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Mon journal de gratitudes #12

Trois mois déjà! Semaine après semaine, je ressens l’énérgie positive de la gratitude entourant mon quotidien. Je n’attends plus dimanche pour fouiller dans ma mémoire afin de sortir tous les beaux moments qui m’ont procuré du bonheur durant la semaine.

À chaque jour, désormais, et au moment où je vis quelque chose qui me fait du bien, je remercie la vie instantanément. Je n’attends plus de le faire une fois par semaine. La prise de conscience au même moment est la preuve d’un pas vers l’avant dans le processus de cheminement.

La semaine, grosso modo, était un brin difficile. Une apparition est venue perturber ma paix intérieure et m’ébranler au plus profond de moi pour me laisser après avec plein de questions sans réponses. Je me suis mise en mode urgence pour rétablir ma paix et placer les choses dans ma tête où doivent être placées. Je me suis choisie très rapidement en refusant d’être entraînée par une haute vague et couler au fond de la tourmente. Donc dossier réglé et classé dans les archives. Point. Et que je suis fière de moi. Mon combat intérieur a duré le temps de 24 h. Mais j’en suis sortie encore plus convaincue de ce que je veux et de ce que je ne veux PLUS dans ma vie!

Il est temps de passer à la reconnaissance pour tous ces belles petites choses vécues cette semaine. Je remercie la vie pour :

  • M’avoir permis encore une fois d’être avec mes enfants et avoir du temps de qualité avec eux. Leur donner de l’amour et en recevoir d’eux.
  • Comme toujours le soutien de mes co-équipiers au boulot. C’est précieux lorsque l’harmonie règne au sein de l’équipe.
  • Plusieurs sorties entre collègues qui sont devenus des amis. Les côtoyer me rend heureuse.
  • Les commentaires que je reçois comme de la pluie sur mes dernières publications. Je n’en reviens pas. Merci aussi à vous tous de me lire, me commenter et d’échanger le fond de votre pensée avec moi.
  • Pour Maud, même si présentement on est un peu loin à cause des circonstances de vie de chacune de nous, qui m’a soutenue durant mon mini combat intérieur de cette semaine.
  • Cette belle semaine de tournoi de hockey du ministère (L’environnement) pour lequel je travaille. Des moments de plaisirs avec mes collègues dans un contexte différent. Le souper au bar hier après les matchs de la journée était rassembleur, bruyant, joyeux et débordant d’adrénaline (et de testostérone mais shuttt j’espère qu’ils ne liront pas ce journal🙈😂😇).

Voilà le bilan de la semaine. Je vous souhaite un bon début de semaine et n’oubliez pas de prendre un moment pour remercier la vie.

Et en mémoire de DJ Avicii et pour tout ce que cette chanson représente pour moi :

https://youtu.be/IcrbM1l_BoI

Aujourd’hui, je me choisis!

Penser à soi n’est pas égoïste. Dire STOP de temps en temps, mettre tout en pause pour se reposer et pour recharger ses batteries est un devoir envers nous-mêmes.

Le rythme trop accéléré de la vie nous enlève des moments précieux de notre court passage sur terre. C’est à nous de les lui voler pour les vivre pleinement et comme bon nous semble à l’abri de ce courant fou qui emporte tout à son passage qu’est le temps. Je ne veux pas me rendre compte trop tard que je n’ai pas « vécu ». Et ce n’est pas vrai que j’accepterai une vie « ordinaire » ou « médiocre » tant qu’à y être.

J’ai passé de longues années dans l’oubli de moi-même. Je me suis donnée à fond pour voir évoluer ceux autour de moi. Comme mentionné à maintes reprises, je ne regrette pas avoir fait ce que j’ai fait pour les autres car c’était fait avec amour et en plein conscience. Par contre, mon dévelopment personnel n’a pas suivi les années qui s’égrenaient à la vitesse de la lumière. J’ai fait du sur place par rapport à moi-même. Là, j’ai beaucoup à récupérer, beaucoup à réaliser mais la journée est faite d’un nombre limité d’heures. Physiquement parlant aussi, et il ne faut pas se le cacher, c’est le déclin 40 ans dépassés. En plus de mes tâches régulières et de mon devoir de maman d’un trio, j’aimerais pouvoir écrire plus, m’entrainer régulièrement, lire davantage, voir mes amis, m’évader, visiter des musées et des expos, prendre des cours de peinture, méditer, faire du snowboard, voyager….J’ai beaucoup de rêves et d’ambitions. Trop même. Ça me fatigue car je suis limitée. Je suis prisonnière du temps. Il me faut plusieurs vies pour réaliser tout ce que je veux atteindre. Ma tête est remplie de rêves. Mon coeur déborde de passion pour la vie et mon âme est assoiffée de nouvelles expériences. Je veux les partager avec celui qui me ressemble, qui vibre aux mêmes choses que moi et qui pulse au même rythme que moi.

Oui, désormais, je pense plus à moi et à ma paix intérieure. Je l’assume. Je m’assume. Je ne mâche pas mes mots. Je me respecte et je sais formuler clairement un vrai OUI et manifester un vrai NON. Je laisse aller ce qui ne me ressemble plus et j’accueille ce qui contribue à mon épanouissement et à mon cheminement dans la vie.

Je suis capable souvent de prendre du recul face à une situation qui sème la zizanie et le doute dans mon coeur. Je n’embarque plus dans un flot de pensées décousues qui n’a pour but que de perturber ma sainte paix.

Je me connais et m’aime mieux. Me valorise plus. Je vais au bout de mes appréhensions et peurs afin de les surmonter. Je peux simplement briller de mes propres lumières. Et j’ai le choix de décider de ma destinée…

Il y a eu un temps où je n’étais pas bien dans ma peau. Ça se reflétait au niveau relationnel et ça impactait mon couple. Dans mon cheminement, j’ai apprivoisé mon corps et appris à aimer mes courbes. Aujourd’hui, je suis bien dans ma peau. J’ai développé ma propre capacité de bienveillance, de tolérance et de non-jugement vis-à-vis moi-même. Je suis moins sévère avec moi-même. Je mets le focus sur mes atouts au lieu de mes défauts.

Il n’y a pas longtemps, quelqu’un m’a dit que ce que je suis a chamboulé sa liste de critères qu’il a établie pour son choix de femmes. Me l’avoir dit vlà 1 an, je ne l’aurais pas cru à cause du faible estime de soi dont je souffrais. Mais j’ai cheminé depuis, heureusement. Et oui, j’aime maintenant mes parfaites imperfections. Quand on s’aime soi-même, on dégage une certaine (belle) énergie que les autres ressentent. J’y crois car je l’ai expérimentée. Cette énérgie attire quand elle est positive et repousse lorsque négative. Quand on s’aime aussi, on aime mieux l’autre/les autres.

On a le choix d’en décider et de se positionner face aux autres. En fin de compte, nous attirons ce que nous dégageons, il ne faut jamais l’oublier!

« C’est toi qui sais ce qui est bon pour toi, ne te laisse pas dévier de ton chemin, avance vers tes propres objectifs. » Jacques Salomé

Qui suis-je?

Ce texte n’est pas le résultat d’une crise d’identité comme certains pourraient y croire et penser. Bien au contraire. Je sais très bien qui je suis devenue et très fière de l’être.

Je suis née au Liban, de parents libanais « pure laine » portant un héritage familial riche en valeurs humaines et en patriotisme. J’ai grandi au sein d’une famille aimante et ouverte d’esprit. Mon père a investi tout ce qu’il a gagné au cours des années en nos études. C’était prioritaire pour lui et pour ma mère. Ils peuvent être (et le sont) fiers de leurs cinq enfants car chacun a réussi à sa manière et dans son domaine.

J’ai toujours caressé l’idée d’immigrer au Canada et précisement au Québec à cause de la langue française. Vivre en Amérique du Nord mais en français, une langue qui me représente et traduit tout ce qui est à l’intérieur de moi était une idée tentante et délicieuse. Bref, vivre le « rêve américain » mais…en français!

Après la naissance de notre première fille, mon ex-conjoint et moi avons décidé de concrétiser ce projet. En effet, trois ans plus tard, le Québec décide de nous adopter, on plie bagages et on quitte tout ce qui nous est cher, tous nos souvenirs d’enfance, tout ce que nous avons connu à date. Une grosse partie de nous demeure au pays du Cèdre, pays du lait et du miel comme vanté dans la Bible.

Quitter tout pour partir à zéro dans un nouveau pays demande beaucoup de force intérieure, de courage et de résilience. Notre parcours n’a pas été, heureusement, difficile. L’adaptation s’est faite assez rapidement et notre nouvelle vie a débuté.

Comme tout nouvel arrivant, nous vécûmes des moments émotionnellement difficiles surtout à l’approche des différentes fêtes ou lors des événements auquels on ne pouvait pas y participer (premier Noël sans nos proches, mariage des frères et soeurs, naissance des neveux et nièces…).

J’ai également perdu des êtres chers, mon grand-père et mes deux grands-mères alors que j’étais loin. Faire le deuil, seule, à des milliers de km est l’expérience la plus dure qu’on peut imaginer. J’avais l’impression que je faisais en même temps le deuil de l’enfant qui restait encore en moi.

Une crise d’identité commença à émerger. D’un côté, je suis tombée en amour avec mon nouveau pays adoptif mais d’un autre côté, je me sentais coupable de le faire. J’avais l’impression que je trahissais mon pays de naissance avec mon pays d’adoption. J’étais tiraillée entre les deux. Incapable de lâcher full prise pour bien m’établir ici. Ça était vraiment difficile et éprouvant. Je m’ennuyais de mon ancienne vie parmi les miens au bléd mais faire marche arrière était hors de question.

J’étais sous l’emprise de crises nostalgiques. Je n’étais plus la même personne qui vivait au Liban. J’ai cheminé, vécu de nouvelles expériences au Québec, appris à vivre et me débrouiller seule. De nouvelles valeurs commencèrent à trouver chemin vers moi. Je pris goût de ce que je découvrais. La « Belle Province » a su s’infiltrer dans mon coeur et semer un émerveillement en moi!

J’ai fini par réaliser que je suis devenue une nouvelle personne. Je pouvais aimer mon pays adoptif autant que mon pays de naissance. Une femme qui portait deux cultures. Deux pays. J’avais la chance de choisir mes propres valeurs sans qu’on me les impose. En effet, j’ai gardé le meilleur de ce que j’ai hérité et j’ai délaissé ce qui ne me convenait plus. Et j’ai adopté ici le meilleur des valeurs québécoises. Donc je suis porteuse du meilleur des deux mondes.

Je ne peux plus trouver ma place à 100% dans mon pays d’origine mais je ne suis pas non plus une québécoise à 100%. Je suis une bi-citoyenne dont le coeur et l’esprit sont ici et là-bas. Mon coeur n’est plus divisé entre le Liban et le Québec. Il porte les deux. Je suis une libano-québécoise maintenant.

« Home is where the heart is! »

Je savoure la tourtière du Lac St-Jean autant que le kebbé neyé (tartare libanais) de Baalbeck (ma ville natale). J’adore les bières des microbrasseries du Québec autant que la bière locale du Liban. Je fais avec brio le pouding chômeur comme le baklava. Je raffole du sirop d’érable et je connais ses différentes classes comme n’importe quel québécois de souche autant que je raffole du sirop de mûres que ma grand-mère et ma mère faisaient.

Je ne me considère pas comme une expatriée. Ici, c’est chez moi. Et là-bas, c’est chez moi aussi. J’inculque ces valeurs à mes enfants aussi.

J’ai appris à connaitre le Québec comme je connais mon Liban. Je me suis promenée dans beaucoup de ses régions et je connais presque par coeur sa carte géographique. J’ai lu Félix Leclerc et je me passionne pour Fred Pellerin. J’écoute le hockey et je crie Go HABS Go! La voix de Ginette Reno me fait vibrer autant que ma Feyrouz libanaise.

Je me suis émerveillée par les femmes d’ici qui sont capables de jongler entre famille et carrière. Des femmes qui s’assument! Mais aussi de la douceur et de l’intelligence des femmes libanaises porteuses d’amour. Des mamans poules! Je suis maintenant une maman poule de trois qui s’assume en tant que femme et qui a plein d’ambitions.

Que dire des hommes. L’homme québécois par sa sensibilité, sa générosité et son respect pour la femme. L’homme libanais pour sa bravoure et sa débrouillardise.

Impensable de faire marche arrière. C’est ici que je vis et c’est ici que je veux finir mes jours! Je fais fièrement partie des « gens du pays » et je contribue positivement à mon pays adoptif. Je me suis ré-créé une famille formée de magnifiques personnes d’ici.

Sinon retourner au Liban juste pour me ressourcer de l’amour de ma famille, des voisins, de l’épicier, du mécanicien, du boucher, du vendeur de lait est primordial pour mes gènes phéniciens-libanais.

Mon journal de gratitudes #8

Deux mois déjà depuis le début de cet excercice et je vois la différence que ça a amenée dans ma vie. Le fait de parler uniquement de ce qui est positif est en soi un aimant qui attire le positif. Je suis dans un état de paix intérieure qui me fait grandement de bien et me rend heureuse sans raison particulière. Je ne prétends pas avoir une vie parfaite et facile. Je suis en décalage horaire en permanence sur ce que je devrai faire au quotidien. Je manque gravement de temps pour faire tout ce que j’ai à faire. Auparavant, c’était une grande source de stress pour moi. Maintenant, je priorise et je fais mes choix selon l’important. Le reste peut attendre!

La semaine était riche en émotions plus que d’habitude et j’avais la tête dans les nuages. Sans plus tarder, je suis reconnaissante pour :

  • Comme toujours, le soutien de mes merveilleux co-équipiers au travail. Ça allège les tâches et fait en sorte que nos objectifs soient atteints selon les échéances à respecter. Ça m’enlève un gros stress.
  • Le soutien de Heidi, notre travailleuse sociale, qui est toujours apprécié. Pour tous ses precieux conseils et ses astuces pour une meilleure vie familiale harmonieuse.
  • Les échanges que j’ai avec plusieurs personnes qui m’amènent un air frais au quotidien.
  • Les diners, le souper, le spectacle d’humour, la rose, les attentions, l’affection et toute la douceur que je reçois depuis vendredi. Je me sens priviligiée et aimée. Tu es MAGNIFIQUE, est-ce que je te l’ai dit? 😉❤️
  • Les moments passés avec mon trio d’amour cette semaine.
  • Ceux qui lisent mes textes et me disent que ça leur fait du bien de me lire. Ça me fait chaud au coeur!
  • Les partages avec Marie-Claude. Tu es une femme forte et résiliente. Malgré ton deuil de ta fille unique partie trop rapidement, il y a même pas 2 mois, tu trouves les moyens pour garder le moral et d’être présente pour tous ceux qui sont autour de toi, incluant moi. Je te souhaite de l’amour tout plein!

Je vous souhaite une bonne semaine à tous. Soyons reconnaissants toujours!

https://youtu.be/w-0cECaCOow