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Mon journal des gratitudes #6

La vie ne cesse de nous surprendre et de nous apprendre de nouvelles leçons à chaque jour. On est dans un processus d’évolution continuelle que j’appelle affectueusement « cheminement« . C’est grâce à ce cheminement qu’on est capables de laisser derrière nous ce qui ne nous est plus utile et qui encombre notre avancement. D’accepter ce qu’on ne peut pas changer. De devenir « résilient« . Cheminement et résilience vont de pair ensemble. Des inséparables.
Au fil des jours, on continue à avancer de plus en plus léger, tout en prenant conscience de ce dont on se débarrasse. Par pur choix et parfaite conscience, on laisse telle ou telle chose derrière nous. Mais aussi, telle ou telle personne qui ne contribue pas et/ou plus à notre épanouissement. Qui nous ralentit dans notre quête du bonheur et qui dérange notre paix intérieure.

Dans mon processus personnel, j’ai appris à lâcher prise, à exprimer mes ressentis, à nommer les choses, à dire NON, à m’écouter et….à dire, de plus en plus, MERCI. Merci à la vie pour ce que je suis devenue et pour tout ce que j’ai aujourd’hui.

Sur une échelle plus petite, sur le court terme, semaine par semaine, je continue à remercier la vie pour ce qui me rend heureuse. Cette semaine (encore pour la 6ème fois), je suis reconnaissante pour :

  • La bénédiction d’être en santé, mes enfants et moi.
  • La merveilleuse semaine passée avec les flos. On a beaucoup ri et échangé ensemble. Ils m’ouvrent leur coeur et me partagent tout ce qui s’y trame. Je suis fière et honorée de cette confiance qu’ils m’accordent. Ça me rassure que je suis sur le bon chemin avec ce que je fais en tant que mère célibataire.
  • La soirée aux chandelles à distance en bonne compagnie avec une belle conversation.
  • On a eu droit à une semaine de soleil malgré le froid. Ça fait du bien de voir de moins en moins du blanc partout. De ne plus devoir pelleter mes marches, devant chez moi et déblayer mon auto.
  • La belle ambiance au travail.
  • La complicité que j’ai avec plusieurs personnes et surtout avec ma Maud. Toujours un plaisir de se parler au téléphone et par textos. De se lire et se commenter. De dire sincèrement ce qu’on pense. Ça n’a pas de valeur.
  • L’assurance que mes filles ont gagnée. Je me suis tue pendant de longues années, je n’ai pas défendu mes droits et j’ai perdu sur toute la ligne. J’apprends à mes filles à ne pas avoir peur de s’exprimer, à s’assumer et à être elles-mêmes. Je ne fais que leur dire de s’exprimer librement.
  • Hier, nous avons passé une belle journée ensemble. J’ai brunché au resto avec ma plus grande, en tête à tête. Et par la suite, mes deux autres ont voulu se joindre à nous. Donc, on a fait un mini roadtrip et visité une cabane à sucre pour déguster de la tire d’érable sur la neige. Je vous partage quelques photos :

Photo 1 : La tire d’érable bouillante étalée sur de la neige qu’on amène de l’extérieur.

Photo 2 : À l’aide d’un bâton, on roule la tire gelée pour faire un suçon à l’érable.

Photo 3 : j’en mangerai une dizaine sans le moindre sens de culpabilité😁

Photo 4 : L’évaporateur. Il sert à réduire la sève récupérée des troncs des érables🍁 en teneur d’eau et concentrer le sucre dans celle-ci. Il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. La sève coule à flot au moins de mars de chaque année. Si le sirop continue à bouillir, on obtient la tire et le sucre dur.

©️Photos prises à la cabane à sucre « La Goudrelle » située à Mont-Saint-Grégoire.

Prendre soin de son coeur

Depuis un certain temps, mon cœur rebelle de saumon a l’air de bien aller. Il s’est ajusté en trouvant sa zone de tolérance.

Malgré tout ce qu’il a dû endurer lors des deux dernières années, il trouve toujours le moyen de maintenir son beat et de s’auto-régénérer. Incroyable comment cet organe simple est si sophistiqué, si complexe et si primordial à notre survie.

Il y a eu des moments où je pensais que la douleur allait le faire faillir. Une douleur émotionnelle accablante et perturbante. Elle est physique car on la ressent autant que n’importe quelle autre douleur et même plus.

Une sensation que le cœur est sur le point de déchirer notre poitrine et partir loin…

C’est violent!

Heureusement, cette douleur est éphémère. Elle diminue au fil des jours et finit par se dissiper.

Lors de mes pires déceptions amoureuses, je pensais que mon cœur allait me lâcher.

Il ne l’a pas fait. Son mécanisme de survie était aussi fort que la vie. D’après Nietzsche, « ce qui ne tue pas, rend plus fort ».

Les expériences douleureuses sont utiles voir nécessaires à notre dévelopment personnel. Elles font accroître notre force morale afin de pouvoir faire face à la vie avec plus de confiance et de contrôle.

Naturellement, je ne peux qu’approuver!! La preuve? Je suis encore là et plus solide émotionnellement qu’avant. La nouvelle MOI est plus forte, surtout plus résiliente!

Je me remets désormais plus rapidement des déceptions! La douleur demeure mais moins longtemps. Tu pleures un coup. Tu t’essuies les larmes. Tu te remets debout. Et puis tu t’en fous. Ta carapace finit par prendre de l’épaisseur pour te protéger.

À un moment donné, je m’en rappelle bien encore, je me maquillais les yeux avant de sortir travailler. J’ai vu le reflet d’une étrangère dans le miroir.

Mon cœur a pris plein la gueule en réalisant que c’était moi. Elle avait un regard fade, vide de vie. Cette étrangère n’était autre que ce qui restait de moi. Ce choc était positif car beaucoup de décisions et d’actions en ont découlé depuis dans le but de me retrouver.

Aujourd’hui, grâce à mon cheminement, je suis en paix avec moi-même. Je n’ai pas retrouvé mon ancienne moi, ce qui est parfaitement normal.

Je ne suis plus cette fille. Je suis qui je suis devenue aujourd’hui. J’aime mieux cette nouvelle version de moi qui est plus forte, plus zen, plus cérébrale, plus déterminée et plus joyeuse. Avant, je disais oui quand je voulais dire non.

Je passais l’intérêt et le bien-être de tout le monde avant les miens. Même des fois aux dépends des miens.

Personne ne viendrait te dire que tu devrais penser en premier à toi. On finit par prendre ce que tu fais aux autres par acquis. On développe des attentes envers toi. Tu te mets de la pression pour être à la hauteur de ces attentes.

Tu t’oublies. On t’oublie. Tu deviens ce que tu offres inlassablement.

Heureusement, j’ai brisé les chaines qui ont aliéné pendant de longues années la femme que j’étais. C’est hors de question d’accepter à nouveau ce que j’avais accepté dans le passé. Mon saumon sauvage ne se transformera jamais en un saumon d’élevage.

Mon cœur n’est plus susceptible d’être facilement manipulé car il a appris à la dure ce que c’est et il en a souffert.

Désormais, j’en prends bien soin sans nécessairement l’empêcher de s’ouvrir à l’amour, au vrai. Celui dans lequel je m’épanouis, j’éclos comme une rose méditérranéenne au printemps. Un amour sain tout simplement.

« J’ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité d’aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. En perdant, j’ai appris à reconquérir, non l’autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé. « Nina Bouraoui, Beaux Rivages

Le capteur de rêve

Je débute une série d’articles sur des sujets différents (amour, couple, célibat, famille, réflexions sur la vie…) que j’ai décidé d’intituler « Capteur de rêve ».

Selon les croyances autochtones, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d’envahir notre sommeil. Il agit tel qu’un filtre pour capter les songes envoyés par les esprits et garde les belles images de la nuit. Le capteur de rêve brûle les mauvaises visions lorsque les premières lumières du jour apparaissent.

Pourquoi « Capteur de rêve »?

C’est simple. Il est temps de passer au positif et de laisser tout ce qui est négatif et triste derrière moi. La saison des pluies ne peut durer toute une vie. Il est temps de regarder dans le bon côté, du côté où le soleil se lève et où ses premières lueurs brûlent mes peurs et mes angoisses.

Certainement, il y en aura encore car c’est ça la vie mais je ne resterai plus accrocher aux souvenirs douleureux du passé.

Je l’espère une série enrichissante et inspirante et si vous avez le goût d’y contribuer (en conservant vos droits d’auteur), faites-moi signe et ça me fera plaisir de vous publier sur mon blog.

J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous, une joyeuse fête de l’amour car l’Amour avec un grand A mérite d’être souligné mais aussi fêté à tous les jours.

« Vous êtes devenu, en un instant, le battement de mon Coeur. » Eric Reinhardt

https://youtu.be/71GlbSX_t60

Accepter la vie

À un moment donné, il faut cesser de voir que du négatif dans toute situation et de se lamenter sur son sort. Moi, la première, j’ai plongé, sans nécessairement le vouloir, dans une période de noirceur qui a grugé ma batterie et m’as mise à plat. Une période où je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et où je pensais sérieusement que j’étais vouée à la damnation éternelle. Que je n’allais plus jamais connaitre le bonheur ou simplement sourire à nouveau!

Ça n’a pas duré longtemps. Mon cœur de saumon s’est rebellé à nouveau pour me sortir de ce cercle vicieux capable de rendre fous. Comment pourrais-je accepter de vivre ainsi après s’être battue férocement pour retrouver ce que j’avais perdu au fil des années? Se résigner à ça, à cette étape? NON. Ça n’avait aucun bon sens!

Grâce à ma force intérieure et ma passion pour la vie, j’ai réussi à me remettre debout et à repartir à neuf sur de nouvelles bases établies par personne d’autre que moi. Mes lignes directrices à moi. Mes règles à moi. Mes conditions à moi.

Reprendre le contrôle de sa vie n’est pas une mince affaire. Au début, il y a toujours le risque de tout foirer et de s’enfarger dans les fleurs du tapis. D’échouer à trouver l’équilibre nécessaire sans perdre les pédales et la tête avec.

L’espoir d’une meilleure vie assure notre survie et nous protège de nous-même, de nos idées, de nos angoisses, de nos peurs. C’est ce qui nous aide à nous réveiller le matin et qui rend nos journées meilleures.

L’amour aussi, tout comme l’espoir, change notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nous pousse à offrir le meilleur de nous-même, à devenir une meilleure version de ce que nous sommes. L’amour au sens large du mot.

Mon amour pour mes enfants était la raison pour laquelle j’ai brisé l’emprise de ce cercle sombre sur ma propre vie et de poursuivre ma quête du bonheur. Je leur devais ce bonheur. En retour, leur amour m’a donné la force nécessaire à surmonter tout obstacle entravant ce processus.

Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, joyeuse et surtout en contrôle de tous les aspects de sa vie. Je suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Mais ce n’est pas fini. Il y a beaucoup de place encore pour l’amélioration.

« Je ne suis pas une femme heureuse, je suis joyeuse. Il y a une différence. Une femme heureuse n’a pas de soucis. Une femme joyeuse a des soucis, mais elle a appris à les gérer. » B.Sills

L’épanouissement et le cheminement personnels n’ont pas de date de fin sur un axe de temps. C’est continuel, jour après jour, défi après défi, jusqu’au dernier souffle. Avec l’âge et la maturité, les épreuves de la vie et les traits de caractère et personnalité, on apprend la résilience. On lâche prise et on choisit nos batailles.

Les personnes résilientes atteignent plus facilement leurs objectifs et sont capables de retrouver le bonheur plus rapidement. C’est la capacité de s’adapter aux grands changements de la vie et de les accepter en conservant une attitude positive.

Vivre des difficultés et des déceptions fait partie de la vie mais il faut aussi accepter et assumer de les vivre et de ressentir la douleur qui y est associée. Résister à cette douleur ne fait qu’aggraver la situation. Le deuil est une étape incontournable de la guérison émotionnelle. Exprimer ces émotions nous aide à évacuer cette charge qui pèse lourd à l’intérieur de notre être.

Revenons à l’amour. S’aimer avant tout est la pierre de base de toute relation. À partir de là, nous serons prêts à aimer convenablement une autre personne.

J’ai appris à m’aimer et être bien avec moi-même et dans ma peau. Ça n’arrive pas du jour au lendemain surtout si notre estime de soi et notre confiance en nous ont été ébranlés pour n’importe quelle raison.

Par contre, trouver LA personne qui nous mérite n’est pas toujours évident. J’ai vécu plusieurs déceptions à ce niveau et je ne suis plus prête à compromettre mon cœur encore une fois.

Je crois toujours à l’amour qu’il soit à un pas ou outre-mer et au-delà des frontières. L’amour me donne des ailes et des étoiles. Il me procure cette douceur réconfortante et ce sentiment d’être “at home”. La connexion spirituelle entre deux êtres est un fait réel, vrai et très puissant.

Ce parfait inconnu, au charme fou, de l’autre côté de l’océan est capable de vous faire vibrer à la puissance 220 plus que cette personne qui peut vous toucher sans qu’elle vous fasse battre des cils même. C’est la connexion dont je parle. C’est une sorte de communion des âmes. De l’amour désintéressé et inconditionnel.

Khalil Gibran s’est épris de l’écrivaine libanaise May Ziadeh pendant 19 ans de temps, sans même la voir et la toucher. Ils se sont écrits des lettres d’amour sur une base régulière. Ce n’était pas illusoire. C’était un VRAI amour qui a duré jusqu’à son dernier souffle. Un amour qui nous a légué un héritage littéraire d’une grande valeur.

Est-ce mon destin aussi? Est-ce pourquoi ça ne fonctionne avec personne? Le temps a la réponse à toute interrogation. Pour le moment, je respire cet air frais à pleins poumons et je rêve d’un inconnu qui m’aimerait un jour comme dans les contes de fées.

 » Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et la vivre avec passion. Perdre avec classe et vivre en osant… Parce que le monde appartient à celui qui ose. La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante …  » Charlie Chaplin

https://youtu.be/LHYoq44pmO4