
À un moment donné, il faut cesser de voir que du négatif dans toute situation et de se lamenter sur son sort. Moi, la première, j’ai plongé, sans nécessairement le vouloir, dans une période de noirceur qui a grugé ma batterie et m’as mise à plat. Une période où je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et où je pensais sérieusement que j’étais vouée à la damnation éternelle. Que je n’allais plus jamais connaitre le bonheur ou simplement sourire à nouveau!
Ça n’a pas duré longtemps. Mon cœur de saumon s’est rebellé à nouveau pour me sortir de ce cercle vicieux capable de rendre fous. Comment pourrais-je accepter de vivre ainsi après s’être battue férocement pour retrouver ce que j’avais perdu au fil des années? Se résigner à ça, à cette étape? NON. Ça n’avait aucun bon sens!
Grâce à ma force intérieure et ma passion pour la vie, j’ai réussi à me remettre debout et à repartir à neuf sur de nouvelles bases établies par personne d’autre que moi. Mes lignes directrices à moi. Mes règles à moi. Mes conditions à moi.
Reprendre le contrôle de sa vie n’est pas une mince affaire. Au début, il y a toujours le risque de tout foirer et de s’enfarger dans les fleurs du tapis. D’échouer à trouver l’équilibre nécessaire sans perdre les pédales et la tête avec.
L’espoir d’une meilleure vie assure notre survie et nous protège de nous-même, de nos idées, de nos angoisses, de nos peurs. C’est ce qui nous aide à nous réveiller le matin et qui rend nos journées meilleures.
L’amour aussi, tout comme l’espoir, change notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nous pousse à offrir le meilleur de nous-même, à devenir une meilleure version de ce que nous sommes. L’amour au sens large du mot.
Mon amour pour mes enfants était la raison pour laquelle j’ai brisé l’emprise de ce cercle sombre sur ma propre vie et de poursuivre ma quête du bonheur. Je leur devais ce bonheur. En retour, leur amour m’a donné la force nécessaire à surmonter tout obstacle entravant ce processus.
Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, joyeuse et surtout en contrôle de tous les aspects de sa vie. Je suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Mais ce n’est pas fini. Il y a beaucoup de place encore pour l’amélioration.
« Je ne suis pas une femme heureuse, je suis joyeuse. Il y a une différence. Une femme heureuse n’a pas de soucis. Une femme joyeuse a des soucis, mais elle a appris à les gérer. » B.Sills
L’épanouissement et le cheminement personnels n’ont pas de date de fin sur un axe de temps. C’est continuel, jour après jour, défi après défi, jusqu’au dernier souffle. Avec l’âge et la maturité, les épreuves de la vie et les traits de caractère et personnalité, on apprend la résilience. On lâche prise et on choisit nos batailles.
Les personnes résilientes atteignent plus facilement leurs objectifs et sont capables de retrouver le bonheur plus rapidement. C’est la capacité de s’adapter aux grands changements de la vie et de les accepter en conservant une attitude positive.
Vivre des difficultés et des déceptions fait partie de la vie mais il faut aussi accepter et assumer de les vivre et de ressentir la douleur qui y est associée. Résister à cette douleur ne fait qu’aggraver la situation. Le deuil est une étape incontournable de la guérison émotionnelle. Exprimer ces émotions nous aide à évacuer cette charge qui pèse lourd à l’intérieur de notre être.
Revenons à l’amour. S’aimer avant tout est la pierre de base de toute relation. À partir de là, nous serons prêts à aimer convenablement une autre personne.
J’ai appris à m’aimer et être bien avec moi-même et dans ma peau. Ça n’arrive pas du jour au lendemain surtout si notre estime de soi et notre confiance en nous ont été ébranlés pour n’importe quelle raison.
Par contre, trouver LA personne qui nous mérite n’est pas toujours évident. J’ai vécu plusieurs déceptions à ce niveau et je ne suis plus prête à compromettre mon cœur encore une fois.
Je crois toujours à l’amour qu’il soit à un pas ou outre-mer et au-delà des frontières. L’amour me donne des ailes et des étoiles. Il me procure cette douceur réconfortante et ce sentiment d’être “at home”. La connexion spirituelle entre deux êtres est un fait réel, vrai et très puissant.
Ce parfait inconnu, au charme fou, de l’autre côté de l’océan est capable de vous faire vibrer à la puissance 220 plus que cette personne qui peut vous toucher sans qu’elle vous fasse battre des cils même. C’est la connexion dont je parle. C’est une sorte de communion des âmes. De l’amour désintéressé et inconditionnel.
Khalil Gibran s’est épris de l’écrivaine libanaise May Ziadeh pendant 19 ans de temps, sans même la voir et la toucher. Ils se sont écrits des lettres d’amour sur une base régulière. Ce n’était pas illusoire. C’était un VRAI amour qui a duré jusqu’à son dernier souffle. Un amour qui nous a légué un héritage littéraire d’une grande valeur.
Est-ce mon destin aussi? Est-ce pourquoi ça ne fonctionne avec personne? Le temps a la réponse à toute interrogation. Pour le moment, je respire cet air frais à pleins poumons et je rêve d’un inconnu qui m’aimerait un jour comme dans les contes de fées.
» Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et la vivre avec passion. Perdre avec classe et vivre en osant… Parce que le monde appartient à celui qui ose. La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante … » Charlie Chaplin



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