Étiquette : moment présent

Mon journal de gratitude #9

Et voilà pour la 9ème semaine, j’enchaine avec mon journal de gratitudes. Un excercice que j’attends impatiemment et je le fais d’une façon assidue pour le bien fou que ça me procure. Je ne pensais pas que dire simplement merci pour des moments que je prenais pour acquis avait cet impact sur ma vie et sur ma paix intérieure. On dirait que je suis plus satisfaite, plus heureuse et plus légère. Un changement intérieur s’est opéré en moi et ceux autour de moi, qui me côtoient, l’ont ressenti. Ça se ressent aussi à travers mes mots, ça je sais car on me l’a souligné.

Je n’ai jamais été aussi bien dans ma vie qu’en ce moment présent. J’ai beaucoup de soucis comme tout le monde mais je deal avec différemment maintenant. Je suis en mode solution plus qu’en mode « lamentation ». Et quand je suis submergée d’émotions, je me dis STOP, je prends du recul et je fais REWIND pour me reprendre et changer de perspective.

Dans une ancienne vie, j’étais soit NOIR ou BLANC. Trop « by the book« . Le temps et les expériences (difficiles) de la vie ont forgé mon caractère et ont adouci mon tempérament. Je me surprends moi-même entrain d’analyser les situations avec plus de latitude et je me rends compte de ma flexibilité. Ça m’a enlevé tout un poids. Je ne résiste plus. Je suis devenue comme l’eau qui coule facilement et contourne, au besoin, les obstacles au lieu de s’obstiner pour les tasser de son chemin.

Donc, pour ce dimanche (encore gris et froid), je suis reconnaissante pour :

  • Les merveilleuses personnes que je côtoie que ce soit au travail ou à l’extérieur. Chacune, à sa façon, rajoute son grain de sel dans ma vie.
  • Tous les commentaires que je reçois par rapport à mes textes. Savoir que je peux influencer positivement et diffuser de l’espoir, ça me fait chaud au coeur. C’est ça l’idée derrière mon blog et je suis contente de rester cohérente et en harmonie avec mon message qui est : « La lumière est au bout du tunnel!« . C’est facile de déraper en écriture mais j’essaie de maintenir l’essentiel que je veux faire parvenir à ceux qui me lisent. Merci!
  • Chéri, qui me fait sentir, continuellement, belle, aimée, désirée et importante.
  • La superbe soirée d’hier en famille (et chéri). On a beaucoup ri, jusqu’aux larmes. Il y avait beaucoup de complicité et de la joie de vivre. Ça m’a fait tellement du bien!
  • Du temps de qualité que j’ai passé avec mon fils en faisant un essai de soccer. Je me suis sentie comme une gamine de 10 ans, entrain de courir après le ballon sur le terrain de foot. Il n’a cessé de me répéter qu’il était content et qu’il m’aimait.

La moitié du mois d’avril est faite, on s’en va de plus en plus vers l’été et la planification des vacances. Malgré le froid que nous vivons encore au Québec, ces pensées réchauffent le coeur.

Vivons le moment présent et soyons heureux et reconnaissants!

Éviter le tapage mental : lâcher prise

À force de vouloir se retrouver, on finit par s’égarer. À force de vouloir forcer les choses, on les perd. C’est pareil à l’amour. Plus on lui court après et plus il s’éloigne. Le vrai secret du bonheur est simple : lâcher prise et faire confiance…à la vie!

C’est un apprentissage à faire. En fait, c’est un des plus importants. Vouloir tout contrôler est épuisant et ne garantit aucun retour. Par contre, il garantit une vie assujettie au stress et à la pression! C’est totalement démoralisant à la longue et l’effet néfaste du stress n’est pas juste psychologique mais mental et physique également. Vous le savez et je ne vous apprends rien de nouveau.

Qui ne voudrait pas avoir du contrôle sur le moindre détail de sa vie? La bonne nouvelle, on n’a pas besoin de le faire car la vie s’en charge. Laisse-la alors agir en chef d’orchestre. La moins bonne nouvelle, on ne peut pas contrôler « avoir le contrôle » tout le temps. C’est ben correct!

Comme je l’ai dit dans un texte précédent, il y a un plan pré-établi et tout s’exécute en fonction. Ce qui est du pour arriver, arrivera quoi qu’on fasse (ou pas).

« Lâcher prise, c’est accepter ses limites, c’est arrêter de se battre au détriment de son équilibre, de son intégrité et de sa liberté. » Nathalie Dinh

À cause de ma nature de perfectionniste, j’avais tendance à vouloir trop creuser, trop planifier et trop contrôler le cours des événements. Heureusement, j’ai laissé tomber 50% de mon perfectionnisme « stressant, qui ne mène pas loin ». L’autre 50% est gérable.

Par conséquence, j’ai renoncé à ce qui entrave mon cheminement et j’ai conservé ce qui contribue à mon avancement tout en me laissant le plaisir de « perfectionner sans stress ».

Mon ménage n’est pas fait à la perfection? pas grave, personne n’en mourra. Mon gâteau est un peu dégonflé? Il est bon pareil. Je n’ai pas eu le temps d’appeler pour prendre un RDV pour changer la couleur de mon vernis? J’appelerai demain. Entre temps, si je trouverais mon prince charmant, je ne croirais pas qu’il prendrait la fuite à cause de mon vernis du pour être changer. C’est des exemples simples de ma vie personnelle.

À une certaine époque, c’était des sources de stress incroyable. J’ai appris à gérer ce genre de situation mais aussi des situations plus décisives dans ma vie en…lâchant prise.

Ne plus vouloir forcer les choses, c’est un apprentissage en cours… L’impatiente en moi veut avoir des résultats rapides et finit par se planter ben solide. On revient à la théorie du lâcher prise et de faire confiance à la vie. Et que forcer les choses ne fait que s’efforcer à vivre avec des émotions négatives et de la frustration.

Gérons ce qu’on peut gérer et pour le reste : lâchons prise…de toute façon, il n’y a rien à faire. S’inquiéter n’enlèvera pas les problèmes futurs, il fait juste t’enlever ta paix intérieure au moment présent. C’est l’ennemi du bonheur!

Et pour terminer, il est toujours bénéfique de se rappeler de la prière de la sérénité afin d’avoir la sagesse de reconnaitre ce qu’on peut changer et ce qu’on ne peut pas!

« Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence. »

Mon journal des gratitudes #6

La vie ne cesse de nous surprendre et de nous apprendre de nouvelles leçons à chaque jour. On est dans un processus d’évolution continuelle que j’appelle affectueusement « cheminement« . C’est grâce à ce cheminement qu’on est capables de laisser derrière nous ce qui ne nous est plus utile et qui encombre notre avancement. D’accepter ce qu’on ne peut pas changer. De devenir « résilient« . Cheminement et résilience vont de pair ensemble. Des inséparables.
Au fil des jours, on continue à avancer de plus en plus léger, tout en prenant conscience de ce dont on se débarrasse. Par pur choix et parfaite conscience, on laisse telle ou telle chose derrière nous. Mais aussi, telle ou telle personne qui ne contribue pas et/ou plus à notre épanouissement. Qui nous ralentit dans notre quête du bonheur et qui dérange notre paix intérieure.

Dans mon processus personnel, j’ai appris à lâcher prise, à exprimer mes ressentis, à nommer les choses, à dire NON, à m’écouter et….à dire, de plus en plus, MERCI. Merci à la vie pour ce que je suis devenue et pour tout ce que j’ai aujourd’hui.

Sur une échelle plus petite, sur le court terme, semaine par semaine, je continue à remercier la vie pour ce qui me rend heureuse. Cette semaine (encore pour la 6ème fois), je suis reconnaissante pour :

  • La bénédiction d’être en santé, mes enfants et moi.
  • La merveilleuse semaine passée avec les flos. On a beaucoup ri et échangé ensemble. Ils m’ouvrent leur coeur et me partagent tout ce qui s’y trame. Je suis fière et honorée de cette confiance qu’ils m’accordent. Ça me rassure que je suis sur le bon chemin avec ce que je fais en tant que mère célibataire.
  • La soirée aux chandelles à distance en bonne compagnie avec une belle conversation.
  • On a eu droit à une semaine de soleil malgré le froid. Ça fait du bien de voir de moins en moins du blanc partout. De ne plus devoir pelleter mes marches, devant chez moi et déblayer mon auto.
  • La belle ambiance au travail.
  • La complicité que j’ai avec plusieurs personnes et surtout avec ma Maud. Toujours un plaisir de se parler au téléphone et par textos. De se lire et se commenter. De dire sincèrement ce qu’on pense. Ça n’a pas de valeur.
  • L’assurance que mes filles ont gagnée. Je me suis tue pendant de longues années, je n’ai pas défendu mes droits et j’ai perdu sur toute la ligne. J’apprends à mes filles à ne pas avoir peur de s’exprimer, à s’assumer et à être elles-mêmes. Je ne fais que leur dire de s’exprimer librement.
  • Hier, nous avons passé une belle journée ensemble. J’ai brunché au resto avec ma plus grande, en tête à tête. Et par la suite, mes deux autres ont voulu se joindre à nous. Donc, on a fait un mini roadtrip et visité une cabane à sucre pour déguster de la tire d’érable sur la neige. Je vous partage quelques photos :

Photo 1 : La tire d’érable bouillante étalée sur de la neige qu’on amène de l’extérieur.

Photo 2 : À l’aide d’un bâton, on roule la tire gelée pour faire un suçon à l’érable.

Photo 3 : j’en mangerai une dizaine sans le moindre sens de culpabilité😁

Photo 4 : L’évaporateur. Il sert à réduire la sève récupérée des troncs des érables🍁 en teneur d’eau et concentrer le sucre dans celle-ci. Il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. La sève coule à flot au moins de mars de chaque année. Si le sirop continue à bouillir, on obtient la tire et le sucre dur.

©️Photos prises à la cabane à sucre « La Goudrelle » située à Mont-Saint-Grégoire.

Puis c’est comme ça…

On m’a conseillé de ne pas trop m’exposer. De ne pas me mettre autant à nu car ça compromet tout début d’une « relation ». Ça met en danger mon image.

Mon point de vue est différent. Si parler en toute transparence, si être authentique et vraie compromet. Je suis partante. Je n’ai pas peur de m’exposer, encore moins d’être moi-même, sans filtre, sans voile. Notre monde est devenu trop fake, trop apparences. On veut bien paraître. On veut montrer une vie parfaite. Le couple parfait. Les enfants parfaits….alors qu’en vraie vie, on est loin de l’être!

——————————————–

Il y a des jours plus difficiles que d’autres où l’on a l’impression de reculer au lieu d’aller de l’avant. Encore pire. Il me semble que tous les mini pas faits vers l’avant n’ont servi à rien. Peine perdue. Je retourne à la case départ, à la première marche de l’échelle.

Ce soir, l’envie de jouer à la femme forte et invincible ne me tente vraiment pas. Les fantômes du passé me hantent à nouveau. Le doute regagne mon cœur fragilisé par la douleur que la vie m’a imposée contre mon gré. Je n’ai pas l’énérgie non plus de me battre contre mes peurs et mes appréhensions. Je les laisse gagner du terrain cette fois-ci.

Ce que j’aimerais, ce soir, un câlin rempli de tendresse. Une caresse effaçant ma tristesse et apaisant mon angoisse et mes doutes. Un regard affectueux me ramenant en douceur au moment présent. Je ne veux pas me perdre dans ma tête mais plutôt me retrouver dans mon cœur.

Le manque de sommeil et la fatigue n’aident pas ma cause. Mille et une pensées mijotent la nuit à l’intérieur de mon cerveau et font jaillir une gamme d’émotions me laissant perplexe face aux questions existentielles de la vie. Ma vie. Pourquoi la nuit? Putain, pourquoi?!

Je commence à apprécier ma vie de célibataire. Le calme, le prévisible qui viennent avec. J’ose croire que c’est l’âge. Les premiers signes de vieillissement? Aucune espèce d’idée!

Et pourtant, je ne suis pas prête à renoncer à mon cœur bohémien. Un peu fou. Un peu indépendant. Trop saumon, aux gênes sauvages. Mon coeur qui veut aimer et être aimé…

Je suis faite pour ressentir les vagues qui agitent mon âme. De sentir tout mon être vibrer de vie. Mais c’est quoi ce qui me prend ce soir de vouloir tout lâcher et m’enfermer dans ma petite bulle réconfortante? Rassure-moi, s’il te plaît, dis-moi que tu tiens, un peu à moi. Juste un peu. Ça fracassera ma bulle et me ramenera à toi!

La nuit dernière, j’ai fait à nouveau le même rêve. Je suis laissée dans un endroit qui m’est inconnu et ce visage familier qui me laisse seule et ne se retourne pas à mes appels. Je me suis réveillée avec un sentiment d’abandon et d’extrême solitude. C’était étouffant!

J’ai traîné ce feeling toute la journée avec moi. Je me suis forcée à garder mon sourire habituel et mon air désinvolte, léger, joyeux.

Contre marées et vents, j’ai réussi à passer à travers la journée. Mais le coup de barre je l’ai ressenti en débarrant la porte d’entrée, chez nous. De toute évidence, mon système me parle. Il faut que je pense plus à moi et à mes besoins. Demain, c’est un nouveau jour. Une nouvelle naissance. Un nouveau départ.

Et comme ma confidente et mon amie d’outre-mer me répète souvent, la nuit porte conseil. Couche-toi et ne pense à rien….

« Ne me dites pas de ne pas pleurer. De me calmer. D’être moins excessive. D’être raisonnable. Je suis une créature émotionnelle. C’est ainsi que la terre a été créée. Que le vent continue à polliniser. On ne dit pas à l’océan Atlantique de se contrôler. » EVE ENSLER

https://youtu.be/ItXN84SLxMA