Étiquette : sensualité

L’homme sans nom, sans visage

Elle a rêvé de lui. Elle l’a rêvé, lui l’homme sans nom, sans visage qui hantait son sommeil et son réveil. Elle, la fille rêveuse, la romantique, le saumon sauvage qui vit sur son petit nuage argenté.

Dans son rêve, il était celui qui l’aimait d’un amour démesuré, d’un amour qui n’a jamais existé que dans ce même rêve qu’elle avait. Elle aimait le regarder dormir paisiblement, l’entendre respirer doucement, le voir bouger et changer de côté dans son sommeil. Il aimait l’envelopper de ses bras forts qui la faisaient sentir en sécurité. Elle adorait s’engourdir par sa chaleur réconfortante avant de lâcher prise et se laisser aller dans le monde des rêves.

Cet homme sans nom, sans visage était son Nord, son roc solide, son repère. Elle savait que si elle trébuchait, sa main était là pour la relever. Elle pouvait compter sur lui. Plus rien ne lui faisait peur. Plus rien ne pouvait l’atteindre.

Cet homme sans nom, sans visage, était capable de douceur infinie malgré sa virilité déroutante. Il était rempli d’affection et ne s’empêchait pas de la lui donner généreusement. Il ne voyait qu’elle. Elle, sa perle, son trésor à lui. Elle ne voulait que de lui. Lui, son rayon de soleil, son bonheur et son fou rire.

Il était sans nom, sans visage mais il était tout son monde imaginaire. Le seul qui pouvait la faire vibrer, s’émouvoir, frissonner. Il la comprenait et l’acceptait comme elle était. Ses petits défauts l’amusaient. Ses imperfections la rendaient parfaite à ses yeux. Il lui disait qu’elle était la plus belle, la plus douce, la plus affectueuse. Elle s’amusait à le décoiffer, à caresser son beau visage, à tracer avec son index la forme de ses traits qui faisaient battre son coeur la chamade. Elle se noyait dans son regard à la couleur du ciel. Elle collait son oreille contre sa poitrine pour entendre son magnifique coeur tambouriner d’amour.

Il était drôle avec un brin de sarcasme que elle, seule, comprenait et savourait. Il comblait sa vie, il comblait ses rêves. Il était sans nom, sans visage mais il était tous les hommes de la terre. Il portait tous leurs noms, tous leurs visages…

Puis un matin, en se réveillant, elle voit son visage et découvre son nom. L’homme sans nom, sans visage avait le plus doux des noms et le plus beau des visages. Elle n’a plus besoin de le rêver. Elle n’a plus à imaginer son sourire radiant, ni à se blottir imaginairement dans ses bras. Il est la réponse à toutes ses prières. Sa vie ne sera plus jamais pareil. Et elle ne sera plus jamais seule…l’amour prend soudain tout son sens…

L’amour au temps du numérique

Au cours de cette dernière décennie, la révolution technologique a laissé son empreinte sur notre vie au grand complet et les relations amoureuses n’ont pas été épargnées non plus. La dynamique entre les différentes personnes a changé. Je ne peux pas dire, par contre, que c’est changé vers le meilleur.

Étant moi-même de la génération de la radio cassette, du walkman, des jeux dans la rue avec les enfants du voisinage, des lettres d’amour secrètes écrites à la main à l’insu de maman ou du prof., j’ai de la misère à concevoir les relations amoureuses réduites à un magasinage en ligne. On défile les profiles sur nos applications mobile comme on feuillette un catalogue Sears ou un circulaire Walmart afin de trouver l’homme ou la femme « parfaite ». On établit des critères presque impossible à atteindre en oubliant le détail le plus important : on est scruté à notre tour….et on n’est pas parfait!

On accumule des rencontres, et par la bande, des déceptions. Ce qui est entre les oreilles n’est plus un critère important. Au contraire. Plus la personne est du style intellecto, moins ses chances de « pogner ». Après tout, qui a besoin d’une femme (ou d’homme) qui parle de politique, d’histoire, de culture, de plantes, de musique, sur un site de rencontres? Il faut qu’elle soit belle, sexy, grande, fine et « willing« . Excusez-moi le terme mais je ne vous conte pas de menteries! J’ai été moi-même une consommatrice de sites de rencontres et j’ai décidé d’abandonner l’idée la plus stupide que j’ai pu avoir de ma vie. En fait, tout dépend de ce qu’on cherche. Si le but est de s’amuser et d’avoir des plans B, C…et Q, c’est le bon endroit pour ça. Si le but est de rencontrer l’amour de sa vie et bâtir une relation sérieuse à long terme, c’est plutôt rare. Bonne chance. Je n’ai pas dit que ça n’arrive pas. La perle rare existe n’importe où et n’importe quand. Il suffit d’arriver à la dénicher. Personnellement, je n’ai pas trouvé mon compte là. Je ne réponds pas aux critères. Je suis du genre à trop « philosopher »!!!

Par contre, un fait important à souligner afin d’être juste et objective (ouais quand même!), j’ai pu construire de belles amitiés qui durent depuis des mois. De belles personnes avec qui j’ai des affinités et des discussions philosophiques qui m’apportent un plus à ma vie. Ces relations sont bien restées à l’étape de l’amitié et ça me convient parfaitement. Une d’elles se démarque par un « quelque chose » de plus. Je ne peux dire c’est quoi à l’instant car je ne le sais pas. Je vais laisser le temps (et les circonstances de la vie) me le dire!

Beaucoup de ces habitués des relations numériques ne prennent pas le temps de découvrir les personnes qu’ils croisent. Après le premier échange, ils veulent te rencontrer. Si tu refuses car tu juges que c’est encore tôt de passer à cette étape, on te « flush« . Oui oui aussi simple que ça. C’est le petit piton « DELETE » sur le clavier qui décidera de ton « destin ». Allez NEXT. La personne disparait du jour au lendemain d’où le mot « ghosting« . D’ailleurs, c’est facile à le faire, la personne est cachée derrière son écran. Après tout, on est juste un nombre. Un nickname.

On te choisit selon ta photo. Même si tu écris une épopée sur toi-même dans ta fiche de présentation, personne ne prend le temps de la lire. On se fiche de ce que tu es, de ce que tu aimes, de ce que tu cherches, de ce que tu veux. Le body language et les émotions n’y sont pas. Ta photo « photoshopée » te fera passer le test de la pré-séléction ou pas. Si par malheur, cette journée où tu as pris la photo, tu as mal dormi et/ou c’est ta journée « bad hair day« , tu es foutu. Tu seras condamné à l’oubli éternel! Au pire, tu seras abordé par un autre être condamné tout comme toi…

L’amour au temps du numérique, c’est un amour de consommation rapide et non durable. Il sert à satisfaire tes besoins urgents. On veut te faire l’amour en ligne. On t’envoie des sextos et on te le dit clairement que c’est important pour savoir si la maudite « chimie » est là. De quelle chimie parle-t-on si tu n’as jamais vu la personne en vrai?

Il est du genre « périssable » avec une date d’expiration de quelques semaines tout au plus. Il ne te permet pas de rêver. Il ne te donne pas la chance de goûter à la félicité. Tu n’auras pas le temps de toute façon!

Je crois encore à l’amour galant. L’amour du temps de nos parents et de leurs parents. Pour moi, c’est l’amour au temps des chevaliers, des ladies et des gentlemen que je veux. Point, c’est tout!

Ce que je veux

On m’a posé une question récemment qui m’a fait brasser les méninges plus que je ne m’y attendais par rapport à ce que je voulais sur le plan personnel. J’ai eu, sur le champ, un moment de blanc. Un doute. Une hésitation. Ça a duré l’espace d’un éclair. Je pensais que ce que je voulais était clair et évident. Pas juste pour moi évidemment mais pour les autres aussi. Je me suis trompée sur toute la ligne.

Il « semblerait » pour certains (qui pensent me connaitre) que je donne l’impression de ne pas savoir ce que je voulais. Pourtant c’est si clair : la moi actuelle est une femme indépendante qui veut être en amour mais qui ne veut pas être étouffée. Et aussitôt que ça commence à l’étouffer, un turn-off instantané. Ciao bye. Pas de négo sur ce plan. Je tiens trop à mon oxygène pour vouloir négocier ces termes-là. Ça me repousse et me pousse loin. Je crois que je l’ai toujours été sans le savoir. Ou je ne l’assumais simplement pas.

Bien sûr que je veux aussi m’engager mais je veux que chacun ait son espace pour s’épanouir en solo afin de pouvoir s’épanouir après, en duo. J’aimerais également bâtir une belle relation basée sur la confiance, la complicité, la légèreté, les beaux moments, l’écoute, le partage, la douceur, l’affection, le soutien mutuel, la compréhension, l’acceptation de la liberté de l’autre. Je veux la chaleur d’une étreinte avant le dodo aussi.

Si moi ou mon partenaire avons le goût de partir chacun de son bord, sans l’autre, en voyage, à l’aventure, en vacance ou peu importe où et pourquoi, que ce soit possible, en toute LIBERTÉ et CONFIANCE sans avoir à justifier à l’autre sa décision. Après tout, se laisser pour mieux se retrouver. Par contre, ça ne veut pas dire que faire des choses à deux ne m’est pas important!

Je veux une relation où l’autre est capable de continuer de vivre sa vie en mon absence sans que la terre ne cesse de tourner. C’est réciproque pour moi.

Une relation qui se renouvelle à tous les jours, qui me sort de ma zone de confort, qui m’apprend de nouvelles choses. Une relation qui résiste à la routine même si cette dernière est réconfortante. Simplement une relation qui ressemble à une aventure où le petit « humph » est là. Tsé ce brin de folie qui fait briller les yeux, où le plaisir et l’excitation de la découverte sont au rendez-vous tout au long?

J’ai fini par comprendre pourquoi mes anciennes relations étaient vouées à l’échec. À vouloir trop me contenir dans un cadre m’a juste repoussée. À vouloir trop m’entourer, j’ai fini par dériver au loin. J’ai une âme de gitan. Une âme libre comme l’air. Pourquoi est-il si difficile à le comprendre? Je veux que ma bulle soit respectée. Ça peut faire peur à certains. Mais je le dis souvent, le bon n’aura pas peur.

J’ai souvent donné la recette secrète : m’apprivoiser à la manière du renard du Petit Prince. Un jour à la fois. S’approcher d’un pas. Se regarder dans les yeux. Apprendre à se connaitre par étape, sans brûler les étapes.

« L’Autre n’est pas là pour combler un vide, un manque ou corriger un quelconque distorsion inhérente à notre histoire personnelle que nous n’avons pas entrepris de traiter, de guérir. L’Autre n’est là qu’en tant que relais de transmission des énergies d’Amour que vous voudriez bien donner à l’Univers. C’est en donnant à l’Autre que l’Amour au sein du couple s’accroit et participe à l’expansion de la Conscience. » Meri Kama

La peur d’aimer…

Il était là un soir d’hiver,
Debout à m’attendre arriver
Un doux sourire, des yeux verts pers
C’était tout ce que j’ai remarqué,
Assez pour sentir mon cœur oublier
De battre le temps d’un éclair!
Il était là à me raconter,
Plein de petites histoires légères.
Je regardais ses lèvres et je languissais.
Tu étais où tout ce temps passé?
Il riait de joie, et moi je souriais,
Il emplissait mon âme, m’enflammait.
Un petit prince, il l’était,
Lilou, je l’ai baptisé.
Il était rempli de zest et de vivacité,
Un charme fou à subjuguer.
« Tu es sensuelle au boutte »,
Il m’a chuchoté…
Et moi, par sa douceur, j’étais renversée.
Son intensité m’a dérangée,
Et ses bras étaient ce que je voulais.
Tomber en son amour était inévitable et vrai!
J’ai eu peur, j’ai paniqué
À cause des émotions que je ressentais.
Mon cœur, je l’ai refermé à double clé,
C’était le pire que j’ai fait.
Depuis, des semaines sont passées,
Mon cœur en peine est divisé.
Il me manque mais j’ai foiré.
Le seul que je veux à mes côtés,
Je l’ai laissé partir et là je vis avec ce regret.