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Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/

Qui sème, récolte!

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Le jour où je me suis présentée chez mon avocate pour signer mes papiers de divorce après une année de séparation physique, j’ai été offerte un nouveau poste dans un nouveau ministère. Une promotion!

Le ciel m’a fait un clin d’oeil!
Je me suis battue férocement au cours de cette année pour mes droits et ceux de mes enfants. J’ai tenu mon bout car j’y crois. Ça m’a coûté cher en frais judiciaires, en énérgie, en patience et j’ai réussi malgré tout. Je passais des nuits entières insomniaque car mon petit hamster courait et courait en essayant de trouver une solution à tous mes tracas.

Le jour où j’ai signé ces papiers, croyez-le ou pas, le mauvais sort s’est brisé. Les fleurs poussaient à nouveau dans mon jardin, les oiseaux lançaient leur plus beau gazouillement pareil à l’histoire de la « Belle au bois dormant » où le baiser du prince a brisé le sortilège et a ramené la vie dans la baraque.
Je sentais que la vie célébrait mon retour à elle. J’étais dans un état second. Je flottais sur un nuage de bonheur.

J’avais touché le bas fond du désespoir mais comme je savais que ça ne pourrait pas aller pire, je me disais que ce n’est qu’une question de temps avant que je commence à remonter la pente. En effet, une nouvelle vie, un homme merveilleux et une nouvelle job! J’ai aussi réussi à ramener mes enfants à moi après une sombre période pour eux et moi.
Cette année leur a appris à apprécier davantage la mère que je suis et à comprendre ce qu’une mère est capable de faire pour leur bien-être.

J’ai suivi l’exemple du roseau qui se penche au passage de l’orage et se redresse plus sûr et fier que le chêne qui malgré sa puissance évidente se déracine. La dernière année m’a appris la souplesse et la résilience et c’est le temps de récolter les fruits.

Deux leçons importantes à retenir après cette expérience :

1. Rien n’est garanti dans la vie. En un moment, notre vie bascule. On perd tout ce qu’on pensait éternel et avec, nos repères et notre identité. C’est la mauvaise nouvelle!
2. Cette situation n’est pas permanente. Par contre, il faut se battre avec toutes ses tripes pour ses principes, ses valeurs et ses croyances. La vie vous récompensera et vous compensera pour toutes les douleurs que vous avez ressenties, pour chacune des larmes que vous avez versées sur votre oreiller avant le sommeil.

Et là, après avoir goûté à la victoire, à la réussite, au vrai bonheur, à l’amour vrai qui ne vous mettra dans aucun doute de vous-même et de votre valeur, je suis prête à aller de l’avant et conquérir le monde. The sky is the limit!

Mes bras seront grand ouverts pour quiconque a besoin d’être soutenu, aimé et accompagné dans sa bataille, quelque soit sa bataille. Je ne vous fermerai jamais mes portes comme on me l’a fait, des fois! Je ne vous jugerai jamais comme on m’a jugée aussi, des fois! La vie m’a offert et c’est à mon tour d’offrir!

« C’est toujours la Passion qui dévoile à une femme son caractère, c’est toujours dans l’Amour et dans la douleur qu’elle atteint sa véritable mesure. »

Stefan Zweig