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De retour…

À vrai dire, écrire m’a beaucoup manqué. Mais cette pause était nécessaire. J’avais besoin de m’éloigner pendant un certain temps pour retourner au neutre. Je me connais désormais et je m’écoute. Je capte les signaux envoyés par mon système et je m’ajuste. Ce recul m’a permis de voir plus clair, de comprendre certaines choses en lien avec les relations “virtuelles” ainsi que ce monde qui est un couteau à double tranchant.

Bref, ce n’était pas juste ça la raison pour laquelle je me suis éloignée. Il y a eu aussi la fameuse grippe du type Influenza qui m’a mise KO et qui s’est transformée en sinusite donc des migraines et de la congestion à ne plus en finir.

L’inspiration n’était plus au RDV non plus…par contre, elle revient tranquillement (pas vite!)…

J’ai beaucoup réfléchi au cours que ma vie avait pris récemment et j’ai réalisé que j’investissais mon énérgie dans les mauvais endroits et sur les mauvaises personnes qui sont incapables de rendre la moitié de ce que je donnais. Comme le commun des mortels, j’ai tendance (encore des fois) à m’oublier et à prioriser les autres. Surtout à traiter les autres comme j’aimerais être traitée mais ce n’est pas toujours évident avec ceux qui prennent sans retour. Ils nous vident tel qu’un aspirateur à énérgie. Un drain, quoi! C’est encore plus difficile si t’es, comme moi, quelqu’un qui se donne à fond, offre son 100%, ne fait jamais les choses à moitié!

Donc ces quelques jours de détox du blog ont été fort utiles pour remettre les pendules à l’heure, pour réfléchir à plusieurs aspects touchant à ma vie.

Au cours des derniers mois, je me suis permise d’avoir la tête dans les nuages, de rêver en rose de poésie et de prose, de croire en la magie des mots qui raccourcient les distances jusqu’à les abolir…

Je suis de retour sur terre, sur le blog et à l’écriture. J’ai hâte de pouvoir écrire à nouveau à tous les jours.

L’envie est omniprésente, insistante même mais les mots se rebellent contre moi et refusent de sortir. Ce phénomène m’arrive lorsque mon cœur et ma tête ne sont pas en harmonie, lorsque je ne suis pas cohérente par rapport à ce je ressens. Manquer de mots est le signal pour me dire “Eille ma grande, y a un problème là là, règle-moi ça tu’ssuite »

“Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…une rencontre.”
Fernando Pessoa

L’inconnu que j’attends

Après chaque rupture ou déception, je me suis demandée si l’autre pensait un peu à moi, s’ennuyait juste un peu de moi. Si j’étais difficile à oublier. S’il me classait rapidement dans son archive de conquêtes amoureuses.

L’idée me hantait, voire me perturbait. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, chaque personne qui passe dans notre vie y laisse son empreinte. Il y laisse un peu de lui. On devient un “patchwork vivant” de toutes ces histoires terminées. Ou laissées sans point final, en suspens dans l’espoir qu’un jour, dans une autre vie, elles se transforment en une légende d’amour sans pareil.

Bon, j’exagère un peu là pour la légende.

À chaque fois, je souhaitais que ce soit la dernière. Qu’il soit celui que j’ai toujours attendu et voulu être en amour avec. Qu’il soit celui qui m’aimerait à la folie, qui crierait sur tous les toits que je suis la femme de sa vie. Qu’on puisse écrire ensemble notre nouvelle histoire et créer une vie à notre image.

J’ai tant espéré qu’il soit lui, mon partenaire, mon ami, mon complice, mon confident, mon Nord et mon point de repère. Qu’il tombe en amour avec mes défauts et mes imperfections. Que ma tête souvent dans les nuages l’amuse et le fasse sourire. Qu’il me rassure lorsque je suis prise de doute. Qu’il me réconforte quand la peur s’empare de moi. Et quand j’ai l’envie de m’enfuire, qu’il me prenne dans ses bras et me dise qu’il tient à moi. Qu’il veuille se battre pour que ça fonctionne et ne désespère pas lorsque je désespère. Qu’il ne perde pas confiance que ça peut fonctionner entre nous. Qu’il sache apprécier ma douceur, rire à mes blagues et se délecter de mes petites folies. Qu’il croie aux deuxièmes chances et au pardon. Qu’il accepte que je veuille être toute seule dans ma bulle des fois et qu’il m’attende, patiemment, à bras ouverts, que je revienne vers lui. Qu’on rie aux éclats, qu’on se chatouille, qu’on se colle tendremement.

J’avoue ne pas avoir aimé comme il faut, des fois, mais je n’ai pas été aimée non plus comme il le faut, d’autres fois. Le timing aussi a joué contre nous. La distance n’a pas été clémente non plus parfois. Mais j’ai toujours cru que ce qui nous est destiné finit par nous rejoindre. Ce n’est qu’une question de temps. Le timing pour que les astres s’alignent et que Vénus approuve le choix!

Je ne veux plus de ces mâles alpha qui veulent s’imposer et me faire sentir que je suis chanceuse d’avoir leur attention et affection. J’ai vécu avec un pendant 14 ans. Ce n’est plus ce que je veux pour le restant de ma vie. La douceur d’un homme, son affection, sa compréhension c’est dont je veux et j’ai besoin dans ma vie.

Un macho, c’est génial à 20 ans. Mais à 40 ans, c’est un homme mature, authentique, sûr de lui-même. Un homme qui dégage de la confiance et qui inspire la sécurité à ses côtés. Qui tombe encore et encore en amour avec moi. Qui me respecte et me considère comme un être humain à part entière. Simplement, un homme capable de douceur comme de fermeté et de solidité.

« Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants. » Laurence Tardieu

Mon journal de gratitudes #3

Voici mon troisième journal de gratitudes. Une autre semaine avec ses hauts et ses bas. Ses moments de pur bonheur et ses moments moins faciles.

Ça fait partie de la vie. En fait, c’est ça la vie avec son goût aigre-doux.

L’important c’est de ne pas laisser tomber lorsque ça va moins bien et d’entretenir lorsque ça va bien. J’apprends toujours à me connaitre un peu plus, un jour à la fois.

J’ai réalisé que je peux être une excellente coach de vie, toujours prête et disponible à fournir des conseils en ce qui concerne les relations amoureuses. Sauf que je ne suis pas habile à les appliquer dans ma vie personnelle. Je suis même pathétique mais sans aucune mauvaise foi. Je manque aussi de patience car je veux que les choses m’arrivent rapidement. C’est ça le hic!

Ben au moins je le reconnais donc il reste à travailler sur cet aspect moins “fort” de ma personnalité. Et communiquer encore et encore au lieu de vouloir prendre la fuite…ou se cacher en-dessous de mon lit.

«Vivre dans la revendication constante de son bonheur, revient à être victime de ses attentes… Accueillir toute situation comme occasion de se transformer, c’est grandir véritablement. » Yvan Amar

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

• J’ai eu de bonnes nouvelles concernant mon poste à la job.

• L’inspiration est au rendez-vous donc je suis en mode écriture et un autre de mes textes Prendre soin de son cœur a été publié par le Huffington Post Québec (ça fait 6 ou 7 textes au total publiés et partagés à grande échelle).

• La fille au Tim Horton de mon coin me prépare mon café latté habituel aussitôt qu’elle me voit entrer sans même à le lui demander. Son attention à se rappeler de mon choix me touche beaucoup. Je vais glisser un mot à son chef d’équipe demain matin. Elle mérite une tape dans le dos.

• Mes trois amours sont venus vendredi soir et ils seront avec moi pour une semaine. Toujours du plaisir, des fous rires, de la complicité et des “j’t’aime” furtifs mais comblants.

• Mon amitié avec Maud. J’ai découvert en elle une âme sœur. Je viendrai te rendre visite ma belle quand tu seras prête de me recevoir dans ton coin de pays. Tu es la bienvenue chez moi aussi!

• J’ai eu droit à des moments de douceur et de félicité qui m’ont fait beaucoup de bien au cœur et à l’âme.

• Toujours reconnaissante pour le toit au-dessus de ma tête, la bouffe sur ma table et la chaleur dans ma demeure. Ce n’est pas à prendre pour acquis!

Entre les non-dits et les dits-de-trop…

Dans ma vie, j’ai soit trop dit ou pas assez dit. Et dans les deux cas, j’ai fini par perdre. J’ai perdu des personnes car j’ai trop dit. Mais aussi d’autres car je n’ai pas assez dit pour les retenir.

Il y a des fois où je me suis barricadée dans un silence impénétrable en regardant l’autre tourner le dos et quitter. Ce n’était pas par caprice. Mais plutôt par peur d’avoir mal, par manque de confiance, pour des raisons que je ne connais pas…Les non-dits deviennent notre ennemi suprême.

Dans une ancienne vie, le silence était mon refuge, ma zone de confort, mon lieu de culte. Je n’avais pas à me justifier ou à m’expliquer car ça ne donnait rien de le faire. Ça blessait plus que toute autre chose. Je n’avais même pas à m’exprimer sur ce qui mijotait à l’intérieur de moi. Ça ne donnait rien non plus. Donc, j’ai développé le réflexe de me taire quand je me sentais en danger (émotionnel ou psychologique).

Par contre, la médaille avait son côté sombre. Avec le temps, j’ai perdu mon droit à la parole et à l’expression. J’ai perdu sur toute la ligne car je voyais passer des choses devant moi et je ne disais plus rien. Je perdais beaucoup de mes droits au quotidien. On prenait mon silence pour un oui non formulé officiellement. Mais il reste un OUI car il n’y avait pas de NON. Plus tard, j’ai perdu des personnes car je n’ai rien dit pour les garder alors que j’avais beaucoup à leur dire.

Le jour où je suis sortie du silence, on m’avait regardée de travers. J’étais devenue à leurs yeux une extra-terrestre, une ingrate, un mouton noir…je ne peux pas dire que ça m’a trop affectée. Je ne me suis pas tue ben ben depuis!!! Bref, un détail…

D’autre part, les mots dits en trop sont comme le couteau à double tranchant. Je pensais qu’en tout dévoilant, en étant transparente et “nue”, je pouvais créer des liens de confiance avec l’autre.

Malheureusement, ce n’est pas le cas. De un, en disant trop, ça me mettait en position de devoir me justifier tout le temps. De deux, je fournissais sans le savoir, sur un plateau d’argent, mes faiblesses et mes points vulnérables. Ça servait comme outil à l’autre pour m’atteindre.

Ce n’est pas toujours le cas. Les personnes sont différentes l’une de l’autre. Mais grosso modo, c’est la topo de la situation!

Depuis que j’ai entamé un processus de cheminement personnel, il y a deux ans, j’essaie de balancer entre ces deux extrêmes. Choisir mes mots, d’un côté et ne plus rester dans le silence, de l’autre. Trouver le parfait équilibre entre les non-dits et les dits-de-trop.

On est faits de toute notre histoire. On est la somme de nos expériences, de nos déceptions, de nos réussites, de nos tristesses, de nos joies, de nos ambitions, de nos rêves, de nos blessures….

Les résidus qui restent ne veulent pas dire qu’on n’est pas guéris. Ils veulent seulement dire qu’on a maturé et on ne veut plus souffrir. On est devenus plus sages. Plus réfléchis (bon, ce n’est pas toujours vrai!! Des fois…). Plus vigilants.

Ça me blesse d’entendre que si j’ai peur ou j’hésite vis-à-vis de l’amour et des relations, c’est parce que mon passé n’est pas réglé. Que je ne suis pas guérie. C’est si facile à dire. À émettre des hypothèses. Des préjugés. Je ne suis plus celle qui était il y a deux ans. Mes blessures m’ont apprises à écouter cette petite voix dans le ventre, qui connait tout. Avant, je l’ignorais. Et quand je butais à un mur, je me disais, pendant que je ramassais les morceaux de mon cœur brisé et j’essuyais mes larmes brûlantes, qu’il fallait l’écouter…Là, je l’écoute plus souvent. Tout simplement. Et c’est très sain…

« La peur de l’inconnu, la peur de l’imprévisible, la peur de ne pas savoir, de ne pas être aimé, d’être abandonné tenaille la plupart d’entre nous et nous entraîne le plus souvent à des conduites défensives, oppressives ou agressives. Mais si nous nous rappelons que la grande fonction des peurs est de cacher les désirs, nous pouvons alors tenter de retrouver le désir qu’il y a derrière chaque peur et de dynamiser autrement notre vie. Un changement vital sera de réaliser ce pivotement intime, de découvrir qu’être et rester dans la peur, c’est se paralyser ou déclencher une fuite en avant, et qu’être dans une dynamique du désir, c’est être dans une énergie expansive, un mouvement vers l’autre, vers la vie, vers l’infini de l’horizon. » Jacques Salomé