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“La vie, ce n’est pas avoir et obtenir, mais être et devenir!”

On entend souvent l’expression « le gazon est plus vert chez le voisin ». On envie sa nouvelle auto, ses enfants parfaits qui pratiquent plusieurs sports, son couple encore en amour, ses photos publiées sur facebook du dernier voyage dans les Caraïbes. On aimerait avoir une vie qui ressemble à la sienne et on pense que si on obtient tout ce que les autres ont, on sera plus heureux et plus comblés. Ceux qui ont cette attitude vis à vis la vie risquent de ne jamais trouver la satisfaction dont ils souhaitent. À chaque fois qu’ils atteignent ce qui est préalablement désiré, ils en veulent plus et autre chose.

Leur sentiment d’insatifaction augmente au lieu de diminuer. C’est la preuve que le matériel ne comble pas l’âme et le coeur. Certains se contentent de peu, un minimum pour subvenir à leurs besoins. Par contre, ils ne se sentent pas en manque. Bien au contraire.

J’ai tout eu dans ma vie. Financièrement parlant, je n’ai manqué de rien. Issue d’une famille aisée dont le père est médecin, j’ai toujours obtenu ce que je voulais. J’ai fréquenté les meilleures écoles privées et j’ai gradué d’une des meilleures universités de la région avec un BAC en science po et administration publique. J’ai voyagé dans plusieurs pays. Plus tard, je me suis mariée avec un ingérieur et petit à petit, on a réussi à monter l’échelle jusqu’à atteindre un certain niveau. Sans mentionner la belle maison, la voiture allemande, les sacs de marque et tout le reste. Au fond de moi, je n’étais pas heureuse. L’amour avait quitté notre foyer depuis plusieurs années. La chaleur humaine n’y existait plus. On ne se touchait plus. Je fânais au fil des jours. Les sorties, les objets matériels, le magasinage…ne comblaient plus mon coeur. Je n’avais pas le plus important. J’ai renoncé à cette vie d’aisance pour ce qui est plus important. La liberté d’être moi. De pouvoir vivre mes valeurs.

Depuis, je m’épanouis et je chemine. Je n’ai plus les mêmes moyens financiers qu’avant mais je suis plus heureuse. Peu me rend heureuse. Un coucher de soleil qui fait vibrer mon âme. Une randonnée en montagne où je ressens une connection spirituelle avec l’univers. Une discussion philosophique avec un/une ami-e qui me fait plonger dans la profondeur de la vie. Une étreinte qui comble à tous les niveaux. L’amour inconditionnel de mes enfants. L’appréciation de mon entourage…

J’ai grandi en cheminant. Ce que j’ai atteint à ce moment de ma vie est le résultat d’un travail acharné sur moi-même. J’ai appris à sonder mon coeur. J’ai gratté la surface de mon âme, rouillée par le matériel et le superficiel de la vie afin de dévoiler son essence et sa brillance. Je ne me fie plus aux apparences du gazon vert chez le voisin. Je regarde plutôt ce que j’ai. Je l’apprécie davantage et je le développe par toutes les expériences que je vis, l’amour dont mon coeur est capable d’offrir et le bonheur d’en recevoir. C’est tous ses moments partagés avec les autres dans l’amour et l’empathie qui font de nous de meilleures personnes. De personnes plus heureuses…

La peur d’aimer…

Il était là un soir d’hiver,
Debout à m’attendre arriver
Un doux sourire, des yeux verts pers
C’était tout ce que j’ai remarqué,
Assez pour sentir mon cœur oublier
De battre le temps d’un éclair!
Il était là à me raconter,
Plein de petites histoires légères.
Je regardais ses lèvres et je languissais.
Tu étais où tout ce temps passé?
Il riait de joie, et moi je souriais,
Il emplissait mon âme, m’enflammait.
Un petit prince, il l’était,
Lilou, je l’ai baptisé.
Il était rempli de zest et de vivacité,
Un charme fou à subjuguer.
« Tu es sensuelle au boutte »,
Il m’a chuchoté…
Et moi, par sa douceur, j’étais renversée.
Son intensité m’a dérangée,
Et ses bras étaient ce que je voulais.
Tomber en son amour était inévitable et vrai!
J’ai eu peur, j’ai paniqué
À cause des émotions que je ressentais.
Mon cœur, je l’ai refermé à double clé,
C’était le pire que j’ai fait.
Depuis, des semaines sont passées,
Mon cœur en peine est divisé.
Il me manque mais j’ai foiré.
Le seul que je veux à mes côtés,
Je l’ai laissé partir et là je vis avec ce regret.

Mon journal de gratitudes #4

Cela fait un mois que je fais cet exercice qui me permet de mettre sous les projecteurs tout ce qui est positif dans ma semaine et surtout de prendre le temps de dire merci pour ces moments.

La semaine n’a pas été facile. J’ai pogné une grosse grippe (d’homme! oui oui je sais maintenant c’est quoi!) qui m’a confinée dans le lit presque toute la semaine. J’ai manqué trois journées de travail et le pire, la semaine de relâche de mes amours a été scrappée. Je me suis sentie coupable qu’ils soient restés à l’intérieur mais je n’y pouvais rien. C’était ben plate pour eux!

De plus, mon moral a pas mal swingé et c’est probablement du au winter blues. Je suis due pour un changement de saison. Vivement le printemps!

Nous avons également changé l’heure au Québec, cette nuit même. Ce qui veut dire deux choses : je perds une heure de mes courtes nuits de sommeil! Mais je gagne une heure de clarté à la sortie du travail, à la fin de la journée, donc une fin d’après-midi plus longue. Bon, je vais devoir m’arranger pour me coucher plus tôt pour être en forme le matin.

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

  • Pour la semaine remplie d’amour avec mes flos. Ils ont été compréhensifs et présents pour moi sans chialage comme quoi ils veulent sortir. Je les adore. Ils me retournent en tonnes, l’amour que je leur donne. Comme Lilou (qui me manque vraiment beaucoup d’ailleurs) m’a dit, c’est la plus grande richesse!
  • Les bernaches sont de retour au Québec. Il y a deux jours, j’ai eu droit à un magnifique spectacle dans le ciel, au crépuscule. Il y avait tout plein de troupeaux survolant mon coin avec leurs cris annonçant leur retour. Un magnifique tableau naturel. Le printemps est à veille d’arriver. Ça m’a remplie de bonheur. C’était un peu comme retrouver un ami après une longue absence!
  • Hier en soirée, j’ai assisté au deuxième concert de mon amie d’enfance, Nelly. Elle a réussi encore une fois à me téléporter dans le passé et me faire vivre des émotions et beaucoup de nostalgie. J’ai pleuré, j’ai dansé, j’ai chanté, j’ai rêvé, j’ai ri, j’ai vécu son rêve rempli de jasmins….
  • Mon rêve de retourner au Népal et faire le base camp aux Himalayas est revenu me secouer de plus belle (j’ai l’intention de raconter ce rêve dans un billet à part). Donc mon objectif est set : automne 2019. Juste à y penser m’anime et me fait planer.
  • Encore une fois, un de mes billets a été publié sur le Huffington Post Québec, il s’agit de « Cet inconnu que j’attends. »
  • Pour tous les privilèges que la vie m’offre, pour toutes les belles personnes qui croisent mon chemin…

J’ai une pensée affectueuse pour une amie qui vit des moments difficiles. Je lance une prière dans l’univers à son égard et je lui envoie beaucoup d’amour et de paix dans son coeur.

L’inconnu que j’attends

Après chaque rupture ou déception, je me suis demandée si l’autre pensait un peu à moi, s’ennuyait juste un peu de moi. Si j’étais difficile à oublier. S’il me classait rapidement dans son archive de conquêtes amoureuses.

L’idée me hantait, voire me perturbait. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, chaque personne qui passe dans notre vie y laisse son empreinte. Il y laisse un peu de lui. On devient un “patchwork vivant” de toutes ces histoires terminées. Ou laissées sans point final, en suspens dans l’espoir qu’un jour, dans une autre vie, elles se transforment en une légende d’amour sans pareil.

Bon, j’exagère un peu là pour la légende.

À chaque fois, je souhaitais que ce soit la dernière. Qu’il soit celui que j’ai toujours attendu et voulu être en amour avec. Qu’il soit celui qui m’aimerait à la folie, qui crierait sur tous les toits que je suis la femme de sa vie. Qu’on puisse écrire ensemble notre nouvelle histoire et créer une vie à notre image.

J’ai tant espéré qu’il soit lui, mon partenaire, mon ami, mon complice, mon confident, mon Nord et mon point de repère. Qu’il tombe en amour avec mes défauts et mes imperfections. Que ma tête souvent dans les nuages l’amuse et le fasse sourire. Qu’il me rassure lorsque je suis prise de doute. Qu’il me réconforte quand la peur s’empare de moi. Et quand j’ai l’envie de m’enfuire, qu’il me prenne dans ses bras et me dise qu’il tient à moi. Qu’il veuille se battre pour que ça fonctionne et ne désespère pas lorsque je désespère. Qu’il ne perde pas confiance que ça peut fonctionner entre nous. Qu’il sache apprécier ma douceur, rire à mes blagues et se délecter de mes petites folies. Qu’il croie aux deuxièmes chances et au pardon. Qu’il accepte que je veuille être toute seule dans ma bulle des fois et qu’il m’attende, patiemment, à bras ouverts, que je revienne vers lui. Qu’on rie aux éclats, qu’on se chatouille, qu’on se colle tendremement.

J’avoue ne pas avoir aimé comme il faut, des fois, mais je n’ai pas été aimée non plus comme il le faut, d’autres fois. Le timing aussi a joué contre nous. La distance n’a pas été clémente non plus parfois. Mais j’ai toujours cru que ce qui nous est destiné finit par nous rejoindre. Ce n’est qu’une question de temps. Le timing pour que les astres s’alignent et que Vénus approuve le choix!

Je ne veux plus de ces mâles alpha qui veulent s’imposer et me faire sentir que je suis chanceuse d’avoir leur attention et affection. J’ai vécu avec un pendant 14 ans. Ce n’est plus ce que je veux pour le restant de ma vie. La douceur d’un homme, son affection, sa compréhension c’est dont je veux et j’ai besoin dans ma vie.

Un macho, c’est génial à 20 ans. Mais à 40 ans, c’est un homme mature, authentique, sûr de lui-même. Un homme qui dégage de la confiance et qui inspire la sécurité à ses côtés. Qui tombe encore et encore en amour avec moi. Qui me respecte et me considère comme un être humain à part entière. Simplement, un homme capable de douceur comme de fermeté et de solidité.

« Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants. » Laurence Tardieu