Si le but de l’amour est de nous déconstruire pour nous reconstruire, je renonce à l’amour… Toutes ces blessures qui laissent des cicatrices sur notre coeur et notre âme pour … Continuer la lecture de Réflexions rebelles…
Auteur : Dina Daher
Écrire….

Écrire a toujours été pour moi une activité thérapeutique, un besoin, une soupape de décompression.
Jeune, je tenais un journal intime dans lequel je déversais tous mes états d’âme, mes secrets et le fond de mes pensées sans avoir peur d’être jugée ou mal comprise.
Les pages vierges de mon journal recueillaient mes larmes des fois et mes excès de bien-être et de joie d’autres fois. À chaque soir, je lui parlais des heures et des heures, je remplissais des pages et des pages avant de me livrer aux bras de Morphée. Et que ça me faisait du bien!
J’ai gardé cette habitude longtemps, puis avec mes résponsabilités de mère et d’épouse (d’ex-épouse maintenant!), j’ai abandonné.
Mais le besoin d’écrire était toujours fort présent tel qu’un appel à la prière, difficile d’ignorer sans se sentir coupable d’un manquement au devoir.
Écrire me permet de mettre de l’ordre dans ma tête, de démêler mes idées, de décompresser et de m’aider à me sentir plus légère une fois que le classement de mes idées et mes émotions dans les différents compartiments de mon cerveau et de mon coeur est terminé.
Partager à travers mes textes ce que je vis et ce que je ressens m’a permis de créer de nouveaux liens d’amitié avec des personnes qui vivent des choses plus ou moins similaires et qui pensaient être seules à les vivre. Ça nous permet de s’ouvrir aux autres avec toute notre vulnérabilité et notre sensibilité, ce qui les pousse à s’ouvrir de la même manière et à nous partager leur vécu.
Écrire m’a permis de reconquérir les morceaux de mon coeur pulvérisés en cours de route.
Mes textes honoraient toutes les larmes de mon corps que j’ai versées dans les dernières années, glorifiaient mes défaites, transformaient mes peurs et mes incertitudes en capacité d’aimer…
Écrire est thérapeutique, magique, transcendant….
La pointe du iceberg

Un beau matin, tu te réveilles avec un mal-en-point qui te déstabilise et soudain, tu commences à remettre en question tout dans ta vie. Il suffit qu’un événement survienne pour ébranler les bases sur lesquelles tu penses être entrain de bâtir solidement. Tu perds ton sens de l’orientation et ton Nord avec.
Tu te demandes sérieusement si c’est juste le résultat d’une mauvaise nuit de sommeil, les hormones du début de la quarantaine qui te jouent des tours, l’influence des événements de la semaine ou si c’est vraiment plus sérieux, plus profond que ça, tel qu’un iceberg qui ne montre que sa pointe!
Un ami m’a rappelé récemment que le temps passe vite, ben trop vite et arrivé à un certain âge, tu ne niaises plus, tu prends des décisions, tu choisis de vivre. On s’entend que le terme vivre veut dire « bien vivre » dans ce contexte. Vivre heureux, se choisir, s’aimer, se mettre en haut de la liste.
Quand on est habitués à faire des compromis tout le temps, on s’oublie, on habitue les autres à ce mode de fonctionnement de notre part. Et le jour où on dit non au lieu de faire un nouveau compromis, on est accusés de vouloir semer le trouble, d’être insensible, d’avoir une mauvaise attitude.
C’est ce qui pousse beaucoup de femmes à encaisser au lieu de s’affirmer. Elles ont peur d’être accusées d’être celles qui dérangent la quiétude au sein du couple ou dans la famille. Je l’ai vécu et malgré tout ce que j’ai encaissé pour faire fonctionner le couple et sauver la famille, j’ai été la « méchante » car j’ai quitté la maison. J’en ai été blessée jusqu’à mon âme. Ma coquille n’est pas assez dure encore pour me protéger d’une autre écorche.
Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à notre iceberg!
La remise en question est un processus continuel et grâce à lui, on chemine et on progresse. Mais il faut que ça aboutisse à quelque chose. Il faut réussir à cibler ce qui l’a causé, à essayer d’y remédier ou à prendre des décisions en fonction. Ce n’est pas aussi simple que je le décris. Ça implique des émotions, des insécurités, des instabilités, de l’angoisse et de l’anxiété avant de voir le résultat et commencer à retrouver l’équilibre et sa nouvelle zone de confort.
La pointe de l’iceberg c’est peut-être simplement une mauvaise attitude, de la fatigue ou du stress. Il y a un élément déclenchant qui vient montrer ce qui est caché. Mais en plongeant au-dessous de la surface et en allant au-delà des apparences, on comprend que c’est plus ancré qu’on ne le pensait! L’expression non-verbale est aussi révélatrice que la verbale!
Une personne qui choisit de se retirer au lieu de communiquer ce qu’elle ressent, nous démontre une vulnérabilité, une volonté de se protéger, une peur d’être rejetée. Elle prend l’initiative de quitter, de partir avant qu’elle ne soit « quittée » pour s’épargner la douleur du rejet. C’est révélateur. Si on creuse plus loin, on découvre une ancienne blessure du passé. Si on se fie aux apparences, on croirait bien que cette personne est immature et arrogante.
Je ne vous cache rien en vous disant que c’est de moi que je parle.
En me remettant en question, j’essaie de plonger loin jusqu’à la base pour apprendre à me connaître mieux et comprendre la confusion qui m’habite. Dévoiler mes motifs cachés et trouver des solutions. À cause de mon bagage, mon expression non-verbale en dit plus long que la verbale. Je suis facilement submergée par un éventail d’émotions aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel et plus ce qui bloque le verbal et crée un problème de communication avec le monde extérieur.
C’est pourquoi je me retire pour prendre le temps de mettre chacune des émotions à sa propre place avant de reprendre les canaux de communication verbaux.
Je ne peux dire que je ne travaille pas fort sur ce point dans le but de l’améliorer. Mais disons que les événements vécus constamment n’aident pas à avancer à pas de lièvre mais plutôt à pas de tortue.
« Il existe des sentiments qui échappent au langage, des émotions qu’une phrase ne peut traduire sans les vider de leur sens! »
Aurélien Molas
Qui sème, récolte!
Le jour où je me suis présentée chez mon avocate pour signer mes papiers de divorce après une année de séparation physique, j’ai été offerte un nouveau poste dans un nouveau ministère. Une promotion!
Le ciel m’a fait un clin d’oeil!
Je me suis battue férocement au cours de cette année pour mes droits et ceux de mes enfants. J’ai tenu mon bout car j’y crois. Ça m’a coûté cher en frais judiciaires, en énérgie, en patience et j’ai réussi malgré tout. Je passais des nuits entières insomniaque car mon petit hamster courait et courait en essayant de trouver une solution à tous mes tracas.Le jour où j’ai signé ces papiers, croyez-le ou pas, le mauvais sort s’est brisé. Les fleurs poussaient à nouveau dans mon jardin, les oiseaux lançaient leur plus beau gazouillement pareil à l’histoire de la « Belle au bois dormant » où le baiser du prince a brisé le sortilège et a ramené la vie dans la baraque.
Je sentais que la vie célébrait mon retour à elle. J’étais dans un état second. Je flottais sur un nuage de bonheur.J’avais touché le bas fond du désespoir mais comme je savais que ça ne pourrait pas aller pire, je me disais que ce n’est qu’une question de temps avant que je commence à remonter la pente. En effet, une nouvelle vie, un homme merveilleux et une nouvelle job! J’ai aussi réussi à ramener mes enfants à moi après une sombre période pour eux et moi.
Cette année leur a appris à apprécier davantage la mère que je suis et à comprendre ce qu’une mère est capable de faire pour leur bien-être.J’ai suivi l’exemple du roseau qui se penche au passage de l’orage et se redresse plus sûr et fier que le chêne qui malgré sa puissance évidente se déracine. La dernière année m’a appris la souplesse et la résilience et c’est le temps de récolter les fruits.
Deux leçons importantes à retenir après cette expérience :
1. Rien n’est garanti dans la vie. En un moment, notre vie bascule. On perd tout ce qu’on pensait éternel et avec, nos repères et notre identité. C’est la mauvaise nouvelle!
2. Cette situation n’est pas permanente. Par contre, il faut se battre avec toutes ses tripes pour ses principes, ses valeurs et ses croyances. La vie vous récompensera et vous compensera pour toutes les douleurs que vous avez ressenties, pour chacune des larmes que vous avez versées sur votre oreiller avant le sommeil.Et là, après avoir goûté à la victoire, à la réussite, au vrai bonheur, à l’amour vrai qui ne vous mettra dans aucun doute de vous-même et de votre valeur, je suis prête à aller de l’avant et conquérir le monde. The sky is the limit!
Mes bras seront grand ouverts pour quiconque a besoin d’être soutenu, aimé et accompagné dans sa bataille, quelque soit sa bataille. Je ne vous fermerai jamais mes portes comme on me l’a fait, des fois! Je ne vous jugerai jamais comme on m’a jugée aussi, des fois! La vie m’a offert et c’est à mon tour d’offrir!
« C’est toujours la Passion qui dévoile à une femme son caractère, c’est toujours dans l’Amour et dans la douleur qu’elle atteint sa véritable mesure. »
Stefan Zweig

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