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Les moments de doute

Un jour sous le signe du doute, de la peur, de l’incompréhension. Cette fragilité qu’on pense surmonter avec le temps vient nous rappeler que le combat n’est pas fini. Le combat est omniprésent avec chaque nouvel aube. Il accompagne chacun de nos pas vers le bonheur.

Il y a des jours où tout semble parfait. Facile. Simple. Il y a d’autres où le simple fait de sortir de son lit est un effort, une corvée. Les vents tumultueux de la vie peuvent provoquer les pires des vagues dans notre âme et dans ce cas, surfer devient quasi impossible. On a l’impression de couler au fond de nous-mêmes. Mais aucun sauveteur n’y peut rien. On est notre propre sauveteur. Personne d’autre. À quel point peut-on nous tendre la main pour nous aider à refaire surface afin de prendre une bouffée d’oxygène? Ça dépend des jours.

On est des humains donc des êtres faits d’émotions. Avoir peur, être fatigué, vouloir se réfugier dans son petit monde réconfortant, s’ouvrir à l’autre, pleurer…toute une gamme de réactions parfaitement humaines. Nous avons toujours le choix de la réaction vis-à-vis les moments les moins faciles mais des fois, on n’a juste pas envie de choisir. On est tellement submergés par la marée haute qui saisit notre âme que tout ce qu’on veut c’est un rayon de soleil qui vient réchauffer notre coeur en bandoulière.

Je me mets souvent en question lorsque je vis ce tumulte dérangeant à l’intérieur de moi. Je me juge un peu trop sévèrement des fois, même si je sais que je n’ai pas le contrôle sur l’intensité et la direction des vents. Ma nature (hyper)sensible est la cause de ce retrait émotionnel vers l’intérieur. Je me cache dans ma bulle sécuritaire, le temps que le bruit diminue. Ensuite je m’ouvre à nouveau. Avant, je refusais ce trait de ma personnalité. Aujourd’hui, je l’accepte, je le comprends mieux et je l’assume. Ce retrait me permet de maîtriser mes émotions et d’en faire abstraction dans le but de m’ouvrir à nouveau vers l’extérieur. Heureusement, ce n’est pas long avant de retourner dans le moment présent et être dans l’action.

La vie n’est pas rose tout le temps malgré ma joie de vivre. Par contre, je carbure sur l’espoir et l’optimisme. Je sais bien qu’il nous faut de la pluie et du soleil pour voir les couleurs pastels de l’arc-en-ciel. Je sais. Mais c’est un de ces soirs où l’on a besoin d’une étreinte affectueuse, d’un sourire réconfortant et de la chaleur d’un corps contre le notre. Une présence humaine quoi. On a beau être fort, indépendant, en contrôle, reste que notre besoin en amour (aimer et être aimé) est un besoin primaire. Je détiens un coeur rempli d’amour en attente d’être pris par un autre coeur rempli d’amour. Je sais que tout peut être forcé, sauf l’amour. Il débarque à l’improviste lorsqu’on s’y attend le moins. On ne peut diriger son cours. Il s’empare de tout notre être pour nous purifier, nous faire vibrer, frémir et nous ébranler sans qu’on puisse riposter. Un amour démesuré. Immodéré! Oui je sais.

Demain, ce sera un autre jour. Il ventera peut-être moins ou pas. Peut-être plus, qui sait!

 » L’important est d’Être Troublé, d’Aimer, d’Espérer, de Trembler, de Vivre.  » Auguste Rodin

Mon journal de gratitudes #14

Après un arrêt de 3 semaines, me voici de retour à mes anciens amours, à mes billets sur la gratitude. Cet arrêt m’a été imposé par mes propres limites. J’étais dispersée dans ma tête et je manquais de discipline. La fatigue des derniers mois m’a rattrapée plus que jamais et je dors peu. J’ai dû délaisser un peu le blog malgré qu’écrire me manque à mourir. C’est un exercice avant tout qui met de l’ordre dans ma vie et me rappelle « à l’ordre ». Ceux et celles qui me suivent depuis des mois savent qu’écrire c’est de l’introspection pour moi. Le journal des gratitudes est L’EXERCICE ultime pour ça. C’est un genre de méditation qui me permet de revenir dans le moment présent et de me concentrer sur ce qui est positif. Remercier la vie pour tout ce qu’elle m’offre au quotidien est devenu un mode de vie qui me fait du bien et qui me permet de voir tout ce que j’ai au lieu de ce que je n’ai pas. Dans mes moments d’inquiètude, il m’apaise et m’aide à accepter ce que je ne peux pas changer. Chacun sa façon!

En ce magnifique dimanche ensoleillé de Juin, je suis reconnaissante pour :

  • Notre santé, mes flos et moi.
  • La joie de vivre qui règne dans mon petit foyer.
  • Les belles personnes qui croisent mon chemin, de près ou de loin et qui choisissent de rester dans ma vie même quand je suis détestable (bon c’est rare mais ça arrive quand je suis fatiguée. P. S. je suis sûre que tu te reconnais ☺️!).
  • Tous les projets futurs qui me font battre le coeur (carrière et loisir).
  • Les trois plantes que j’ai réussi à maintenir en vie depuis deux mois et que je vois grandir au fil des jours. Merci à toi Maud de m’avoir donné la piqûre. Je ne suis pas aussi bonne que toi mais c’est un jour à la fois (faute d’avoir un chien, j’adopte des plantes).
  • Les nouvelles amitiés que je me suis faites au bureau et qui rendent mes journées plus le fun.
  • Les échanges et la complicité avec ma merveilleuse maman.
  • Le courage de dire non même au risque de perdre des personnes

Je vous souhaite un bon début de semaine et n’oubliez pas d’être heureux et reconnaissants.

« Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre. Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous. » – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Mon journal de gratitudes #13

Malgré le syndrôme de la page blanche dont je souffre depuis quelque temps, j’enchaine avec mon journal de gratitudes qui est une station importante pour moi à tous les dimanches.

Il y a toujours de quoi être reconnaissant et ce quelque soit les circonstances qu’on vit pendant la semaine. Dans mon cas, j’ai de la fatigue accumulée. Je suis toujours dans la course contre le temps. Toujours en décalage horaire que je n’arrive pas à rattraper. J’aimerais pouvoir le mettre en pause question de me synchroniser avec. De remettre mes « pendules » à l’heure tant qu’à faire.

Mon cycle de sommeil me fait des caprices donc ça n’aide pas beaucoup ma cause. Sinon, le coeur et le moral vont bien. Le coeur en paix. Le moral haut comme toujours malgré tout.

La semaine finit sur une belle note : Un jour particulier sous le signe de l’amour. La fête des mères. Je profite pour souhaiter bonne fête à toutes les femmes qui sont profondément mères dans leur corps, dans leur coeur et dans leur âme. À celles qui rêvent de le devenir malgré que la nature fait des siens. À celles qui attendent leur premier enfant pour le vivre. À celles qui ont perdu un enfant. À ceux qui ont perdu leur mère. À toutes les mères d’ici et de l’au-delà!

Aujourd’hui, je dis merci à la vie pour :

  • La merveilleuse mère que j’ai. Son amour inconditionnel, sa gentillesse, sa générosité, son intelligence et son soutien continuel. Elle est le modèle de la femme affranchie, cultivée, éduquée avec beaucoup de belles valeurs. C’est le modèle que j’ai eu dans ma vie. Je te souhaite une magnifique fête des mères, maman et merci pour tout ce que tu as fait et continues à faire pour nous tous. Je t’aime!
  • Mes enfants qui grâce à eux, j’ai goûté aux joies de la maternité. Je suis chanceuse de les avoir et d’être leur maman. Ils m’apprennent sur la vie et sur le don de soi au quotidien. Ils embellissent ma vie simplement.
  • Les nouvelles que j’ai eues pour mon poste au travail. Il y a moins d’un an, j’ai quitté un poste permanent pour aller sur un poste offrant un contrat d’un an. J’ai pris un risque mais je devais le faire. Je n’étais plus heureuse et il n’y avait aucune opportunité d’avancement de carrière. L’ambiance de travail était aussi devenue malsaine. Bref, j’avais besoin de ce changement majeur dans ma vie. J’ai fait le saut dans le vide (moi qui suis devenue experte en la matière hihihi). J’ai fait aussi confiance à la vie (et aux personnes). Lundi, j’ai reçu la confirmation officielle de nomination sur le poste. Bye bye les contrats. Je suis soulagée et heureuse. Une fois de plus, ma petite voix m’a bien guidée et la vie m’a gâtée.
  • Le road trip avec mes enfants hier. Nous sommes allés à la découverte du pays de mon conteur préféré, le magicien des mots, Fred Pellerin. Le village « des lutins et des paparmanes ». Nous avons eu pour notre argent. Saint-Elie-de-Caxton est un beau petit village dans la Mauricie et ses habitants sont des gens accueillants et joyeux. J’ai eu la chance de jaser avec plusieurs lors de notre promenade à pieds. La boulangère du village est particulièrement gentille et enjouée. le pain était délicieux. Elle m’a souhaité de déménager dans son village. Bref, j’ai adoré la visite.
  • Tout ce que j’ai. Toutes les bonnes personnes qui croisent mon chemin et m’offrent une partie de leur coeur et restent dans ma vie. Toutes celles qui choisissent de poursuivre leur chemin sans moi, c’est sûrement pour mon bien.
  • La journée qui s’annonce belle et ensoleillée.
  • La joie de vivre qui emplit mon coeur depuis quelques mois.
  • L’échange avec vous (même si je suis moins présente depuis une semaine. Je serai de retour sous peu pour vous lire et commenter vos textes).
    Sur ce, je vous souhaite un beau dimanche ainsi qu’une belle semaine. Soyez heureux et surtout reconnaissants pour tout ce que la vie vous a offert.

https://youtu.be/EERo-XxSX5s

Mon fils…

Inspirée de la belle rencontre avec mon garçon de 5 ans à l’épicerie, pendant sa semaine avec son père, voici ce que j’ai composé ce soir :

“L’echo de sa voix je l’ai ressentie
Avec mon instinct maternel averti
Avant même qu’il ne m’appelle
J’ai entendu ses consonnes et ses voyelles.
Maman, il a juste crié
Et tout mon être il a chamboulé.
En 5 jours, il a grandi et embelli,
Mais son sourire enfantin toujours si doux, si joli!
Avec ses petits bras, il m’a serrée,
Contre mon cœur, je voulais le garder.
La vie nous met souvent à l’épreuve,
Et de fausses promesses, nous abreuvent.
Rester fort est le seul choix,
Même si on veut baisser les bras, des fois.
L’amour finit par triompher,
Et pour ses “zamours”, on est prêts à tout recommencer…
Oublier, pardonner et effacer,
Pour les voir heureux et satisfaits.
Ce soir, mon cœur de maman s’ennuie,
Mais le bonheur des retrouvailles me réjouit.
Mes enfants sont ma vraie joie
Et pour moi, c’est ma religion, même ma foi!”