
C’est le dernier mois de 2017 et que j’ai bien hâte que cette année finisse, en espérant qu’elle va emporter avec elle tout ce qui a fait saigner mon cœur et couler mes larmes.
Ce sera injuste de dire que toute l’année a été difficile. Une grande partie, oui. Il y a eu quand même quelques beaux moments dont je suis reconnaissante.
Et puis mes enfants d’amour sont proches de mon cœur malgré leur semaine dans l’autre maison. Ils sont en santé. Ils vivent mieux la séparation entre leur père et moi. Ils sont maintenant un peu plus résilients vis-à-vis le voyagement entre deux maisons à toutes les semaines.
En plus de ce qu’ils ont eu à surmonter, il y a eu des épisodes d’intimidation intenses à l’école ainsi que de la cyberintimidation à un haut niveau. Mais on a composé avec la situation du mieux qu’on peut, avec de l’aide de différentes personnes ressources. Ce n’est pas fini mais j’ai confiance en ces ressources.
Je remuerai ciel et terre s’il le faut pour que ça se règle et que le tout rentre dans l’ordre.
La vie continue à me mettre à l’épreuve, jour après jour. Je prie pour une accalmie le temps de recharger mes batteries et de reprendre mon souffle. J’ai le droit à ça. On a tous le droit à ça.
Hier, j’ai vécu une épreuve d’une grande difficulté. Dans le fond, tout est relatif dans la vie. Ce qui est pour moi extrême, est probablement pas si pire pour une autre personne.
Bref, je ne me suis jamais sentie aussi seule et délaissée. Tout au long du chemin de retour d’où j’ai été, je chantais à tue-tête avec la chanson que je faisais jouer en boucle, à chaque fois que je sentais monter mes larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas laisser la colère gâcher le restant de ma soirée. En arrivant chez moi, j’ai réalisé que j’avais perdu ma voix.
La nuit était longue, les idées se succédaient sans répit dans ma tête de libanaise. Finalement, quand j’ai réussi à m’endormir à 7 h le matin, j’ai fait un cauchemar. J’étais perdue dans un endroit que je ne connaissais pas, au milieu d’étrangers. Je cherchais en vain une porte de sortie.
Mais je tournais en rond, comme dans un labyrinthe. J’essayais d’appeler quelqu’un mais mes doigts ne parvenaient pas à pitonner le numéro sur mon téléphone. J’ai essayé de crier à l’aide mais ma voix ne sortait pas!!!
Finalement, un visage familier, plus que familier, surgit de nulle part. Il me fixa, fit demi-tour puis s’évanouit dans la foule. Je me suis réveillée en pleurs. Je faisais une crise d’angoisse…
Il y a quelque mois, je pensais vivre un bonheur qui promettait d’être de long terme. Une partie de l’été et une autre de l’automne étaient remplies d’un nouvel espoir. J’y avais cru. Je voulais y croire. Finalement, je n’aurais pas dû y croire.
“Il est des déceptions inconsolables qu’aucun coeur ne pourra consoler.”
Lorsque l’amour prend la tangeante du conditionnel, il perd ses caractéristiques. Son chemin devient pavé de déceptions. L’amour c’est l’acceptation, la compréhension, le don de soi, le bonheur. L’amour c’est l’amour. Rien ne peut le définir mieux!
J’ai cumulé tant de deuils qu’il me faut une vie entière pour les vivre. Je crois que j’ai pris du retard. Pour une fois, je lève le flag et je dis que c’est le moment. Je vais vivre tous mes deuils une fois pour toute. Je vais pleurer mes déceptions pour me libérer le cœur de ses multiples peines et lui permettre de se cicatriser dans le sens du monde.
J’ai décidé de prendre une pause de l’écriture pour prendre soin de mon petit cœur et pouvoir, un jour, écrire mes joies. Ce sera mon dernier texte aussi imprégné de douleur. Je reviendrai quand la paix aura trouver chemin jusqu’à mon cœur et âme.
Que cette période des fêtes vous porte bonheur et paix à toutes et à tous.

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