation entre leur père et moi. Ils sont maintenant un peu plus résilients vis-à-vis le voyagement entre deux maisons à toutes les semaines.

En plus de ce qu’ils ont eu à surmonter, il y a eu des épisodes d’intimidation intenses à l’école ainsi que de la cyberintimidation à un haut niveau. Mais on a composé avec la situation du mieux qu’on peut, avec de l’aide de différentes personnes ressources. Ce n’est pas fini mais j’ai confiance en ces ressources.
Je remuerai ciel et terre s’il le faut pour que ça se règle et que le tout rentre dans l’ordre.

La vie continue à me mettre à l’épreuve, jour après jour. Je prie pour une accalmie le temps de recharger mes batteries et de reprendre mon souffle. J’ai le droit à ça. On a tous le droit à ça.

Hier, j’ai vécu une épreuve d’une grande difficulté. Dans le fond, tout est relatif dans la vie. Ce qui est pour moi extrême, est probablement pas si pire pour une autre personne.

Bref, je ne me suis jamais sentie aussi seule et délaissée. Tout au long du chemin de retour d’où j’ai été, je chantais à tue-tête avec la chanson que je faisais jouer en boucle, à chaque fois que je sentais monter mes larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas laisser la colère gâcher le restant de ma soirée. En arrivant chez moi, j’ai réalisé que j’avais perdu ma voix.

La nuit était longue, les idées se succédaient sans répit dans ma tête de libanaise. Finalement, quand j’ai réussi à m’endormir à 7 h le matin, j’ai fait un cauchemar. J’étais perdue dans un endroit que je ne connaissais pas, au milieu d’étrangers. Je cherchais en vain une porte de sortie.
Mais je tournais en rond, comme dans un labyrinthe. J’essayais d’appeler quelqu’un mais mes doigts ne parvenaient pas à pitonner le numéro sur mon téléphone. J’ai essayé de crier à l’aide mais ma voix ne sortait pas!!!

Finalement, un visage familier, plus que familier, surgit de nulle part. Il me fixa, fit demi-tour puis s’évanouit dans la foule. Je me suis réveillée en pleurs. Je faisais une crise d’angoisse…

Il y a quelque mois, je pensais vivre un bonheur qui promettait d’être de long terme. Une partie de l’été et une autre de l’automne étaient remplies d’un nouvel espoir. J’y avais cru. Je voulais y croire. Finalement, je n’aurais pas dû y croire.

“Il est des déceptions inconsolables qu’aucun coeur ne pourra consoler.”

Lorsque l’amour prend la tangeante du conditionnel, il perd ses caractéristiques. Son chemin devient pavé de déceptions. L’amour c’est l’acceptation, la compréhension, le don de soi, le bonheur. L’amour c’est l’amour. Rien ne peut le définir mieux!

J’ai cumulé tant de deuils qu’il me faut une vie entière pour les vivre. Je crois que j’ai pris du retard. Pour une fois, je lève le flag et je dis que c’est le moment. Je vais vivre tous mes deuils une fois pour toute. Je vais pleurer mes déceptions pour me libérer le cœur de ses multiples peines et lui permettre de se cicatriser dans le sens du monde.

J’ai décidé de prendre une pause de l’écriture pour prendre soin de mon petit cœur et pouvoir, un jour, écrire mes joies. Ce sera mon dernier texte aussi imprégné de douleur. Je reviendrai quand la paix aura trouver chemin jusqu’à mon cœur et âme.

Que cette période des fêtes vous porte bonheur et paix à toutes et à tous.

L’echo des souvenirs

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J’avais fini ma journée de travail et je revenais chez moi. Je roulais sur l’autoroute en écoutant une toune de Noël, ‘Driving home for Christmas’ de Chris Rea et comme à chaque fois, le cœur me leva.

En route, je pensais à tous ces moments où la famille se réunissait autour de la table le soir pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée. Une famille typiquement méditerranéenne…

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans l’amour. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on était. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi.
Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement en cette période des fêtes.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. Ce soir, c’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me fait palpiter le cœur de bonheur malgré le risque élevé de devenir nostalgique, même très nostalgique. J’entendis à nouveau l’echo des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de ma soupe préférée.

Un feu brûlait dans la cheminée. Ce soir, on faisait griller des marrons en regardant pour la centième fois « Home Alone ». À chaque fois, ça nous faisait rire comme la première fois.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient encore là sur la table basse de mon petit salon campagnard. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur.

C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à quelqu’un qui m’aimait pour vrai et facilement. Qui ne laissait aucune trace de doute dans mon cœur.

“Les bras de l’amour vous contiennent avec votre présent, votre passé, votre avenir, les bras de l’amour vous rassemblent.” ~ Antoine de Saint Exupéry

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec l’être cher.

Dans quelques minutes, j’arrive chez moi. Ça va être froid et vide. Je vais être seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin me tiendra sûrement compagnie, encore ce soir.
Probablement que j’écouterais en boucle ‘Last Christmas’ de Wham.

J’aurais voulu que tu sois là. Que cette famille qui me rendait heureuse puisse se reconstituer différemment pour devenir la nôtre. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux.

Un jour…qui que tu sois…