Auteur : Dina Daher

Une amoureuse éternelle, rêveuse dotée d'un brin d’humour, juste la dose nécessaire pour mettre du soleil dans la vie de ceux qui l'entourent et une battante qui vient de très loin! Une gitane de coeur et d'âme. Une douce folie avec une indomptable rage pour la vie. Ma profonde sensibilité est ma plus grande vulnérabilité. Bref, une fille qui n'a pas froid aux yeux, qui aime sans retenue et qui déteste l'hypocrisie et les injustices dans le monde. J’ai ZÉRO tolérance à la violence tout court! Dans chaque texte, vous découvrez un peu de moi, en toute transparence. J’ai navigué sur des vagues tout au long de ma vie en quête d’un port où je peux accoster, d’un hâvre de paix où je peux me reposer. Ce blog se veut un partage de vie et d’expériences, une place où je peux laisser libre cours à mes ressentis et à mes pensées. C’est mon psy pas cher! Je crois que les mots guérissent les maux....et des maux, j’en ai vécus et connus! Aujourd’hui, je suis un patchwork vivant. La somme de toutes ces années, de toutes ces expériences. Je suis ce puzzle en construction continue. Un morceau à la fois. Je vous invite à le découvrir, un texte à la fois. Bienvenus dans mon monde aux couleurs des couchers du soleil.

Apprendre à choisir

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Les débuts sont toujours flamboyants et encore plus quand il s’agit du début d’une relation (d’amitié ou d’amour). Les papillons, les découvertes, les nouvelles promesses font en sorte qu’on flotte sur un nuage de bonheur mais attendez de voir la fin pour que ce nuage se dégonfle et la brume qui aveuglait les yeux disparaisse en laissant place à une réalité crue, sans filtre et décevante.

Vous voyez l’autre, qui était l’objet de votre adulation, la réflexion de vos rêves les plus fous, en chute libre du haut de votre nuage. Cette révélation vous ébahit et vous laisse sans mot.
Comment ai-je pu ne pas le voir venir? Et pourtant, il y avait des signes précoureurs!

Ce n’est pas la fin du monde!

L’important c’est d’apprendre à déceler ces signes et à être plus rationnel. À ne pas se laisser entraîner par les apparences trompeuses, un peu trop pétillantes qui finissent par gruger toute notre énergie afin de continuer à pétiller!

J’ai appris à la dure à me méfier et à tracer une ligne claire dans ma tête entre ce que j’accepte de laisser rentrer dans ma vie et ce qui doit rester de l’autre bord de cette ligne.

Depuis que j’ai appris à choisir mes batailles, je vis mieux avec ce que ces relations peuvent amener (ou pas) au quotidien. Malheureusement, avec notre exposition continue aux réseaux sociaux, on est moins en contrôle de ce qui peut s’infiltrer dans notre cercle, même en choisissant d’établir des limites.
Ceci étant dit, en sachant d’avance ce qu’on accepte ou pas, on peut s’abriter sous notre coquille quand ça ne fait pas notre affaire ou filtrer et laisser pénétrer à l’intérieur de notre bulle ce qui nous convient.

Je ne veux plus de semblant de relation. Je veux uniquement ce qui me ressemble. Mon énergie, je la garde pour ceux qui la méritent et pour ceux qui gardent la leur pour moi.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Les dernières semaines, j’ai appris sur moi plus que j’ai appris dans les dernières années. Pour la première fois, je me vois différemment. Je vois la vraie moi qui sait ce qu’elle veut et qui est prête à avancer sans peur, sans hésitation et avec un cœur net. Une conscience tranquille, un rationnel hors de tout doute raisonnable!

En laissant entrer dans ma vie la personne qui a vu en moi ce que je voulais toujours voir en moi, j’ai compris à quel point le rôle que les autres peuvent jouer est primordial : soit constructif ou destructif. Cette personne est prête à se battre pour moi, à investir dans cette relation, à foncer sans peur. Elle ne s’est jamais demandée si je méritais son énergie ou pas. Mon cœur s’est ouvert à tout cet amour et tout cet intérêt sans recul.

Dans un moment de confusion, j’ai eu une révélation soudaine : mes tripes, mon cœur et ma tête sont en harmonie. C’est LUI! Tout en moi criait son nom. J’ai consulté mon cerveau, il approuvait. J’ai consulté mon cœur, même réponse. J’ai consulté mes tripes, oh que oui aussi!

Le début n’était pas flamboyant comme ce que j’ai déjà connu!

C’est rassurant…
À la veille de mes 41 ans, je ne veux plus de flamboyance vide et superficielle. Je veux de l’authentique, du profond, du diversifié, du coloré, du polyvalent, du drôle, du fou….surtout du solide sur qui m’appuyer quand je boîterais!

Mon cœur et ma tête ont si bien conspiré pour une fois et l’ont choisi, LUI! Oui Lui!

« Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée… »
Antoine de Saint-Exupéry

J’aimerais et je souhaiterais…

Pourquoi ai-je changé? Pourquoi mon cœur se retient-il alors qu’il se laissait aller avec les vagues des sentiments?

Est-ce à force d’être déçue? Ou est-ce à cause de la peur d’être délaissé à nouveau? Dans mon ancienne vie, je n’étais pas une fille jalouse. La jalousie n’est pas un sentiment inné.

Elle s’apprend et se développe avec les expériences de la vie. Présentement, la fille jalouse en moi gâche de beaux moments, de belles opportunités qui s’ouvrent à elle mais c’est plus fort qu’elle.

J’ai été tellement maganée qu’un simple regard dans la direction d’une autre ou qu’une photo trouvée sur un téléphone peut réveiller en moi des incertitudes et des insécurités.

J’ai envie de ne plus l’être. J’ai envie d’être rassurée, pas juste par des paroles mais par des actions concrètes. J’ai simplement envie d’être LA fille, la seule qui comble son cœur et son âme à tel point qu’il n’ait plus besoin des autres. C’est impossible et je le sais. C’est même égoïste, dirais-je! Mais c’est ainsi…

Je voudrais qu’il ne voie que moi. Qu’il me répète que je suis la femme de sa vie. Celle qui le ferait faire ce dont il n’a jamais fait avant elle.

J’aimerais qu’il réalise à quel point je suis vulnérable et qu’il tienne mon cœur aussi délicatement qu’un vase de cristal ou d’une fleur de lotus d’orient.

Je voudrais voir tout l’amour du monde dans ses yeux quand il me regarde discrètement.

Je voudrais qu’il s’ennuie de moi, qu’il me texte pour me dire que mon absence laisse un vide que moi seule peut combler.

J’aimerais qu’il m’aime comme il n’a jamais aimé avant et qu’il me le fasse sentir souvent.

Qu’il m’aime d’un amour aussi fou que réflechi, d’un amour rassasiant, euphorique, frais et vivifiant…Qu’il comprenne mes silences, qu’il vénère mes larmes, qu’il respire mes fous rires, qu’il accepte mes sauts d’humeur, qu’il apprécie ma douceur, qu’il savoure ma voix, qu’il accepte mes différences, qu’il se délecte de mes lèvres, qu’il rende hommage à mon corps…

Je voudrais tant qu’on puisse former une équipe, lui et moi. Qu’on puisse être autant amis qu’amoureux, qu’on forme le noyau solide d’une famille où amour, respect, compréhension, intimité, épanouissement sont au rendez-vous!

Je souhaiterais ne plus avoir peur en amour, ne plus avoir mal, ne plus vouloir prendre la fuite, ne plus douter de ce que je représente à ses yeux, ne plus me sentir menacée par une autre, ne plus avoir peur de le perdre, de nous perdre, de perdre ce que nous formons ensemble.

Je voudrais que mon cœur guérisse et cesse de saigner à la moindre éraflure.

Je voudrais vieillir auprès de lui et pouvoir évoquer nos souvenirs avec une paix au cœur et un sourire au visage en se regardant dans les yeux avec le même amour qui nous mènerait à ce beau moment de notre existence.

Serait-il trop demander à la vie?

Mon cœur de saumon est fatigué de nager à contre courant. Il a besoin de répit, il a besoin d’être balancé tout doucement et a besoin surtout d’être rassuré. Il voudrait croire encore à l’amour et aux contes de fées malgré tout…

 » Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence. » Emile Zola

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-netais-pas-une-fille-jalouse_a_23214160/

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/

Cher journal…

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Je n’étais pas décidée si je publie ou non ce texte qui rentre dans la catégorie de journal intime à cause que ce fut mon état d’âme actuel en « noir sur blanc ».
Donc si je me résigne à le publier, ça se peut qu’il manque de « cohérence littéraire » mais soyez-en sûr qu’il est très cohérent avec ce que je ressens au moment où ça était composé.

C’est ma façon de mettre mes idées chamboulées en ordre et calmer les incertitudes de mon coeur. Je vis plusieurs changements simultanés actuellement et je me demande bien si la vie ne prend pas les grandes mesures pour me tester en me lançant plus qu’un défi en même temps. Je me suis toujours bien sortie et je suis confiante que je vais m’en sortir encore une fois.

Lorsque j’ouvre mon coeur pour aimer à nouveau après avoir été déçue, je me donne à fond, je donne le 100% de moi, sans aucune retenue. Mes expériences du passé sont par contre toujours alertes et tentent de me rappeler que je devrais me garder au minimum un 5% en réserve afin de me protéger d’une éventuelle blessure. Les plus proches de moi me martèlent souvent avec ça aussi. Mais que veux-tu? Quand l’amour cogne à ma porte, c’est la totalité que je donne. Tout ou rien!

Autrement dit, j’en tire soit une leçon ou un cadeau…

Dans ma vie, je ne regrette pas l’amour que j’ai donné parce qu’au moment où je l’ai donné, il était authentique et sincère. Il portait mon 100%. Il était teinté de mes couleurs et portait mon histoire, mes succès, mes défaites, mes forces, mes faiblesses, mes blessures, mes joies, mes réalisations, mes rêves, mes ambitions, mes défis, mes rires, mes larmes, mes déceptions et mes satisfactions. C’était simplement de l’amour à la Dina…
Si cet amour ne suffisait pas à la personne qui l’a reçu, ça ne relève pas dans ce cas de ma « juridiction » sentimentale. Donc je n’ai rien à me reprocher. On ne peut pas, malheureusement, satisfaire à tout le monde sur cette planète!

Ce soir, en tâtant mon pouls comme mon papa, qui est médecin, me l’a appris quand j’étais petite, j’ai réalisé qu’il était plus rapide que d’habitude. Un bon signe (j’aurais été inquiète si je ne l’avais pas sentie!!!)! Mon coeur est en santé et redémarre à neuf après avoir trouvé son « point mort » au cours des derniers jours.
Ça me fait sourire. Je perçois une belle lumière à l’horizon.

« Il n’y a pas de période rapide ou lente, on vit comme on le décide »…j’ai lu ça ce soir. Je vais oser rêver, rêvasser, espérer et ambitionner…je ne veux plus tenir compte du temps. Ce n’est qu’un détail. Je vais m’occuper de mon petit coeur qui semble avoir retrouvé l’harmonie avec mon cerveau mais encore une fois je n’appliquerai aucune retenue dessus. Je n’écouterai pas non plus Nelly, Laura, Maria et maman qui vont me dire d’aller en douceur et de me garder un pont pour le retour au cas où (je vous aime pareil les filles!)….

Ce soir, je finis de lire « Mon carnet antinaufrage » de ma muse Mademoiselle Mymy tout en remerciant Dieu, la vie, le ciel et mes anges de me permettre de me relever après chaque défaite, plus persévérante et plus forte que le jour précédent.

« Il faut un coeur solide pour aimer, mais il fait un coeur encore plus fort pour continuer à aimer après avoir été blessé! »