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Mon journal de gratitudes #7

Pour la 7ème semaine consécutive, j’enchaine avec le journal de gratitudes qui est un excercice important dans mon processus de cheminement.

C’est aussi un moment d’arrêt et d’introspection. Un moment d’ouverture à la vie et à toutes les vibrations positives qui s’y trouvent. Ce n’est pas une simple rédaction d’un journal. C’est comme être en transe. J’entre en communion spirituelle avec l’univers et je le ressens dans tout mon être.

Ça me remplit de bonheur. J’avoue que les premières fois où j’ai commencé cet excercice, c’était plus comme un simple retour sur ma semaine. Mais depuis les deux dernières semaines, il ressemble à la méditation avec tous les effets que ça a sur le corps et sur le mental. Il m’apprend un peu plus sur moi et approfondit mes réflexions spirituelles.

Être reconnaissant (puis le montrer) pour tous les cadeaux de la vie n’est pas un geste banal. C’est un appel à l’abondance, au bonheur et à l’acceptation. Vivre dans la gratitude a un effet positif sur notre vie, sur tout notre être et aussi sur ceux qui nous entourent. Ça élimine les émotions négatives (frustration, colère, jalousie, ressentiment…) et renforce l’acceptation de ce que nous avons au lieu de focuser sur ce que nous n’avons pas.

Lorsqu’on exprime notre gratitude, on est plus ouverts aux émotions positives. On devient plus heureux et plus serein. Ça nous permet également d’établir des relations avec les autres. En manifestant notre gratitude envers telle personne, nous reconnaissons son importance dans notre vie et apprécions ce qu’elle nous offre. Ceci a, sans dire, un impact positif sur la relation entre les deux et donc, sur l’estime de soi et le bien-être émotionnel et mental.

En ce dimanche de Pâques (et de poisson d’avril), je suis reconnaissante à la vie pour :

  • Le spectacle de mon conteur préféré Fred Pellerin. C’était un moment de pur bonheur. Il a touché à mon âme et m’a fait vivre de belles émotions. Par la même occasion, je remercie encore ma collègue et amie Isa qui, grâce à elle, à sa magnifique maman et à son gentil frère, j’ai passé une merveilleuse soirée. Je l’ai beaucoup appréciée.
  • Les belles discussions profondes que j’ai avec JR. Les personnes vraies, authentiques et simples sont de plus en plus rares et toi, tu en es une.
  • Après plusieurs semaines de questionnement, la vie m’a envoyé une réponse. Je suis en paix finalement. Mes doutes ont été confirmées. Encore une fois, ma petite voix avait raison.
  • Le temps de qualité avec mes flos. Les partages et les témoignages d’amour. La résilience de mes amours vis à vis la présence d’une nouvelle personne dans leur vie et dans leur maison (l’autre maison). Je lance une prière dans l’univers pour que cette personne soit un bon modèle pour eux et une source de réconfort lorsque leur propre mère est loin d’eux. Pas facile pour le coeur d’une mère d’accepter qu’une autre soit dans la vie de ses enfants mais j’ai appris à cheminer et la résilience a trouvé place dans mon coeur aussi. Mille fois merci à la vie!
  • Malgré ma semaine éprouvante sur plusieurs niveaux, j’ai gardé le moral haut et la bonne humeur.
  • La soirée passée hier avec Maria (et sa maman), Justine et Iris. Ma deuxième famille. Les rires aux larmes, les partages et tout l’amour qui y régnait. Ce temps en leur compagnie me permet de recharger mes batteries à plat et me fait un bien fou : Maria avec sa générosité et son coeur grand comme la Terre, Justine avec sa douceur et sa sensibilité et Iris avec son sens de l’humour et ses conseils de fille. Merci les filles!

Je profite pour vous souhaiter de JOYEUSES PÂQUES et une bonne chasse aux oeufs!

Mon journal des gratitudes #6

La vie ne cesse de nous surprendre et de nous apprendre de nouvelles leçons à chaque jour. On est dans un processus d’évolution continuelle que j’appelle affectueusement « cheminement« . C’est grâce à ce cheminement qu’on est capables de laisser derrière nous ce qui ne nous est plus utile et qui encombre notre avancement. D’accepter ce qu’on ne peut pas changer. De devenir « résilient« . Cheminement et résilience vont de pair ensemble. Des inséparables.
Au fil des jours, on continue à avancer de plus en plus léger, tout en prenant conscience de ce dont on se débarrasse. Par pur choix et parfaite conscience, on laisse telle ou telle chose derrière nous. Mais aussi, telle ou telle personne qui ne contribue pas et/ou plus à notre épanouissement. Qui nous ralentit dans notre quête du bonheur et qui dérange notre paix intérieure.

Dans mon processus personnel, j’ai appris à lâcher prise, à exprimer mes ressentis, à nommer les choses, à dire NON, à m’écouter et….à dire, de plus en plus, MERCI. Merci à la vie pour ce que je suis devenue et pour tout ce que j’ai aujourd’hui.

Sur une échelle plus petite, sur le court terme, semaine par semaine, je continue à remercier la vie pour ce qui me rend heureuse. Cette semaine (encore pour la 6ème fois), je suis reconnaissante pour :

  • La bénédiction d’être en santé, mes enfants et moi.
  • La merveilleuse semaine passée avec les flos. On a beaucoup ri et échangé ensemble. Ils m’ouvrent leur coeur et me partagent tout ce qui s’y trame. Je suis fière et honorée de cette confiance qu’ils m’accordent. Ça me rassure que je suis sur le bon chemin avec ce que je fais en tant que mère célibataire.
  • La soirée aux chandelles à distance en bonne compagnie avec une belle conversation.
  • On a eu droit à une semaine de soleil malgré le froid. Ça fait du bien de voir de moins en moins du blanc partout. De ne plus devoir pelleter mes marches, devant chez moi et déblayer mon auto.
  • La belle ambiance au travail.
  • La complicité que j’ai avec plusieurs personnes et surtout avec ma Maud. Toujours un plaisir de se parler au téléphone et par textos. De se lire et se commenter. De dire sincèrement ce qu’on pense. Ça n’a pas de valeur.
  • L’assurance que mes filles ont gagnée. Je me suis tue pendant de longues années, je n’ai pas défendu mes droits et j’ai perdu sur toute la ligne. J’apprends à mes filles à ne pas avoir peur de s’exprimer, à s’assumer et à être elles-mêmes. Je ne fais que leur dire de s’exprimer librement.
  • Hier, nous avons passé une belle journée ensemble. J’ai brunché au resto avec ma plus grande, en tête à tête. Et par la suite, mes deux autres ont voulu se joindre à nous. Donc, on a fait un mini roadtrip et visité une cabane à sucre pour déguster de la tire d’érable sur la neige. Je vous partage quelques photos :

Photo 1 : La tire d’érable bouillante étalée sur de la neige qu’on amène de l’extérieur.

Photo 2 : À l’aide d’un bâton, on roule la tire gelée pour faire un suçon à l’érable.

Photo 3 : j’en mangerai une dizaine sans le moindre sens de culpabilité😁

Photo 4 : L’évaporateur. Il sert à réduire la sève récupérée des troncs des érables🍁 en teneur d’eau et concentrer le sucre dans celle-ci. Il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. La sève coule à flot au moins de mars de chaque année. Si le sirop continue à bouillir, on obtient la tire et le sucre dur.

©️Photos prises à la cabane à sucre « La Goudrelle » située à Mont-Saint-Grégoire.

Mon journal de gratitudes #5

Et voici le dimanche arrivé. Mon 5ème journal des gratitudes aussi. Malgré la pause que j’ai décidé de prendre, revenir sur les moments positifs de la semaine reste un exercice essentiel dans mon cheminement de chaque jour.

Faire une introspection sur une base régulière permet une meilleure compréhension de soi et de la vie. Ça change même notre perspective des choses et des événements. On essaie de décortiquer pour comprendre le pourquoi en tassant nos émotions de côté. Alors au lieu de réagir émotionnellement, « tout court », on entraine nos émotions à être plus « intelligents », à avoir un jugement plus détaché, une vue plus globale de la situation. À ce moment là seulement, on peut accepter ce que la vie nous offre. On peut extraire du positif dans les situations négatives. Finalement, on peut être reconnaissants et dire merci!

En ce dimanche frette de mars, je dis merci à la vie car :

  • Je me suis remise de la grippe que j’ai contractée vlà 2 semaines. L’énérgie revient tranquillement et le moral plus vite. Un fond de toux et de mal de tête reste mais c’est moins pire qu’avant!
  • J’ai passé une belle journée hier avec mes enfants. Nous avons joué aux quilles en bonne compagnie et tout le monde a eu du fun.
  • La vie met sur mon chemin de bonnes personnes et se charge d’y enlever les mauvaises, sans que j’ai à déployer le moindre effort. Je crois en la puissance de Karma! Une belle semaine dans ce sens-là…
  • Il y a 3 jours, j’ai trouvé sur mon perron, une boîte de chocolat artisanal avec un petit mot. Par contre, le destinateur est anonyme. Donc, je profite pour le/la remercier de ce beau geste et l’inviter à s’identifier s’il/elle me lit. Ce geste m’a beaucoup touchée et a fait ma journée. Merci🙏🏻❤️
  • J’ai mieux dormi cette semaine donc ça m’a permis de me lever plus facilement le matin malgré le changement d’heure.

À la fin de ce journal, je ne peux m’empêcher de penser au petit Ariel, âgé de 10 ans, qui est sorti pour aller chez son ami qui habite à 15 min de marche de sa maison, lundi à midi, mais n’est plus revenu chez lui depuis. Je ne peux imaginer la peur et l’angoisse des parents. Je prie de tout coeur qu’il soit retrouvé sain et sauf, qu’il puisse recoucher dans son lit chaud, qu’il puisse grandir et s’épanouir, réaliser ses rêves, avoir son diplôme, tomber en amour, avoir des enfants et les voir grandir à leur tour. Je l’espère du fond du coeur, ti Ariel❤️😢🙏🏻

Entre les non-dits et les dits-de-trop…

Dans ma vie, j’ai soit trop dit ou pas assez dit. Et dans les deux cas, j’ai fini par perdre. J’ai perdu des personnes car j’ai trop dit. Mais aussi d’autres car je n’ai pas assez dit pour les retenir.

Il y a des fois où je me suis barricadée dans un silence impénétrable en regardant l’autre tourner le dos et quitter. Ce n’était pas par caprice. Mais plutôt par peur d’avoir mal, par manque de confiance, pour des raisons que je ne connais pas…Les non-dits deviennent notre ennemi suprême.

Dans une ancienne vie, le silence était mon refuge, ma zone de confort, mon lieu de culte. Je n’avais pas à me justifier ou à m’expliquer car ça ne donnait rien de le faire. Ça blessait plus que toute autre chose. Je n’avais même pas à m’exprimer sur ce qui mijotait à l’intérieur de moi. Ça ne donnait rien non plus. Donc, j’ai développé le réflexe de me taire quand je me sentais en danger (émotionnel ou psychologique).

Par contre, la médaille avait son côté sombre. Avec le temps, j’ai perdu mon droit à la parole et à l’expression. J’ai perdu sur toute la ligne car je voyais passer des choses devant moi et je ne disais plus rien. Je perdais beaucoup de mes droits au quotidien. On prenait mon silence pour un oui non formulé officiellement. Mais il reste un OUI car il n’y avait pas de NON. Plus tard, j’ai perdu des personnes car je n’ai rien dit pour les garder alors que j’avais beaucoup à leur dire.

Le jour où je suis sortie du silence, on m’avait regardée de travers. J’étais devenue à leurs yeux une extra-terrestre, une ingrate, un mouton noir…je ne peux pas dire que ça m’a trop affectée. Je ne me suis pas tue ben ben depuis!!! Bref, un détail…

D’autre part, les mots dits en trop sont comme le couteau à double tranchant. Je pensais qu’en tout dévoilant, en étant transparente et “nue”, je pouvais créer des liens de confiance avec l’autre.

Malheureusement, ce n’est pas le cas. De un, en disant trop, ça me mettait en position de devoir me justifier tout le temps. De deux, je fournissais sans le savoir, sur un plateau d’argent, mes faiblesses et mes points vulnérables. Ça servait comme outil à l’autre pour m’atteindre.

Ce n’est pas toujours le cas. Les personnes sont différentes l’une de l’autre. Mais grosso modo, c’est la topo de la situation!

Depuis que j’ai entamé un processus de cheminement personnel, il y a deux ans, j’essaie de balancer entre ces deux extrêmes. Choisir mes mots, d’un côté et ne plus rester dans le silence, de l’autre. Trouver le parfait équilibre entre les non-dits et les dits-de-trop.

On est faits de toute notre histoire. On est la somme de nos expériences, de nos déceptions, de nos réussites, de nos tristesses, de nos joies, de nos ambitions, de nos rêves, de nos blessures….

Les résidus qui restent ne veulent pas dire qu’on n’est pas guéris. Ils veulent seulement dire qu’on a maturé et on ne veut plus souffrir. On est devenus plus sages. Plus réfléchis (bon, ce n’est pas toujours vrai!! Des fois…). Plus vigilants.

Ça me blesse d’entendre que si j’ai peur ou j’hésite vis-à-vis de l’amour et des relations, c’est parce que mon passé n’est pas réglé. Que je ne suis pas guérie. C’est si facile à dire. À émettre des hypothèses. Des préjugés. Je ne suis plus celle qui était il y a deux ans. Mes blessures m’ont apprises à écouter cette petite voix dans le ventre, qui connait tout. Avant, je l’ignorais. Et quand je butais à un mur, je me disais, pendant que je ramassais les morceaux de mon cœur brisé et j’essuyais mes larmes brûlantes, qu’il fallait l’écouter…Là, je l’écoute plus souvent. Tout simplement. Et c’est très sain…

« La peur de l’inconnu, la peur de l’imprévisible, la peur de ne pas savoir, de ne pas être aimé, d’être abandonné tenaille la plupart d’entre nous et nous entraîne le plus souvent à des conduites défensives, oppressives ou agressives. Mais si nous nous rappelons que la grande fonction des peurs est de cacher les désirs, nous pouvons alors tenter de retrouver le désir qu’il y a derrière chaque peur et de dynamiser autrement notre vie. Un changement vital sera de réaliser ce pivotement intime, de découvrir qu’être et rester dans la peur, c’est se paralyser ou déclencher une fuite en avant, et qu’être dans une dynamique du désir, c’est être dans une énergie expansive, un mouvement vers l’autre, vers la vie, vers l’infini de l’horizon. » Jacques Salomé