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Tu es où tu devrais être

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Ce blog a vu le jour il y a quelques mois dans le but de raconter un vécu, mon vécu à moi mais qui n’est pas différent de celui du commun des mortels.
La seule différence c’est dans la façon dont chaque personne exprime ses sentiments et ses émotions.

Certains dessinent, d’autres sculptent, d’autres encore chantent…moi, j’écris.

J’écris en laissant mon cœur parler. J’écris en toute transparence. J’écris ma joie comme ma tristesse, ma paix comme ma tourmente, mes forces comme mes faiblesses. Sans aucun filtre.

Je ne me cache pas derrière un mur d’apparences superficielles ou de prétentions dans le but de montrer une vie parfaite. Ma vie ne l’est pas en tout cas mais elle est juste ‘parfaite’ à mes yeux et je vais vous dire pourquoi.

Ceux qui m’ont côtoyée réellement ou virtuellement, connaissent mon parcours. D’ailleurs, j’en ai parlé aussi dans plusieurs de mes articles. J’ai mené des combats féroces pour être où je suis en ce moment.
Je me suis battue pour pouvoir m’exprimer librement, sentir et ressentir librement…pour pouvoir vivre selon mes valeurs et en cohérence avec qui je suis.

Après tout ce que j’ai traversé, je ne peux plus et ne pourrai plus me contenter de peu. D’une vie ordinaire, de relations amoureuses médiocres, d’amitiés fades, de personnes incapables de brasser mon intérieur à la puissance 20 ou de conversations superficielles.
D’où mon incohérence des fois : ne pas vivre selon qui je suis et me convaincre du contraire!

J’ai appris à me connaitre mieux au fil du temps. Je suis parvenue à un constat incroyablement intéressant qui explique mes montagnes russes dans certaines situations.

Aussitôt que je m’oblige à me « conformer » à l’une de ces situations et à essayer de me « normaliser » avec, mon système se rebelle.

Désormais, ce sera mon fidèle indicateur.

Il me parle et me demande de rectifier le tir lorsque ce qui se présente n’est pas en harmonie avec mes convictions. Tout moi se met en mode combat pour chasser l’intrus.

Ces émotions contradictoires (vouloir et refuser) créent une instabilité qui se réflète sur mon comportement et mon attitude envers le monde externe. Mon coeur et ma tête n’arrivant pas à s’entendre, les émotions prennent le bord et c’est la pagaille totale.

Je sais désormais que lorsqu’une situation pareille se présente, il faut que j’écoute mon intuition qui ne m’a jamais trompée à date. Elle me permet de retourner à la source et de retrouver mes repères.

Je voulais cesser temporairement d’écrire après m’avoir mentionné que mes textes étaient remplis de lourdeur et ça dérangeait de voir défiler « la négativité de mes émotions » sous les yeux.
J’ai pris alors du recul pour essayer de comprendre le sens et la pertinence de ces mots. Et après avoir discuté avec un ami très proche, j’ai réalisé que rien, ni personne ne m’arrêtera d’écrire et de m’exprimer.

L’argument de mon ami était que la raison pour laquelle les blogs sont populaires c’est parce qu’ils sont faits par de vraies personnes avec de vraies histoires. Contrairement à ce qu’on retrouve sur internet.
Plusieurs lecteurs s’identifient à eux et s’y reconnaissent dans ce qu’on vit. Le blogueur met des mots sur des pensées ou des émotions que les autres ne sont pas capables d’exprimer, de verbaliser ou même définir!!!

Ma colère contre moi-même aurait pu détruire une partie du cheminement que je fais. La colère dont je parle, c’est d’avoir permis à un commentaire négatif de m’influencer et m’envoyer drette dans ma bulle isolée. Cependant, du moment où l’on comprend cette émotion, la contrôler devient moins compliqué. Un processus que j’apprends à chaque jour. La colère n’est pas toujours négative. Tout réside dans la façon dont elle est canalisée et dans le but visé pour son utilisation.

Sur ce, j’ai pris la décision de reprendre l’écriture qui est en soi, une thérapie et un moyen de connection avec mon monde intérieur.
Si l’intensité de mes émotions dérangent, je n’y peux rien malheureusement. Ça fait partie du « 50% que je ne contrôle pas! ».

Donc, au prochain article…

L’echo des souvenirs

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J’avais fini ma journée de travail et je revenais chez moi. Je roulais sur l’autoroute en écoutant une toune de Noël, ‘Driving home for Christmas’ de Chris Rea et comme à chaque fois, le cœur me leva.

En route, je pensais à tous ces moments où la famille se réunissait autour de la table le soir pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée. Une famille typiquement méditerranéenne…

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans l’amour. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on était. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi.
Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement en cette période des fêtes.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. Ce soir, c’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me fait palpiter le cœur de bonheur malgré le risque élevé de devenir nostalgique, même très nostalgique. J’entendis à nouveau l’echo des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de ma soupe préférée.

Un feu brûlait dans la cheminée. Ce soir, on faisait griller des marrons en regardant pour la centième fois « Home Alone ». À chaque fois, ça nous faisait rire comme la première fois.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient encore là sur la table basse de mon petit salon campagnard. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur.

C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à quelqu’un qui m’aimait pour vrai et facilement. Qui ne laissait aucune trace de doute dans mon cœur.

“Les bras de l’amour vous contiennent avec votre présent, votre passé, votre avenir, les bras de l’amour vous rassemblent.” ~ Antoine de Saint Exupéry

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec l’être cher.

Dans quelques minutes, j’arrive chez moi. Ça va être froid et vide. Je vais être seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin me tiendra sûrement compagnie, encore ce soir.
Probablement que j’écouterais en boucle ‘Last Christmas’ de Wham.

J’aurais voulu que tu sois là. Que cette famille qui me rendait heureuse puisse se reconstituer différemment pour devenir la nôtre. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux.

Un jour…qui que tu sois…