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Et puis un jour, il y a eu Nous…

S’aimer et se le montrer,
S’accrocher au bonheur,
Dans nos coeurs chauds l’inviter,
Et faire de lui une de nos belles valeurs.

Il y a longtemps, il nous a fuis,
On l’a pourchassé à tout prix
Même tout espoir évanoui,
Il ne nous restait que de l’agonie.

Et puis un jour, à force d’y croire,
Il a réussi à nous posséder
Et de nos tristesses, a fait gloire
En semant une victoire dans nos âmes attristées.

Venu le moment où astres et planètes se soient alignées,
Et notre rencontre divinement orchestrée,
Afin que nos vieilles âmes prédestinées,
Puissent goûter à la félicité.

Mon coeur a reconnu le tien.
Impatiemment, il l’attendait.
Ton coeur a fait signe au mien,
Comment pouvait-il lui résister?

Il t’a rêvé tant de fois,
Dans le chaos de mes cauchemars et émotions.
C’était ton doux sourire parfois
Qui redonnait à ma foi sa définition.

Tu promettais un amour imprégné
De soupçons de douceur et de tendresse.
L’homme de coeur et d’esprit que tu es,
M’a conquise avec tant d’allégresse.

La distance n’est pas une entrave,
Pour nos deux coeurs battant à l’unisson.
Malgré que le manque de lui est grave,
Je ne laisserais jamais tomber notre belle passion.

Et puis un jour, il y a eu Nous.
Un « Nous » répété comme un mantra.
Un « Nous » éblouissant tel un bijou,
Un « Nous » portant notre exaltante aura.

Pendant des années j’ai attendu que ma vie change…

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change, mais maintenant je sais que c’était elle qui attendait que je change. » Depuis ce moment, rien n’a plus été comme avant. La fille qui était en attente après sa vie n’existe plus. Elle a disparu pour laisser place à une nouvelle qui a compris que c’était elle-même qui devait changer afin que sa vie change et qu’elle puisse poursuivre son chemin. Je maudissais mon sort sans toute fois entreprendre des démarches me permettant d’être heureuse et épanouie. Je priais pour un miracle. Je patientais. J’avais peur aussi. J’ai fini par prendre mon courage à deux mains et renverser la situation afin de reprendre les rennes de ma vie en main. Pourque le changement puisse se faire, une période de chaos positif et transitoire est inévitable. C’est dans cette période où tout se passe. Tout se décide. Soit qu’on se décourage et qu’on lâche prise puis on finit par rester dans notre zone de simili-confort à se plaindre, soit qu’on se batte pour ce qu’on voudrait en établissant une feuille de route et un plan.

Pour ce faire, nous devons changer notre façon de faire, notre façon de voir la vie, notre attitude vis à vis tout ce qui nous entoure. On entend souvent dire que pour avoir des résultats différents, il faudrait adopter des moyens différents. Ça inclut changer ses habitudes, accepter de laisser derrière certains comportements et développer de nouveaux.

Par contre, il ne suffit pas seulement de changer ses habitudes, il faut être capable de maintenir ce qui a été mis en place et de l’entretenir au quotidien car c’est plus facile de faire marche arrière vers ce qui nous est familier que de travailler fort pour acquérir ce qui est nouveau. Ça m’arrive encore de choisir le chemin facile lorsque je me sens submergée par toute sorte d’émotions et par la fatigue. Je me ravise rapidement et je fais une introspection pour comprendre la raison qui me pousse vers mes anciens plis.

C’est important de s’encourager en se rappelant de tous les exploits réalisés et par la suite, éprouver de la fierté de ce qu’on est capable d’atteindre. Il ne faut pas minimiser l’impact de l’autovalorisation sur ce processus. On l’oublie souvent. On a même tendance, malheureusement, à s’autoflageller au lieu d’être notre premier allié. Il faudrait simplement être diligent avec nous-même et se donner la chance de bâtir, un jour à la fois, une charpente solide nous permettant d’avoir une vie différente et meilleure.

«  Ne compte sur personne pour créer ton bonheur, tu dois le construire toi-même. Trouve en toi la force d’avancer, la force d’y croire. Quelles que soient les difficultés rencontrées, ne baisse jamais les bras, persévère, donne-toi les moyens de vivre au lieu de survivre. » Alexandra Julien

Aller au bout de mes rêves

Je suis une rêveuse. Je l’ai toujours été. Depuis mon plus jeune âge, je m’évadais loin dans ma tête. Je rêvais de grandes villes, de gratte-ciels, d’édifices aux grandes colonnes sculptées, de limousines, de tailleurs chics et de talons hauts.

Je rêvais en parallèle d’aller faire le tour du monde en sac à dos, coucher dans les hôtels de jeunesse, faire le pouce pour voyager d’une ville à l’autre. Découvrir de nouveaux pays, apprendre sur de nouvelles cultures, échanger dans la rue avec les habitants de chacune des villes, goûter à leur cuisine, vivre leur mode de vie le temps de mon séjour parmi eux.

Je rêvais de devenir guide dans les Himalayas et vivre parmi les sherpas pour pouvoir m’abreuver au quotidien de la beauté sauvage de cette montagne et du silence absolu dont mon âme a besoin pour se ressourcer.

Je rêvais de mers à l’eau turquoise, de plages aux coquillages nacrés, de forêts et de clairières, de lacs, de champs de fleurs à perte de vue, d’horizons bleu marine, de couchers de soleil à la couleur des fleurs de grenadiers.

J’ai l’âme d’une gitane et le coeur d’un saumon sauvage. Jeune, la lecture me permettait de m’évader à ma guise et l’écriture d’écrire mes évasions mentales au bout du monde. À la fin de mes études secondaires, je savais déjà dans quel domaine je voulais étudier. Et en rencontrant une conseillère en orientation, j’ai eu la confirmation que j’étais bel et bien sur le bon chemin : Science politique et administration publique avec une mineure en relations internationales. J’avais le profile pour ça. Je rêvais de devenir ambassadrice!!! Un très grand rêve pour une fille de 17 ans.

J’ai passé avec succès l’examen d’entrée pour l’Université Américaine de Beyrouth. Une des plus prestigieuses universités de la région, une « chef de file » des établissements éducatifs. De plus, j’ai obtenu une bourse qui couvrait 50% de mes frais de scolarité pendant toute la durée des études. À ma deuxième année, j’ai obtenu une deuxième bourse qui couvrait les 50% qui restaient. J’ai pu donner un répit de paiement d’un an à mon père.

Au moment où j’ai obtenu mon BAC, un concours de la fonction publique libanaise s’était ouvert pour engager des employés au ministère des affaires étrangères et notamment dans les ambassades et consultats libanais autour du monde. C’était la carrière dont je rêvais. Ma chance enfin arrivée! Je postule. On accepte ma candidature pour passer le concours. L’examen psychologique (oral) à faire passer aux candidats, par un jury de 20 personnes, était la première étape du processus. À ma grande surprise et joie, je l’ai réussi. Je m’approchais un pas de plus de mon but. Le deuxième examen, c’était l’écrit. Au moment où je commençais à me préparer, j’ai rencontré (ou recroisé) un homme (qui était un camarade d’école perdu de vue). Le courant est passé assez vite entre nous, les papillons et tout le kit. J’ai perdu ma concentration sur l’examen et mon intérêt s’est retrouvé vite ailleurs.

Mon choix était fait : j’ai accepté de fonder une famille avec lui. Mon rêve était mise en veille. Il revenait de temps en temps mais je le retournais dans sa tanière. Ma famille était ma priorité. Mais au fond de moi, j’étais insatisfaite. Il y avait une graine qui essayait de germer. Une chrysalide qui voulait sortir et se faire des ailes. J’étouffais silencieusement. Je n’ai pas pu obtenir la carrière de ma vie et ma vie familiale se dégringolait. 14 ans plus tard, plus de famille unie, plus de rêves. Mon mariage était officiellement fini. Impossible de ressusciter un mort. J’ai quitté ma maison, mon mari et tout ce que j’ai bâti pendant de longues années. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule avec trois enfants à raison d’une semaine sur deux. Je suis devenue une maman à temps partiel ou encore une maman monoparentale. C’était le 1er juillet 2016. La journée du déménagement dans notre belle province. C’était aussi la fête du Canada. Un jour assez mémorable dans ma vie!

Plus d’excuse, le rêve n’attendait qu’à fleurir. Un concours de la fonction publique m’a menée dans un nouveau ministère et m’a permis d’obtenir une promotion. Ce qui m’a aidée à améliorer ma situation financière de femme célibataire ayant la garde partagée de ses trois enfants.

Ce n’était pas assez pour satisfaire mes ambitions. J’étais encore loin de ce qui correspondait à mes aspirations professionnelles. J’ai vu de nouveaux concours qui m’intéressaient. J’ai soumis ma candidature, je les ai passés et…les trois concours RÉUSSIS!!! Mais ce n’était pas tout. Un de ces trois concours était celui de mon ancien rêve. Celui que j’ai laissé tomber au Liban il y a 16 ans. J’ai réussi le concours de « Conseillère en affaires internationales ». Le volcan latent en moi s’est réveillé. Ma chrysalide s’est métamorphosée en papillon aux ailes fortes, capable de voler haut. Mon saumon sauvage est retourné à la source, contre vents et marées, et à contre courant.

J’ai toujours su qu’à l’intérieur de moi, il y avait un feu qui ne dormait jamais. Des fois, il me brûlait et d’autres fois, il me réchauffait. Avec le temps et les expériences de la vie, j’ai appris à le dompter et à le doser. C’est grâce à ce feu-là que je vis à la puissance 220, que je vibre aux rythmes de la vie et que je rêve sans limite. On dit que si « tu peux le rêver, tu peux le faire ». Je l’ai rêvé et je suis sur le point de récolter les graines que j’ai semées au cours de ma vie. Il n’y a rien qui m’arrêtera, rien qui me fera peur. J’ai surmonté les pires des peurs. Je me suis battue pour des acquis que je devais avoir naturellement. Je me suis battue pour être là, aujourd’hui : une femme forte, heureuse, épanouie et en contrôle de sa vie.

C’est le modèle que j’offre à mes trois enfants. Mes valeurs aussi. Il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Notre bonheur, on le fait nous-mêmes. On trace notre destin à travers chaque geste qu’on pose au quotidien. On doit être visionnaire, rêveur mais aussi proactif. On doit faire confiance à la vie et à nos propres moyens surtout.

Les morceaux du puzzle tombent à leur exacte place. Mon chemin se pave pour me conduire vers une belle destination. Je retire les entraves et les bâtons qui bloquaient mes roues et avec toutes les pierres qu’on m’a mis en cours de route, je suis entrain de bâtir une passerelle, drette vers mon rêve….

Confidence de l’aube…

La vie est très bien faite. Tout fonctionne selon un plan bien défini qu’on ne connait nécessairement pas. Elle t’ôte quelqu’un mais t’offre un autre, qui est meilleur pour toi. Elle te prive de quelque chose pour te donner autre chose, de mieux.

Lorsque nous ne comprenons pas le pourquoi, nous avons tendance à la maudir pour nos pertes. À nous rebeller contre elle. Alors que, dans le fond, elle nous enlève ce qui ne nous convient pas. Ce qui n’est pas dans notre intérêt ou pour notre bien.

Après quelque temps, lorsque la poussière aurait tombé, nous sentons un soulagement, un fardeau qui a été retiré de nos épaules. Telle ou telle personne qu’on a pleuré sa perte nous alourdissait la vie et nous rendait malheureux (des fois sans le savoir). Telle chose que nous n’avons pas pu obtenir allait peut-être nous endetter plus (à titre d’exemple) ou n’allait pas nous servir à ce qui nous est utile. Même chose pour la job.

En amour, j’ai fait toutes les guerres possibles pour être là où je suis aujourd’hui. J’ai perdu plus que j’ai gagné. La perte était toujours douleureuse mais reste surmontable. Rien qui ne peut empêcher de vivre et continuer d’apprendre. Je me questionnais souvent sur ce que chacune des pertes devait m’apprendre sur moi. Là après tant, je réalise pourquoi. Aucune de ces personnes n’a été faite pour moi.

À un moment donné, j’étais en état de colère suivie de peine. Je me répétais “pourquoi je ne peux vivre ce que les autres vivent”. Ça devenait comme une mantra.

La vie me préparait pour ce qui est de meilleur pour moi. Elle me préparait pour être une meilleure femme pour l’homme de ma vie. Tous ceux passés dans mon petit monde ont ajouté un petit quelque chose, chacun à sa manière pour faire de moi ce “patchwork vivant”(un terme que je trouve rempli de sens), la femme que je suis aujourd’hui.

L’homme de ma vie…. Il a l’air de quoi? Comment est-il différent? Comment peut-on savoir d’avance que c’est LUI?

Lorsque cette petite voix au fond du ventre ne déclenche pas l’état d’urgence. Lorsqu’elle ne sème pas le trouble dans ta tête et le doute dans ton coeur au point que tu veuilles prendre la fuite. Lorsqu’elle te dit, pour la toute première fois, de ne pas foirer cette fois-ci et de bien agir. Et finalement, lorsqu’elle te chuchote doucement “enfin il est là!”.

Ceux qui ne croient pas à la voix ou qui ne sont pas habitués à l’écouter assez attentivement pour détecter ce qui cloche (ou pas) diront que je délire. Que je vais trop vite. Que je suis intense (ben oui je le suis!!!). Leur problème!

En effet, cet homme-là existe bel et bien mais lui aussi, avait son cheminement à faire. Ses expériences à vivre. Ses leçons à apprendre. Il est tout ce qu’il est à cause de ça. Chaque femme qui a croisé son chemin a rajouté son grain de sel et lui a appris quelque chose sur lui. Elles l’ont préparé pour devenir l’homme de ma vie.

Comment pourrai-je en être aussi certaine? Je ne sais pas mais je le ressens. Il me dit que je suis la version féminine de lui! Ben j’ai ressenti la même chose. Il est la version masculine de moi.

Il sort du lot. Il se démarque. Il a compris assez tôt que pour accéder à mon monde, il faut commencer par me rassurer. Il faut gagner ma confiance. Il ne faut laisser AUCUN doute planer dans mon cœur par rapport à ses intentions envers moi.

Lui, contrairement aux autres, il l’a compris! Ma petite voix est satisfaite, voire heureuse. Elle veut prendre congé pour me donner un répit et me laisser explorer cet homme sans crainte. Lui donner la chance de m’apprivoiser à la façon du Petit Prince avec le renard. Un jour à la fois. Un peu à la fois.

Je n’énumèrerai pas les qualités de cet homme aujourd’hui. Par contre, je sais, au plus profond de moi, que je n’aurai plus jamais peur avec lui à mes côtés. Il sera ma famille, mon pays et mon Nord. C’est ça qu’être l’homme de la vie d’une femme…

« Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout, ou rien du tout. » R.J ELLORY

https://youtu.be/tYXWc2oBBcE